Brèves

23 juin

un album d'Uderzo:


22 JUN 09

Contre l'égoprésident Sarkozy, le second Serment du Jeu de paume
Sans rapport de force préconstruit, sans capacité à le tenir à distance, sans lucidité vigilante sur ses intentions cachées, tout interlocuteur d'un pouvoir de ce type reste à sa merci, tant la règle ici est l'absence de règles. ...
le 20 juin 1789, les députés de l'Assemblée nationale trouvent porte close, sur ordre du roi, à l'Hôtel des Menus-Plaisirs. C'est alors que, sous la pluie, ils se rendent dans une salle toute proche, celle du Jeu de paume

20 JUN 09

Le Déci-Maître - la chronique du Fourbe
Incontestablement, la protection des artistes était la sauce qui devait faire passer le hareng de l’inquisition sarkosienne, ainsi que l’avait brillamment exposé le citoyen GuyDeflaux, dans sa chronique
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Karachi: dès 2002, la DGSE a mené une opération de «représailles» contre des militaires pakistanais
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Budget de l'Elysée : le rapporteur PS emmerde Dosière
Jean Launay saluait, comme l'exécutif, la "transparence" des comptes de la présidence. L'un de ses collègues PS l'avait alors accusé d'être "en mission pour l'Elysée".

19 JUN 09

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quand les journalistes peuvent faire et font leur travail, il y a comme qui dirait une couille dans le potage. ça se passe à Bruxelles, car en France, évidemment, on voit mal où et quand sarkozy serait en stuation de devoir répondre à de telles questions.
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Retour à Versailles, par François Hollande:"Cette résurgence du discours du trône n'est pas seulement symbolique. Elle n'est pas une foucade, un caprice ou une convenance personnelle. Elle est une rupture institutionnelle."
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Le blog de SuperNo : Sarko est grand !
“Everyone from serious biographers like Catherine Nay to the man in the local bistrot will tell you that it’s important to understanding his psychology. He has spent his life compensating”.
Sarkobox
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Attentat de Karachi: les révélations d'un ancien des services secrets
L'annulation du versement des commissions voulu par M.Chirac visait, selon l'ancien espion, «à assécher les réseaux de financement occultes de l'Association pour la Réforme d'Edouard Balladur». l'un des intermédiaires... était chargé «d'assurer le financement de la campagne d'Edouard Balladur». A l'époque, le directeur de campagne du rival de Jacques Chirac au RPR dans la course à l'Elysée n'était autre que Nicolas Sarkozy...

18 JUN 09

Quand Rachida Dati fait sa pub
Moscovici: "Ça n’aura pas été une grande Garde des Sceaux. Mais laissons-là faire ce que les sarkozystes aiment bien: l’autopromotion. C’est une femme politique qui est un peu à l’image du sarkozysme avec beaucoup de brutalité mais assez peu de résultats au final"
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Sébastien Le Prestre de Vauban: “Je ne sais si on doit appeler ostentation, vanité ou paresse, la facilité que nous avons de nous montrer mal à propos, et de nous mettre à découvert sans nécessité hors de la tranchée, ... ceci est un péché originel dont les Français ne se corrigeront jamais si Dieu qui est tout puissant n’en réforme toute l’espèce ”
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Sébastien Le Prestre de Vauban met en garde contre de forts impôts qui détournent des activités productives. Vauban propose dans cet essai de remplacer les impôts existants par un impôt unique de dix pour cent sur tous les revenus, sans exemption pour les ordres privilégiés (le roi inclus). Plus exactement, Vauban propose une segmentation en classes fiscales en fonction des revenus, soumises à un impôt progressif de 5 % à 10 %
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Congrès de Versailles: un cérémonial pour notre président-soleil
Nicolas Sarkozy avait initialement demandé, à l'été 2007, une réécriture de l'article 20 de la Constitution, qui précise: «Le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation.»

17 JUN 09

Les souvenirs osés de Chirac chez Berlusconi
Jacques Chirac remarque la présence de nombreux magazines avec des photos de femmes dénudées. "Je feuillette un peu, ce n'était pas très convenable, a raconté Jacques Chirac. Et je lui demande pourquoi il a laissé traîner toutes ces revues." Réponse de Silvio Berlusconi, qui joint le geste à la parole: "Celle-ci, je l'ai eue, celle-là aussi..."
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Sarkozy: la tentation de la mort à Venise
"Tiens Carlitta, appelle Barbier à l'Express et dis lui pour ma nouvelle culture que j'ai."
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Un espoir pour le PS : le Sénat
La direction du Parti socialiste a fait et refait ses comptes : si la gauche ne recule pas trop lors des élections régionales de mars prochain, elle devrait parvenir à conquérir la majorité des sièges au Sénat lors du prochain renouvellement de la Haute Assemblée, en septembre 2011.
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Marché d’Évry : Valls suspecte Hollande
"plus de Blancos": Manuel Valls soupçonne François Hollande et ses amis d’être à l’origine de la divulgation de ces images gênantes.
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L’amour à mort
"Tout le monde l’aime depuis qu’elle n’est plus rien. Elle ne s’échappe plus, elle n’est plus un danger pour la présidentielle. Chez nous, tout le monde aime les morts et les cadavres."
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reconduction à la tête de la Commission d'un José Manuel Barroso mis sous tutelle. Est ainsi consacré l'effacement de la Commission européenne, au profit d'un pilotage intergouvernemental de l'Union assuré par un « directoire » de grands Etats, au service d'une idéologie à la fois réactionnaire et mouvementiste

16 JUN 09

Les socialistes cèdent aux sirènes de Versailles: La bérézina électorale des européennes n’a pas ramené les socialistes français à une attitude plus combative.

15 JUN 09

Pierre Moscovici: Pourquoi une pétition sur les primaires ouvertes?
Bâtir cette « Maison commune » de la gauche, ou des progressistes, est en soi un grand chantier, qui n'aboutira qu'en 2011, au mieux. Le PS ne peut pas attendre cela pour définir ses propres modes de désignation.
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La video "Chirac gaulé par Bernadette": une manipulation anti-sarkozyste primaire de Yann Barthes!
ne jamais oublier de rajouter "primaire" derrière anti-sarkozysme, sinon, ça n'est pas correct... Un homme qui s'adonne à tous les menus plaisirs que la vie peut offrir ne peut être mauvais. On peut tous se dire qu'un tel homme n'a pas de revanche (ou de vengeance) à prendre sur les autres, qu'il ne jouira pas de son pouvoir en libérant une perversité née de pulsions de plaisir trop longtemps inassouvies, et qu'il ne fera pas étalage intempestif de sa vie privée pour compenser, jusqu'a s'en abaisser, les souffrances d'autrefois.
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Le blog d'Aiglon: Primaires ou pas primaires ?
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Blog et journalistes, la grande incompréhension

C'Est Pas Chez Nous Qu'On Verrait Ça !
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Jean-Jacques Urvoas» Aller à Versailles ?
On retrouve la marque de ce quinquennat : la précipitation. Mais surtout, il n’est pas prévu que le chef de l’Etat reste dans l’hémicycle ... Est-ce vraiment utile d’y aller du coup ?

14 JUN 09

"C’est le président de la République qui va faire une déclaration de politique générale, sans pour autant engager sa responsabilité.” “Il est toujours à l’affût d’une solennité qu’il n’arrive pas à acquérir par ailleurs; c’est une tentative pour habiter le costume.”
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«Nous n'avons pas été élus pour être les faire-valoir du président», explique le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas, qui plaide pour que le PS boycotte la séance. «Nous sommes convoqués pour être spectateurs. Il a des spectacles plus agréables.» Pour lui, les prises de parole prévues à l'issue du discours présidentiel ne serviront à rien : il n'y aura ni débat avec le président, ni réponse de sa part, ni vote. À quoi bon alors.


12 JUN 09

Shocking! La Maison-Blanche censure Sarkozy
juste une main serrée par Obama. Comme si le photographe avait tout fait pour ne pas saisir un cliché des deux hommes dans le même cadre.

11 JUN 09

Lettre à ces socialistes qui nous désespèrent | Edwy Plenel
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Lettre d'un socialiste qui espère, par Arnaud Montebourg
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"Quand Carla est fâchée contre Nicolas, elle met des chaussures à talons aiguilles"

10 JUN 09

Nicolas Sarkozy a reçu Martine Aubry à l'Elysée
La première secrétaire du parti socialiste ... a affirmé qu'elle était "d'accord pour rencontrer le président" Nicolas Sarkozy "plus souvent", soulignant qu'en "période de crise", il était "important pour le chef de l'Etat d'écouter l'opposition".
->ce n'est pas en frayant avec sarko à l'écart des micros que Martine gagnera du mordant
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Les journalistes contre le Parti socialiste?
ce que mon confrère osait asséner là, sur le PS, sur Aubry, sur Royal, il ne l'aurait jamais osé sur Sarkozy, Bruni, Fillon, Dati-Barnier et l'UMP.
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Parti socialiste: minuit moins le quart
paresse idéologique..., modes d'intervention et formulations archaïques, ... émancipation de quelques 3 à 4 grandes fédérations qui, entre elles, ont décidé de faire roi, reine en l'occurrence, qui perturberait le moins leur ordre mortifère. Des quadras divisés, spécialistes en diagnostic mais impuissants à l'action. Eux croient sincèrement à la nécessité de refonder un véritable parti mais surjouent entre eux des rivalités de Ligue 2.
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Changer ou disparaître : les positionnements et les postures, l'opposition automatique et parfois peu réfléchie, le langage stéréotypé, produits de la culture d'appareil, ne peuvent convaincre face à un Nicolas Sarkozy certes pas toujours cohérent et structuré, mais habile et agile, prompt à faire des emprunts à la gauche, toujours en mouvement.
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Les invités choisis d'Obama et Sarkozy
A l'arrivée du chef de l'Etat, le public scande "Nicolas, Nicolas!" et conspue le maire socialiste de Caen, Philippe Duron, présent dans la délégation. Normal, les invités sont triés sur le volet: il s'agit en fait de militants de l'UMP, comme le montre ce tract.

08 JUN 09

Parlons Net reçoit Paul Jorion
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Sarkozy, vampire des médias - tsr.ch

04 JUN 09

Lefebvrotron - Le générateur de communiqués de Frédéric Lefebvre ::
"Le Parti Socialiste s'enlise dans le soutien à l'assistanat. C'est tout simplement intolérable alors que nos Jeunes Populaires ont organisé une convention sur le pouvoir d’achat des jeunes, thème sur lequel les Français les plus fragiles, affirment leur rupture avec les politiques socialistes antérieures. C'est oublier tout le mal que Mitterrand a fait à la France ! "
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Transparency international passe au crible deux ans de Sarkozy
une ONG, ça ne marche pas du tout comme cela devrait pour un système sarkozyen. ... En clair : le bénéfice politique n'arrive que si vous respectez vos promesses. Encombrant comme concept politique…

03 JUN 09

L'étonnant empressement des banquiers à rembourser les aides publiques | Mediapart
Derrière ce désir d'en finir avec la tutelle des Etats, se joue une bataille idéologique feutrée. ... Un moment, les banquiers ont cru que la crise risquait de tout emporter. Huit mois après, la tourmente a perdu de sa force. Sans attendre, ils parlent de reprise, même si elle est loin d'être acquise. Tous veulent y voir une preuve du bon fonctionnement du marché tel qu'il est organisé.
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Jospin et d'autres ex-ténors européens appellent à contrer Barroso
Huit ex-dirigeants européens, dont le Français Lionel Jospin, souhaitent une candidature socialiste à la présidence de la Commission de Bruxelles, pour contrer le renouvellement annoncé de José Manuel Barroso.
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Européennes : les meetings UMP fermés aux citoyens !
La presse relaie abondamment les meetings de l'UMP sur les Européennes. Sauf bien sûr quand ils font un bide, comme à Lille. Certains se demandaient pourquoi, nous tenons enfin une explication : en dehors des adhérents de l'UMP, personne n'a le droit d'assister à ces meetings !
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Quand l'UMP fait un bide, personne n'en parle ?
Alors que l'UMP connaît des grosses difficultés dans les élections européennes (bide total du meeting de Lille, dissensions dans l'équipe de campagne, désacords entre Michel Barnier et Xavier Bertrand, peaux de bananes de Copé et chute de 5 points en un mois), toute la presse se focalise sur le PS.
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Européennes : les médias en campagne pour l'UMP ?
Hier, à Lille, il n'y avait qu'un petit milier de personnes pour assister au meeting de l'UMP. C'est donc devant une salle vide à plus de 80% malgré une affiche prestigieuse comptant cinq membres du gouvernement, que Xavier Bertrand s'est efforcé de promouvoir l'ensemble du programme de l'UMP pour les Européennes : le non à l'entrée de la Turquie.
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Julien Coupat :
"cela signifie que l'on ne suspecte aucun de ceux qui signent de leur nom tant de farouches critiques du système en place de mettre en pratique la moindre de leurs fermes résolutions; l'injure est de taille. "
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Qui mérite son salaire, par Jacques Attali
Et on n'ose pas affronter le fait que nos sociétés paient mieux les grands patrons que les grands professeurs; les footballeurs que les cancérologues, les banquiers que les ingénieurs. Autrement dit, seuls augmentent les revenus de ceux qui dirigent, qui financent, ou qui distraient. Piètre société. Folle aussi, parce que, à ce rythme, son déclin est assuré.
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Julien Dray: Ça suffit
Je ne crois pas, je ne crois plus à la possibilité d'un dialogue responsable et raisonnable avec le pouvoir en place à ce sujet. Il a fait la démonstration, tout au long des années qui viennent de s'écouler, que pour lui ce n'était pas l'intérêt général qui primait, ou le devoir républicain de recherche de sécurité, mais au contraire une volonté permanente de manipulation de l'opinion.

Présentation

présentation bis

A propos de l'auteur:

ressortissant de la société civile immigré irrégulier en politique, ex jospiniste.

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"Naturellement, tout gouvernement, tout parti au pouvoir prétend agir au nom de l’intérêt général. (...) Reste que l’intérêt général n’est pas une notion abstraite et neutre. (...) Se dissimuler dans les plis de l’intérêt général, c’est finalement dépolitiser la société, postuler une unité factice, vider a priori de tout sens l’intérêt du débat démocratique." Lionel Jospin

"on n’est pas plus ou moins à gauche en fonction de l’intensité de ses revendications mais en fonction de la réalité de ses réalisations." Dominique Strauss Kahn
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Mardi 13 février 2007

C'est très dommage qu'on ne s'attarde pas sur la "diversion" de sarkozy dimanche dernier, un "pacte républicain" tout à fait splendide, vraiment. Il faut absolument le lire, c'est truffé de petites perles, et dans son ensemble extrêmement significatif, comme on peut le voir dans les larges extraits fidèlement restitués plus bas -et commentés, on ne peut pas résister!

C'est dommage, et en même temps prévisible, puisque les suiveurs, après le discours de Ségolène, ont comme d'habitude repris le créneau ump: "combien ça coûte?". Etrange que la question ne fut pas posée avant et à d'autres.

C'est dommage car du coup les nouveaux soutiens de sarkozy échappent à un fâcheux coup de projecteur, vu la situation où ils étaient. Ces Gallo, Macias, Finkielkraut et Glucksman, ont certes chacun obtenu leur petite phrase. Mais en contrepartie ils ont dû se mouiller jusqu'au cou dans une marrée de logorrhée, cautionner un tsunami de ce qu'ils sont bien payés pour identifier comme de la démagogie brute, revenir à leur condition de clientèle crédule dont ils prétendent se distinguer.

sarkozy a de nouveau prouvé sa filiation, non pas avec bonaparte comme s'illusionne Gallo,  mais avec le chirac du "je vous surprendrai par ma démagogie" . Il s'est brossé une nouvelle composition de curé oecuménique, avec colombe en toile de fond à la place des pommes. Plaignons donc ses pauvres soutiens, et espérons pour eux qu'ils n'auront pas à assumer, ensuite.

Ce qui nous ramène à quelques questions: les électeurs peuvent-ils laisser à sarkozy le bénéfice du doute? sera-t-il possible pour ceux qui auront voté sarkozy de dire, s'il est élu, qu'ils ne pouvaient pas prévoir ce qu'il n'en ferait qu'à sa tête et pour sa tête ensuite? ou peut-être certains votent-ils en toute connaissance de cause quant à ses impostures, mais donnent sciemment un chèque en blanc au personnage?

Il y a quelque temps le roi des crocs de boucher nous avait déjà expliqué que "Peut-être que la société serait plus aimable à vivre s'il y avait davantage de gentillesse, de courtoisie, de respect.”  A apprécier en fonction du travail des flingueuses lachées contre ségolène.

Eh bien il a pu faire encore plus gros:


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"je n’ai aucune réticence à affronter des idées différentes, des opinions différentes […] C’est celui qui a peur de confronter ses idées à celles des autres parce qu’il se sent fragile qui pratique le plus facilement l’anathème, le rejet, l’exclusion. […]"
  On va voir comment il rompt le combat en confrontant tout et son contraire.
 
"je ne cherche à débaucher personne. L’idée du débauchage est contraire à ma démarche et à mon état d’esprit. […] " 
  Les députés UDF des hauts de seine confirmeront.
 
"Quand des hommes de gauche me parlent de la justice sociale, je veux les écouter.
Quand des syndicalistes me parlent de la condition ouvrière, je veux les entendre. […] "
  Passer le mot aux intéressés.
 
Et lorsqu’il s’agit de la France, il n’y a plus de camp. Lorsqu’il s’agit de la France il n’y a plus de parti.[…] "
  A part ça, il n'a pas peur de confronter ses idées
 
"Je ne parlerai pas en mon nom mais au nom de tous les Français. Je serai leur porte-voix,[…] et d’abord des plus humbles, des plus vulnérables. Je ne serai pas le Président d’une France contre une autre. Je ne serai pas le Président d’une faction. Je ne serai pas le Président d’un clan.
Je ferai l’union de la nation. Je mettrai toute mon énergie à dénouer les conflits, à réparer les injustices, à éviter les tragédies, à empêcher que naissent des haines inexpiables."
  En gros il ne sera plus sarkozy, autant ne pas voter pour lui c'est plus simple

"Je veux être le Président qui réconcilie les Français avec le monde. […]"
  Ah bon, on était fachés? il se prend encore pour Bush là.

"Je veux être le Président qui réconcilie les Français avec leur Etat. (sic) […] les Français avec leur école et avec leur université. (re-sic) […] la France de la fonction publique avec la France du privé.(rere-sic)
Je veux être le Président qui réconcilie les croyants avec la laïcité et les laïcs avec les croyants. (rerere-sic) […] la France qui souffre avec la France qui réussit. (rererere-sic) […] les Français entre eux, quelles que soient leurs origines, leur couleur de peau, leur religion."
  On sait qu'il s'y prend bien! remplissons nos baignoires de moutons

"Je veux être le Président d’une France qui donne sa chance à chacun, qui redécouvre le vrai sens du mot « fraternité ». […]"
  Il cachait bien son jeu dis-donc.

"la fonction présidentielle […] exige une forme d’ascèse. […]"  ...dont il est spécialiste!
"[en finir avec] l’Etat soumis aux groupes de pression, aux corporatismes et aux clientèles[…] laissant le champ libre aux féodalités. […]"  faire et défaire...
"[contre] cette conviction que le peuple est dangereux, parce que le peuple serait toujours à la recherche de l’homme providentiel, toujours prêt au plébiscite. […]"
  Voir plus loin la référence, contradictoire du coup, à De Gaulle 58.
 
"Mais que reste-t-il de la démocratie si l’on a peur du peuple ? […]"
  Piqué chez Ségolène ça, sauf qu'elle parlait de démocratie participative.
 
"[…] la démocratie ne doit pas être abaissée par des comportements sectaires, intolérants ou claniques. Elle ne doit pas être abaissée par des comportements qui ne seraient pas dignes ou par des abus de pouvoir. Le Président de la République n'a pas le droit d'être l'homme d'un intérêt […]"
  Demandez respectivement à Dupont-Aignan, à Genestar, aux RG, et à ses copains du CAC40.

"Ce n’est pas dans la réforme de la Constitution que se trouve la réponse au risque d’une excessive concentration des pouvoirs. […] C’est dans les comportements et la pratique que se trouve la réponse."
  On a vu ça: il ne concentre pas les pouvoirs, il les monopolise.
 
"Je veux une démocratie irréprochable où le critère de la compétence l’emporte sur celui des amitiés et des connivences."  Coucou Elkabbach et Chazal!
"Je veux une démocratie irréprochable qui utilise toutes les compétences sans en exclure aucune pour des raisons politiques. […]" 
  Là, vous avez une pelletée de hauts fonctionnaires qui se retournent dans leur placard.

"Après y avoir longuement réfléchi, je suis convaincu que la France n’a pas besoin d’un bouleversement institutionnel mais d’un nouveau rapport au pouvoir et à la politique fait de davantage de sincérité, […]d'honnêteté.d'honnêteté intellectuelle[…] "
  En rouge il l'a rajouté LIVE! quand on dit qu'il est prêt à tout oser

"Qui ne se souvient qu’en 1958 la crise politique, morale, financière qui paraissait inextricable s’est trouvée résolue en quelques mois et que la confiance est aussitôt revenue parce que le Général De Gaulle avait voulu ce que le personnel politique de la IVe République, empêtré dans le régime des partis, n’arrivait plus à vouloir ? […]"
  Rappellez-vous plus haut, surtout pas d'homme providentiel! Et en 58, y'avait pas eu un changement de constitution?
 
"On me dit que le service civique obligatoire c’est trop cher. Mais la désocialisation de la jeunesse, cela coûte beaucoup plus cher. […] "
  Les associations de réinsertion du 93 sont payées pour le savoir, ou plutôt elles n'ont pas été payées!

"On a trop confondu le courage politique avec la politique des sacrifices. […] 
Les sacrifices sont parfois nécessaires. Mais dans ce cas tout le monde doit en faire."
  Sauf ceux qui déménagent en suisse, ou encore qui étaient soumis à l'ISF.

"Je veux parler de la liberté. On a interdit [à l’homme] de choisir l’école de ses enfants. On lui a interdit de transmettre librement à ses enfants le fruit de son travail. On l’a privé des moyens d’être libre. Car l’on n’est pas libre quand l’impôt prend plus de la moitié du revenu. […]"
  Sans commentaires, et juste derrière, ce très beau passage:

"On n’est pas libre quand on ne peut pas financer ses projets parce que l’on n’a pas des parents assez riches pour apporter des garanties ou parce que l’on n’a pas de relations. […]
On n’est pas libre quand on est soumis au chantage des délocalisations, quand on vit dans l’angoisse de l’exclusion ou du déclassement, quand on vit avec au ventre la peur de la précarité. […] "
  Et donc on fait quoi: on généralise le CNE!
"Je veux parler de la responsabilité. L’égalitarisme c’est le contraire de la responsabilité parce qu’avec l’égalitarisme il n’y a plus de rapport entre les actes et les résultats. […] "
  L'égalitarisme menace, c'est sûr, avec un écart de 200 smics contre 1!

"L’égalitarisme et l’assistanat sont dégradants pour la personne humaine. […] Je veux être le Président d’une France dans laquelle l’Etat aide ceux qui en ont besoin, ceux que les accidents de la vie ont abîmés au point qu’ils n’arrivent plus à se tenir debout tout seuls. […]"
  Pour ceux qui n'arrivaient toujours pas à voir les contradictions.
 
"Je veux parler de l’ordre. […] L’ordre, c’est quand l’école apprend à l’enfant à distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux, à apprécier ce qui est beau et ce qui est grand. […] "  Eh bien voilà un cas d'école.
"L’ordre, c’est quand la loi est la même pour tous […] " 
  On a vu ça avec le délit d'initié de son pote Lagardère.

"L’ordre, c’est quand le travail paye plus que l’inactivité, quand on cesse de s’appauvrir en travaillant et de s’enrichir en spéculant. […]  L’ordre, c’est quand le capitalisme est régulé, quand la concurrence est loyale, c’est quand l’entrepreneur est davantage valorisé que le prédateur, c’est quand les gains sont équitablement répartis entre le capital et le travail, c’est quand le dialogue prévaut sur la violence […]"
  Encore une fois il fallait oser: l'ordre juste, tout pareil que Ségo. Sauf que pour le dialogue, entre autres, il y a un petit problème de crédibilité.
 
  Attention à ce passage in extenso: il y a une proposition édifiante contre le mal-vivre (!).

"Aujourd’hui [l'homme est] seul ou presque dans un monde de stress, d’incertitude, confronté à la peur de perdre son emploi, à la dégradation de ses conditions de travail, à la pression de la concurrence, à l’exigence de compétitivité, de performance. Les grandes maladies du siècle s’appellent aussi le mal de vivre, le malaise existentiel de la jeunesse, le suicide. On n’en parle jamais. On en a honte. Je veux parler de cela aussi. A côté de la misère, de la pauvreté, je veux parler de la maladie, de la dépression, de ce qui atteint la personne au plus profond de son être, du regard que la société porte sur ces fléaux, sur cette souffrance qui n’est pas matérielle mais qui est humaine, qui est physique, qui est morale. La vie est devenue si lourde pour certains de nos compatriotes. Je veux engager puissamment la recherche médicale Française vers le soulagement de ce mal dont on parle si peu mais qui est si présent pour les jeunes comme les moins jeunes et qui n'est rien d'autre que le mal de vivre."
  On était prêt à applaudir l'artiste pour le beau diagnostic, mais l'ordonnance fout les ch'tons: il compte remédier au mal-etre social non pas par les causes économiques mais par la recherche médicale pour soigner les victimes. S'il n'est pas pour légaliser le cabanis, alors c'est bien une médicalisation de la société en lieu et place de sa socialisation.

"L’histoire de France avance non par un impossible consensus ou une médiocre politique du juste milieu mais par la synthèse qui dépasse les contradictions. […]"
  On est même au delà de la synthèse, on est dans le grand TOUT!

"notre pays qui entre le drapeau rouge et le drapeau blanc a choisi le drapeau tricolore et l’a couvert de gloire […]"
  Et la vilaine gauche qui entretient la "haine de la france", et qui "dénigre la nation"

"Rassembler autour de ce projet le plus grand nombre de Français qui, sans renoncer à ce qu’ils sont, y reconnaîtront une conception de l’homme qui est aussi la leur […]"
  Effectivement y'en a pour tout le monde.

"Je ne mentirai pas, je ne tricherai pas.[…] Ce pacte, c'est mon engagement. Si je suis élu, il sera ma règle, mon exigence. C'est sur ce pacte que je demande à être jugé. […]

 
  En résumé: "tout est dans tout, c'est là-dessus que je veux être jugé."
 
  On ne peut décemment voter pour un mec qui se fout si ouvertement de notre gueule.
Par Martin P.
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