Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : sauce politique
  • sauce politique
  • : politique
  • Contact

Bande son

musique insérée dans les articles, de circonstance si possible

-


Add to Technorati Favorites


Recherche

16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 15:26
Le terme "grève" semblera inapproprié, étant donné que la seule dimension collective de l'"action" -ou plutôt l'inaction- des banques est son caractère grégaire. L'inconséquence de chacun se noyant dans l'inconséquence de tous, aucun ne s'estime pleinement comptable de ses minables turpitudes. Et bien sûr, aucun ne se démarquera pour tenter de sortir par lui-même du piège dans lequel leur attitude les a collectivement mis au moment où la faillite du système qu'ils ont construit se révèle.
Il n'empêche, on utilise suffisament souvent le mot pour accréditer l'idée que la grève est un privilège de la fonction publique, pour y accoler de surcroit la notion de "prise d'otage" de manière injustifiée, pour qu'on ne souligne pas aujourd'hui la nature de l'opération réussie par la corporation bancaire: Si le plan de l'eurogroup était nécessaire et trouvait son utilité, c'était non pas directement pour remédier aux soubressauts du CAC40, mais pour suppléer à la tétanie bancaire. Les banques ont coupé les crédits à l'économie, et ainsi obtenu de l'Etat qu'il prenne sur lui leur peu glorieux fardeau.

La question qui reste en suspense, celle du traitement des causes de la crise, n'est pas forcément toujours bien posée.


On sait qu'en matière de "régulation", il en est quelques uns qui se déclarent pour, et trouvent maints prétextes pour la refuser quand elle se présente. On sait qu'il en est encore pour qui la régulation serait de s'en remettre encore plus aux vertus qu'ils prêtent au "marché", et donc qu'il faudrait contraindre la réalité au modèle idéal et presque divin d'un marché omniscient, qui anticipe tout, et à qui il est donc vain d'imposer quelque réforme que ce soit. On sait aussi que les principaux concernés, les acteurs du marché, n'auront de cesse que de reprendre leur course à l'échalotte bien avant que les conclusions aient été finies de tirer.



Mais jamais n'est questionné le point de savoir si les pays occidentaux ont réellement intérêt à interdire les pratiques en cause, qui forment finalement le vrai ressort de la finance. Le secteur bancaire a toujours été outrageusement bénéficiaire, même dans les pires moments, même après un Kerviel par exemple. Et ce sont les pays occidentaux qui dominent aujourd'hui le secteur financier. En obtenant que leurs résultats intègrent des actifs calculés non pas sur la valeur d'achat mais la valeur de marché, les banques ont pu aligner plusieurs années d'exrcices mirobolants, quand le "marché" grimpait. Et les bonus correspondants distribués aux dirigeants ne sont pas partis en fumée, eux, ni les bénéfices, ni les dividendes. Est-on prêt à faire une croix sur tout cela maintenant que tout peut repartir de zéro?
Bref, à la fin des fins, il y a un conflit d'intérêt. Il y a un "arbitrage", un vrai celui-là, à effectuer: virer des traders ou virer des ouvriers?

Partager cet article

Repost 0
Published by Martin P. - dans économie
commenter cet article

commentaires

voyance gratuite en ligne 12/05/2016 11:23

Mes vives félicitations pour votre site! Ça m'a beaucoup aidé et plu, surtout que tous vos partages sont intéressants. Longue vie à votre site. Surtout ne vous découragez jamais ; votre blog est vraiment au top !

Martin P. 16/10/2008 22:20

oui, j'ai fait le billet rien que pour mettre ce titre, mais je remplis trop et trop vite

Nicolas J 16/10/2008 18:08

Beau titre !