Dimanche 4 janvier 2009
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18:31
Je le vois arriver gros comme une maison: le (ne)fast thinking risque de revenir au PS. Ségolène Royal s'apprêterait à proposer des primaires ouvertes. TRES BIEN. Mais par pitié, qu'on débatte du
sujet, pas de qui "lance" le débat. Qu'on instrumentalise pas une vraie question pour s'en servir d'une arme dans les querelles internes. Qu'on ne fasse pas l'erreur de penser trop vite, de se
laisser entrainer dans des échanges de mauvais arguments. Qu'on efface les personnes au bénéfice de la qualité du débat.
D'autant que l'idée de la primaire ouverte a été défendue, bien avant le congrès et au stade des
contributions, par le courant Socialisme et Démocratie (Cambadélis inclus donc). Que Delanoë, même s'il s'y est dit opposé, s'était engagé à une consultation des militants sur le sujet. On s'en
voudrait de penser que le but est de faire jouer les divisions au sein de la direction socialiste au moment de sa rentrée politique.
On a plusieurs fois défendu ici les primaires ouvertes, notamment dans le texte de soutien à la motion A:
"il faudra discuter de l'organisation d'une primaire ouverte pour la désignation du candidat aux
présidentielles. Cette méthode a de nombreuses vertus, mais présente le défaut aux yeux des militants de leur retirer cette prérogative. Mais être un militant ce n'est pas seulement désigner un
candidat. En outre, une primaire ouverte contraindrait les "présidentiables" à se placer dès le départ dans une logique de campagne nationale, a priori mieux susceptible de préparer
politiquement les candidats. Elle les contraindrait aussi à parler non pas aux seuls adhérents du PS mais à l'ensemble des français, ce qui devrait débarrasser cette parole de ses insupportables
précautions oratoires, de son langage codé, de ses évolutions infinitésimales."
Mais pour que ce principe soit adopté, il faut laisser une possibilité d'amendement, il faut que le débat
soit ouvert et non pas "pour ou contre la proposition de untel". Si l'intelligence l'emporte, le PS peut se doter d'un dispositif efficace pour traiter la question des candidatures aux
présidentielles et par contre-coup débarrasser les autres débats de cette question.
Si l'intelligence l'emporte... et donc ça ne se fera pas: la question de la désignation des candidats sera à coup sûr polluée par... les candidats.
Par Martin P.
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Publié dans : PS
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