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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 23:30
Les grands comptes captent indument l'essentiel de la valeur ajoutée industrielle. Pour ce faire ceux ci s'organisent pour se positionner à l'embouchure d'un entonnoir qui amène les petits ruisseaux de la sous-traitance à passer sous les fourches caudines des "champions industriels" qui font la fierté des nations. Champions qui, étant cotés en bourse, opèrent comme des percepteurs du capital. De valeur ajoutée ces mastodontes du cac40 en produisent de moins en moins, préocuppés qu'ils sont de se "recentrer sur leur coeur de métier", lequel se réduit comme peau de chagrin à mesure que le fait d'avoir un vrai métier s'avère bien trop peu rentable. Etant réduits à des rôles de bureaucrates du capitalisme, la question se pose du moyen par lequel ils se maintiennent dans cette situation de rente. De moyens il y en a au moins deux: D'une part le développement du marketing, de la notoriété de la marque, le déploiement d'un authentique génie de la communication et du bourrage de crâne. Là se situe le coeur de métier pour la plupart, et ce vers quoi tendent les autres. C'est ce qui permet de vendre plus cher et de réduire les effets de la concurrence des outsiders. La puissance de feu publicitaire suffit souvent à maintenir sa part de marché. D'autre part, et si le premier instrument ne suffisait pas, la puissance de feu financière permet aussi de réduire un éventuel concurrent outsider par acquisition. La puissance de feu financière étant permise, rappelons-le, par la marge extorquée en bout de chaine, ce qui est rendu possible par le fait d'être leader sur le marché. On voit que c'est une logique circulaire qui permet aux insiders de tenir en respect les outsiders. Dernier recours quand ce cercle "vertueux" s'épuise: obtenir l'oreille du pouvoir politique, en faisant passer un lobby du cac40 pour un mouvement de défense des entreprises, en imprégnant les milieux médiatiques, et en favorisant l'accession au pouvoir d'un habitué du microcosme affairiste.

EDIT 31/10: ceci est un petit brouillon sur ce carnet de notes, jeté ici après qu'un auto-proclamé "hérétique" m'ait affirmé au kremlin des blogs que Peyrelevade avait raison de préconiser un partage de la valeur ajoutée qui soit plus en faveur du capital, vu que les entreprises ne margent pas assez. Or avec l'organisation de la production tel que décrit plus haut, toute marge supplémentaire serait captée par des sociétés cotées qui s'empresseraient alors d'augmenter les dividendes pour ainsi alimenter une industrie financière déjà démesurément enflée.
Un brouillon qu'il faudrait soit développer soit résumer en une formule. le problème étant que ces dysfonctionnements bien connus par les praticiens du secteur marchand sont ignorés dans le débat public.

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Published by Martin P. - dans économie
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commentaires

voyance par mail gratuite 22/07/2016 13:17

Bravo et merci pour ton blog et bon courage pour le maintenir en vie de longues années !!

Telephone rose 07/06/2011 10:29



Vous ne pouvez pas savoir comme cela fait plaisir de tomber sur un joli et intéressant blog.


 



tiffany earrings 12/07/2010 11:31



Thank you very much. I am wonderring if i can share your article in the bookmarks of society,Then more friends can talk about this problem.



J. HUBERT 06/12/2009 18:17


Pour apporter de l'eau à ton moulin, je viens de lire "la crise de trop" de Frederic LORDON, que je te conseille. Sur la forme le ton est parfois outrancié, polémique, certain passages me sont mème
apparus abscons, mais je ne suis qu'un néophite, qui essaie de voir clair dans l'enffumage général. Par contre, le fond ne se contente pas d'analyser la situation avec limpidité, il donne des
pistes radicales de solutions.
Hub's senior 


Martin P. 31/10/2009 11:45


@nap

indument parce que, de marge, les entreprises dont je parle en produisent de moins en moins. je dénonce une rente de situation, même si je parle des moyens employés pour se maintenir dans cette
situation. Le problème est que la capacité à inonder les espaces publicitaires ou absorber les concurrents émergents n'est pas à ranger au registre des vertus mais à celui du vice.

@ l'hérétique

je te rassure tu n'es pas le seul à qui je sers ce genre de discours. je n'écris pas assez sur ce blog sur les questions de la production, de l'organisation du secteur privé etc. j'écris là-dessus
ailleurs mais dans un format et un contexte différent, et avec d'autres gens ce qui fait que je ne veux pas reprendre texto ni mélanger ma casquette de blogueur avec d'autres casquettes. d'autant
que c'est sur des cas explicites...