Jeudi 30 avril 2009
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Par Martin P.
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Vendredi 13 février 2009
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On pourrait croire que Dati doit sa "disgrâce" à son incurie comme garde des sceaux (à champagne). En
réalité, ce que Dati a scellé, c'est son sort, en tentant un quitte ou double inacceptable pour son suzerain. En matière de sarkozysme, elle était première de la classe: coups bas, félonie,
trahisons, manoeuvres, culot, egotisme échevelé, mais aussi allégeance, courtisanerie, etc. La faille du sarkozysme, c'est que ses pratiquants se voient toujours beaucoup plus beaux qu'ils ne
sont.
Dati s'est crue si forte qu'elle a osé sous-entendre qu'elle pourrait faire usage d'informations en lien avec ses fonctions de
directrice générale adjointe des services au conseil général des Hauts-de-Seine. C'est-à-dire balancer à la justice (comme ministre de ladite ce serait d'ailleurs bien le moins), ou au
Canard, des saloperies sur les tribulations de sarkozy dans les Hauts de Seine, en particulier quand il était à la tête de son conseil général.
Evidemment, Dati n'a pas eu cette idée toute seule. L'exemple de Devedjian qui, après avoir bruyamment évoqué
un nettoyage des Hauts de Seine, s'est vu exfiltrer de l'UMP pour être bombardé à un ministère de la relance créé pour lui, a probablement inspiré Rachida. Le problème est que Devedjian a
l'essentiel de sa carrière derrière lui, et que sa capacité de nuisance est autrement plus persuasive: on a pas frayé dans toutes les affaires de Pasqua, Chirac, et sarkozy réunis sans avoir
quelques billes...
Bref, Rachida a du gentiment en rabattre, et accepter d'aller à strasbourg, ce qui pour elle est une
punition. Pour faire bonne mesure, on apprend que deux journalistes, l'un proche de Cecilia, l'autre de nicolas, viennent de
sortir un livre à charge, histoire de lui rappeler quel est vraiment son parcours et à qui elle le doit.
Dans cette affaire, on aura donc surtout une pensée pour le(a) militant(e) umpiste sincère et honnête (ça
doit bien exister), qui a travaillé sur les questions européennes, a obtenu des responsabilités au sein de l'UMP en emportant la confiance et le vote de ses militants (ça doit bien arriver),
avait légitimement l'ambition d'apparaitre en position éligible sur ses listes aux européennes, et se voit barré par quelqu'un qui de surcroit considère cela comme une sanction, et qui
probablement figurera au hit-parade des absentéistes du parlement de Strasbourg (comme d'ailleurs de la mairie du VIIeme).
Par Martin P.
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Vendredi 12 décembre 2008
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2008
18:17
Peu après qu'Arnaud Montebourg se soit inquiété de son silence, Mme Dati publie une lettre de démenti. L'obs en temps réel est assez réactif, 15h38 l'article sur nono, 16h43 celui sur Dati.
Ce petit article rapide pour s'étonner que le démenti, qui se veut "sans détour" soit assez
subtilement lacunaire. Le passage concerné dit ceci: "Vous insinuez que je serais en mesure de faire un usage déloyal d'informations en lien avec mes fonctions de directrice générale adjointe
des services au conseil général des Hauts-de-Seine. Ceci est totalement faux".
Est-ce à dire que Madame la garde des sceaux (à champagne) est en mesure de faire un usage loyal d'informations (...), et donc de se taire?
On imagine qu'en 24h il était possible que la réaction de la personne en charge de la justice dans ce pays soit non seulement sans détour, mais aussi ne laisse aucun
doute.
D'autant que pour quiconque aura un peu suivi l'actualité, il n'y a pas de quoi être "surprise, pour ne pas dire plus". En effet, on se souvient des batailles épiques dans les hauts de seine,
mettant aux prises les sarkozystes "historiques" (les balkany, le prince jean), et le président du conseil général en place, Devedjian. Les choses étaient en train de tourner au combat de rue,
quand Devedjian a parlé de "nettoyer les écuries d'Augias" en juillet
dernier (après quelques allusions en page 2 du Canard, qui n'auront pas suffi, puis cette fuite fortuite). Depuis, on n'entend plus parler de ces choses
fâcheuses qui assombrissaient son actualité jusque là (mise en minorité au conseil général, dézingage de la tête de l'UMP). M. Devedjian a même fini par obtenir son ministère tant désiré après
avoir fait savoir qu'il s'impatientait.
Bref, Quelqu'un peut-il demander à madame Dati de nous confirmer qu'en aucun cas elle ne dispose d'information dont la nature permettrait un "usage", déloyal ou pas. Personne ne doute de
la réponse, mais ça irait mieux en le disant "sans détours" n'est-ce pas...
Dernière option: faire un usage de ces informations qui soit loyal... au contribuable des hauts de Seine (qui, sait-on jamais, pourrait finir par se lasser de financer autre chose que ce qu'il
doit) et les communiquer... à la justice: ça tombe bien, elle est sur place.
Par Martin P.
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Lundi 8 décembre 2008
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22:45
Le vacarme des sales gosses du PS
(voir précédent) occupe toute l'attention de la presse, qui oublie ce faisant que le silence est lui aussi
une information, notamment quand on parle de politique et de démocratie. C'est ce qui apparait avec éclat à la lecture de la lettre de démission de l'UMP que le député Daniel Garrigue vient d'envoyer à son secrétaire général. Secrétaire général
"provisoire", mais semble-t-il appelé à durer, puisqu'on imagine mal que sarkozy autorise la moindre élection dans ce parti déjà amputé de la fonction de président quand le même sarkozy, pour les
besoins de l'"ouverture", a du feindre de quitter ce poste.
Rappelons que le processus de sélection au sein de la droite est passé par la trahison* de sarkozy sur la question
du CPE (pourtant conçue par le même sarkozy), puis par l'instrumentalisation de
l'affaire clearstream contre Villepin, lequel a surtout à se reprocher le crime infâme de ne pas avoir prévenu son collègue de suspect qu'il avait transmis à la justice et aux services
idoines l'enquête le concernant, dont les suites montrèrent que celui-ci était innocent. Si l'épisode n'est pas glorieux, c'est donc surtout pour la presse française sous perfusion à la version sarkozyenne: il aura suffit de l'"impressionnante" surréaction du ministre de l'intérieur
pour emporter leur conviction, erronnée et (donc) jamais confrontée à la version de celui
qu'ils ont accusé.
Rappelons aussi que sarkozy n'a pu s'emparer de l'UMP que suite aux ennuis judiciaires de Juppé comme le rappelle Daniel Garrigue, ce qui lui a permis d'avoir la haute main sur les investitures
aux législatives, élément décisif dans la reddition de ses adversaires internes telle MAM, et qui permet de dire que nombre de députés actuels lui doivent surtout leur investiture par l'UMP, avant de lui
"devoir" soi-disant leur élection à l'assemblée consécutivement à la victoire du candidat UMP aux présidentielles comme le leur rappelle fallacieusement sarkozy dès que l'occasion se
présente.
Après ces rappels, insistons donc sur la vision particulièrement pernicieuse et assez peu républicaine que sarkozy est parvenu à imposer comme quasi naturelle dans ce pays: seule sa victoire est signifiante, la majorité parlementaire lui doit tout, et donc l'expression du peuple qui
pourrait survenir des travées de l'assemblée n'est rien devant la "légitimité suprême"
du manoeuvrier sans scrupules et sans foi ni loi qui est parvenu à conquérir l'objet de sa presque inquiétante convoitise: le pouvoir, et le pouvoir personnel.
Son insistance à vouloir ôter sa part de souveraineté à l'assemblée nationale signe bien la nature du régime qu'il a mis en place, et ce n'est pas la "réforme" qu'il a extorqué au parlement le revolver sur la tempe qui y change quoi que ce soit.
Bref, la "chose publique" est aujourd'hui la chose d'un seul, et le parti majoritaire n'est plus l'expression que de la seule sensibilité orléano-bonapartiste (donc un peu bâtarde je vous
l'accorde). La sortie, dans tous les sens du terme, de ce député frondeur démontre donc, non seulement un certain courage du fait de sa relative solitude dans ce geste, mais aussi l'existence
d'un problème de fond: toute une tradition politique historiquement incontournable en France, le gaullisme véritable, est
aujourd'hui sans représentation.
Daniel Garrigue annonce qu'il défendra jusqu'au bout ses convictions "gaullistes, sociales et
européennes" après avoir énuméré les couleuvres avalées, l'injustice fiscale, l'extension du bouclier fiscal à la CSG et au prélèvement pour le RSA, l'amendement lefebvre augmentant la déduction
d'impots pour "emplois familiaux", la politique étrangère, la réintégration à l'OTAN, et enfin les vilénies exercées à son encontre pour l'évincer des responsabilités partisanes dans un
territoire dont il est le seul député de son parti...
Osera-t-on lui suggérer de créer un parti de la "Droite Moderne", de la "Droite Digne", ou encore de la "Droite Républicaine", bref, tout ce que n'est pas la droite actuelle, histoire de
retourner contre elle ses méthodes?
*EDIT 10/12/08: révélations de
Julliard
Par Martin P.
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Samedi 8 mars 2008
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2008
00:11
Encore une fois, le Kremlin-Bicêtre n'a rien à envier à Neuilly. On s'en serait voulu de ne pas le souligner. En effet, à
Neuilly, Fromantin se plaint d'un tract
anonyme (il s'en sort bien, son adversaire Teullé est soutenu par
Balkany), mais au Kremlin Bicêtre on a mieux: Raphaet Dali lave le linge sale en public!
Grief ultime après une longue série: Gilles Chopard, qui conviait ses futurs-ex-amis pour un dîner de conciliation en décembre dernier, n'aurait pas dressé de couvert à une amie de trente ans!
L'ignoble forfaiture a fait l'objet d'une lettre indignée, et fut le prétexte de
la scission. Pour faire bonne mesure, Raphaet Dali a fait distribuer [erratum (1)] jeudi soir des copies de la lettre indignée ainsi que sa version
des faits dans toutes les boites aux lettres kremlinoises! Peu auparavant, il avait déjà alerté la presse sur le fait que la droite kremlinoise l'avait refusé comme candidat au prétexte
de son origine (article de La Tribune sur la
diversité à l'UMP).
Bref, ça chauffe à droite. Mais figurez-vous que mêmes ces petits candidats bien folkloriques ont un minimum de métier: ils savent, eux, que s'ils répondent "casse-toi pauv' con" au moindre
provocateur, ils se tirent une balle dans le pied.
De son côté, Jean-Luc Laurent, qui lui aussi évidemment se garde des invectives grossières que s'autorise le président de la république (comme d'ailleurs 99% des maires de France), poursuit une
très belle campagne, dont on peut suivre les détails ici.
A part le Kremlin, rien de bien intéressant dans cette campagne. Ah si: la grande attraction de la soirée électorale du premier tour devrait être la communication du modem de
Bayrou. Comment ce dernier va-t-il faire pour gérer les opportunismes locaux complètement désordonnés qui caractérisent les candidats centristes?
Surtout quand Bertrand murmure ceci à Marielle:
Il y en a au moins un, à gauche, qui a compris qu'on pouvait être à la fois "modéré" et virulent. Il a dit
ceci:
"Faut-il vraiment se priver de critiquer ce Président indigne, dont la France a honte, à une semaine d’une élection quoi
qu’on en dise nationale ? Je ne le crois pas. Il faut aujourd’hui être fermes et rigoureux dans l’opposition, puis élaborer collectivement et sereinement nos propositions, sans les bricoler. Je
ne tomberai pas, pour ma part, dans le piège du « politiquement correct », qui veut faire de la gauche le contradicteur propret de sa majesté Sarkozy. La politique est noble,
mais elle est aussi un combat sans merci"
[erratum (1)]: Brèves de campagne et folklore kremlinois
Après enquête, il semblerait que les soupçons se dirigent vers Bernard Chappellier, candidat aux cantonales des verts. Il faut dire que Bernard
Chappellier attire assez naturellement les soupçons. Bernard Chappellier est très réputé, mais pas forcément pour son sens de la mesure, plutôt pour ses initiatives mal ajustées.
Un jour que j'avais collé des affiches pour le PS, je m'aperçois quelques jours plus tard que celles-ci ont été victimes d'un arrachage simultané et quasi-systématique. Je recolle. Quelques jours
plus tard, ces affiches PS sont ostensiblement recouvertes par des affiches "Verts", quand bien même les trois quarts du panneau étaient vides. C'est là que je me suis rappelé d'échos de faits
d'armes de Bernard Chappellier, coutumier selon ceux-ci de séances d'arrachage d'affiches. Il va sans dire que j'ai recollé. Mais cette fois avec mesure de rétorsion et donc recouvrement sur les
affiches des verts, histoire de faire passer le message. Eh bien figurez-vous que le lendemain ces dernière affiches avaient été non pas enlevées de nouveau, mais déplacées soigneusement pour
permettre une cohabitation pacifique. Il y a des gens intelligents chez les verts, mais les pauvres ont aussi Bernard Chappellier. En fait, ce qu'il y a de vert chez lui est que Bernard
Chappellier est un troll! Il copie-colle des pavés indigestes partout dans commentaires. Nicolas J est sa victime favorite, ainsi qu'Alain Desmarest... son concurrent aux cantonales!
Bernard Chappellier est soutenu par Noel Mamère. Sur la photo
c'est manifeste.nti_bug_fck
Par Martin P.
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