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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 00:07
sarkozy a préféré répondre aux interrogations du nouvel obs par une pirouette, donc en ne démentant pas, et de surcroit en utilisant à nouveau l'affaire du SMS. Puisqu'il la ressort cette affaire, ressortons-la et posons une question: comment se fait-il que bien que tous les regards se soient tournés vers elle quand l'info est sortie, Cecilia se soit tue? alors qu'on imagine assez que son ex-mari n'a pas manqué de lui demander d'infirmer l'info de l'obs?

Elle n'a démenti que le 7 mars, interrogée par les policiers (!), alors que l'affaire était sortie plus d'un mois avant. Peut-on se laisser aller à penser que Cecilia était bien la source d'Airy Routier (on ne voit pas qui d'autre pourrait l'être d'ailleurs)? Peut-on se laisser aller à imaginer que le démenti n'intervient que par nécessité, puisqu'on imagine mal que cecilia aille jusqu'à retourner l'affaire contre nicolas (lequel est d'ailleurs à l'abri de poursuites pour abus de plainte).
Bref, dans cette affaire il y en a peut etre qui ont fini par convenir que ce scoop n'aurait pas du etre publié
(car ils devaiet bien voir qu'ils allaient vers un bras de fer qu'il ne fallait pas gagner), qui ont été finalement été responsables pour deux, et qui ont préféré clore l'incident.
Mais on aura retenu que l'enquête n'est jamais allée jusqu'au bout (elle s'est arretée avant l'auscultation des communications de cecilia).

Exactement pareil, donc, que pour la dernière info du nouvel obs sur les factures de kouchner: pas de réponse. Le roi du bluff a encore frappé.

Allez, pour la route, revisionnons la petite vidéo ci-dessous, non seulement magistrale dans l'imitation des petits tics et hochement de tete sensés vous arracher l'acquiescement au travers du petit écran, mais aussi particulièrement perspicace dans l'identification du problème originel de sarko: le périnée. La relance: comment gagner en confiance:



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Published by Martin P. - dans sarkozy
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 20:02
... et, heu, les dividendes?...

21h51 - énorme: "écoutez (larmoyant), je les vois tous ceux qui voudraient etre président". Que je me fous de la gueule de copé, villepin, bayrou

21h50 - "j'ai beaucoup fait pour qu'il n'y ait plus d'extreme droite".... sans commentaire

21h44 - les grèves et le service minimum ... et il attaque de nouveau le maire de paris, qui a déjà répondu et démontré l'ineptie du service minimum, mais evidemment personne n'a lu la tribune obscure en nieme page du monde... :que je t'insulte devant 6 millions de telespacteurs (sans aucune remarque des itwieuveurs), et que t'as un droit de réponse en page 12 de libé....

21h40 - le CSA: il ose encore le prendre de haut: kouchner, la monarchie republicaine, le prefet, le CSA, hop, le revers de main!   AH LE COUP DE L'HYPOCRISIE: "NOUS PASSONS D'UN SYSTEME D'HYPOCRISIE À UN SYSTEME DE TRANSPARENCE", ENORME... les journalistes de compagnie incapables d'avoir la repartie minimale pour defendre le bifteck du journalisme francais! LE RIDICULE DE CLASSE INTERNATIONALE

21h37 - question sur le préfet... "sanctionner les responsables, c'est un principe, hein mame ferrari"... allez hop, la question de la démocratie et des libertés.... torché

21h35 - ça vient sur les comparaisons à napoleon, le bouquin de duhamel... "en l'occurence ça ne m'a pas blessé"... mais il fait comme s'il etait meurtri tous les jours... napoléonite aigue et couinage simultané, très fort

21h33 - ah il a des couilles, duhamel pose la question sur les factures de kouchner balancées par l'elysée... sarko fait le coup de la pirouette et ne dément pas! et il n'est pas relancé!

21h30 - Kouchner: sarko le prend de haut... courage, duhamel, une question sur omar bongo! vas-y prononce le mot: FRANCAFRIQUE, vas y!.... non, sarko qui brode sans etre interrompu

21h27 - bon, faisons le point, on a parlé de partage des profits, mais on a pas évoqué les dividendes des entreprises qui ont recu des milliards... marrant on s'en doutait un peu... bref le partage c'est pour plus tard, les dividendes c'est maintenant

21h24 - moment de posture... "solennelle", "gravité"... roulement tambour... attention je vais faire un malheur, on va voir ce qu'on va voir... attention ça va venir... si si je vous assure il va vraiment se passer quelquechose.... soyez patients, quoi.... euh.... bon, à la prochaine émission, vous verrez, y'aura vraiment eu une révolution

21h22 - là ça commence à patiner sévère: le même discours que pendant la campagne 2007, que je brode sur les dépenses de fonctionnement, les impots insoutenables... y'a vraiment plus rien à refourguer que les invendus

21h19 - blabla sur les gros couts de structure de l'etat... et BING dans les profs: je maintiens le non remplacement des enseignants.... "c'est pas de l'investissement" l'éducation!!!

21h17 - ferrari qui sourit beatement au meublage de sarko sur la tva anglaise

21h14 - "refonder le capitalisme": bon, ça tourne à l'esbrouffe habituelle... Duhamel, tu le relances sur le fait qu'il nous a déjà dit ça en septembre dernier? ça fait 6 mois quand meme

21h12 - ah, de nouveau, les banques... les paradis fiscaux: rien de precis "on veut que ça soit transparent", oui mais dans ce cas c'est plus des paradis fiscaux... pas de relance de duhamel pour savoir si on interdit vraiment les paradis fiscaux
... heu, et les dividendes?... toujours pas

21h09 - putain, duhamel qui tente de gratter un peu... sarkozy voit du bluff, demande de voir le jeu... duhamel qui n'a rien se rabat dans une bouc-emissairisation des tcheques! ridicule: sarkozy n'a meme pas besoin de se defausser c'est duhamel qui le fait. et sarko qui peut se permettre de voler au secours des tcheques sur le mode "ils sont nuls mais pas tantt que ça"

21h07 - duhamel, question bateau sur la coordination des pays européens... courage duhamel, pose la question sur la difference enre le plan francais et les plans anglais et allemands sur les banques

21H03 - Gandrange -> intox outranciere de sarko... evidemment pas un interviewer de compagnie n'a préparé le dossier... se rappeler: "je me battrai pour maintenir l'outil de production", "l'etat reprendra l'afaire s'il le faut"... y'en a qui vont s'enerver à gandrange... promesse d'y retourner... comme à argenteuil?

21h00 - que je brode sur "zero bonus aux dirigeants des banques"... mais juste pour le pdg bien sur, ... AH non, les rémunérations des traders aussi: intéressant! bien   -> BEAUCOUP D'ANNONCES CE SOIR... LA SEULE FACON DE S'EN SORTIR POUR LUI. Y'A PLUS QU'A COMPTER SUR LES MEMOIRES DE POISSON ROUGE

20h57 - l'arlesienne: la suppression de la taxe professionnelle... et pan dans le bduget des collectivités locales. tiens, relance du journaliste... sarko: y'aura un "impot de remplcament"??? c'est pas de l'impro ça? ça y ressemble

20h54 - ah, lagache: " les banques..."... les dividendes? ah non... devie sur l'automobile, bon.

20h52 - tiens il a piqué un gimmick royaliste "salarié bien payé bien motivé"... on sent progressivement que son idée du dialoge social c'est de renvoyer la patate chaude à autrui... genre "de toutes facons y'a que des coups à prendre, autant les partager"

20h50 - houla "comme sur l'assurance chomage" cad avec juste la CFDT... pujadas, vas-y, questionne!: "sera t il possible de ne signer qu'avec la cfdt, comme pour l'assu chomage?" allez

20h48 - bien, la "conférence patronat-syndicat le 18 fevrier", très bien... mais... salariale?. l'etat prendra quoi comme responsabilité, gagner du temps? ... "voir quel est le meilleur niveau pour discuter, pas imposer les memes regles partout"... houla ça procrastine... attention à la manoeuvre dilatoire

20h47 - "rééquilibrage du partage du profit".... ah ah ah intéressant, là faut aller dans le détail... allez pujadas, un effort, fo creuser là

20h47 - pujadas et le smic... sarko enfonce la porte ouverte sur le tassement des salaires en augmentant le smic... : ben y'a qu'a renégcier les salaires ducon

20h45 - "je vais discuter avec les syndicats".... de mesurettes: cheque emploi service... contents les syndicats de discuter de ça

20h44 - au fait, les banques, on y revient pas, c'est déjà fini les banques?

20h42 - lagache explose d'aussi belle manière que son predecesseur à capital emmanuel chain avec chirac

20h39 - petite blague de sarko sur le thème "ah ben oui ça va pas etre facile, mais ça on le savait": ça sent le petit truc d'acteur bien préparé ça.
que mine de rien ça prépare la suite logique: ah ben y'a pas bcp de resultats, mais c'est que c'est pas facile... en effet "pas si facile" que ça d'eviter de voir midi à 14h: la politique de la rente ça ne marche pas, et encore moins en crise

20h38 - sarko: "tout faire pour favoriser l'activité à temps partiel": houla, mais tu l'as deja bcp fait ducon

20h36 - toujours aussi insupportable cette manière de faire comme si l'interlocuteur lui disait oui de la tete à chaque pause dans le boniment: blablablablabla (pause, petite rétractation du cou) blablablabla

20h34 - lagache "témoignages extremement forts" ... euh...  mal à l'aise lagache: je me fais un nom en lui rentrant dedans pour de faux ou je me fais une place dans le microcosme en servant la soupe en faisant en sorte qu'il s'en rende compte (il faut y aller franco pour ça)?

20h32 - il se paie pujadas "soyez un peu moins général": on va voir si il a des couilles pujadas: vas-y, des questions un peu plus fermées peut etre? histoire d'eviter le barratin habituel? genre "alors les prets subordonnés à 9%, m. sarkozy, c'est pour aider la bnp à niquer les autres banques européennes?"

20h31 - les régimes spéciaux: nouvelle provoc: "je vous ai bien baisés hein les chminaux hein, vot greve elle a servi à rien hein" (au fait, le régime spécial des flics et des militaires... euh...nan j prefere provoquer les cheminots)

20h29 - sarko: "le monde bouge": c'est le slogan de CIC, sur son produit optimum decembre 2009, écoutez ça c'est énorme.

20h27 - bien pujadas: "vous avez reculé sur l'école": hop un coup d'épaule nerveux. il s'autocaricature avec encore plus de précocité que chirac.

20h26 - houla le voilà qui redébite le vieux disque sur le partage "inepte" du travail, les 35h: pas bon pour éviter de lasser le téléspectateur

20h23 - le mot réflexe sort de la bouche de ferrari "concret, on veut du concret", evidemment facile d'ecarter tant c'est telephoné et imprécis. la comère qui sert la répartie nulle face au beauf qui a appris l'économie au bistrot

20h22 - le coup du pret: ça a pas loupé, "c'est qu'un prêt, et cher en plus", cf article precedent sur sauce. "sans controle c'est pas vrai": mouarf. "ça a rapporté de l'argent": déjà? faux

20h20 - question sur les greves: houla il nous refait le coup du "j'entends aussi ceux qui ne manifestent pas". ça il ne l'emportera pas au paradis

20h18 - "inquiets les français? mais bien sur ma'ame". et hop 5mn de logorrhée-enfoncage de porte ouverte

20h17 - bien malin qui aura vu le moindre piège dans le micro trottoir: belle sélection bien inoffensive

20h16 - pujadas: "entendre vos explications"... avec respect et déférence bien sur. pujadas n'aurait pas envisagé des questions aux réponses qui ne se posent pas?

20h13 - hop sur france2 avec mon bidule tnt. un bail que je me suis épargné la pollution intellectuelle qui émane de beauf 1er, qui semble prendre beaucoup de plaisir à se répandre ainsi dans l'espace infrmationnel public sans qu'à aucun moment les oreilles polluées ne puissent la lui faire bouffer en retour

20h04 - il parait que la scéance de pédagogie (trad: zavez rien compris à ma super politique tas d'cons) de ce soir passe sur RTL: on m'a donné l'idée d'un live blogging donc allons y
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Published by Martin P. - dans sarkozy
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 16:22
Laissons d'abord la parole à Jérôme Cahuzac: "Si je suis votre propos, il faut verser un dividende car les actionnaires ont souffert. Mais cela ne concerne pas ceux qui ont vendu (ils ne sont plus actionnaires). Ni ceux qui restent. Ils ne souffrent pas encore, leur perte est encore latente." ... "Vous dites que la majorité des résultats sera affectée aux fonds propres, mais c'est toujours le cas. D'habitude, le taux versement tourne de 40 à 50%. Il n'y aurait donc pas grand changement".  Et sinon, les paradis fiscaux, "c'est le côté paradis ou le côté fiscal qui fait que vous n'en avez pas parlé?"

Voilà ce qu'il est certain qu'on n'entendra pas ce soir. On aura comme d'habitude des questions très ouvertes, seront rapportées des "inquiétudes" auxquelles le très rassurant sarkozy nous répondra par la "pédagogie" de sa politique qui, c'est évident, n'appelle aucune question.

Par exemple, on évoquera que "les français ne comprennent pas les cadeaux aux banques". On nous répétera alors que ce ne sont pas des cadeaux mais des prêts vachement chers, et qu'en plus on a sucré les bonus des PDG. Problème, les prêts à 9% ne sont pas chers du tout, ce qui a même fait hausser le sourcil à la commission européenne. "Au Royaume-Uni, Barclays, qui n’a pas voulu des sous de l’Etat britannique pour ne pas se voir contraint de l’avoir à son conseil d’administration, a levé de plusieurs milliards de Livres auprès de fonds souverains du Moyen Orient pour un taux franchement prohibitif: obligations [...] rémunérées à 9,75 % et "reserve capital instruments" [...] rémunérés à 14 %" nous explique Nicolas Cori. Ce qui relativise la dureté en affaires de sarko. En effet, la présence d'un oeil extérieur à un conseil d'administration est plus gênant qu'on croit: délicat de ne plus pouvoir discuter exclusivement entre gens "sérieux", d'avoir des oreilles intruses dans les comités de rémunération, d'avoir des yeux indiscrets sur le détail des résultats et la réalité des opérations comptables...
Bref, on ne s'étonnera pas que ces "titres subordonnés" (apports en capital sous la forme d’obligations sans échéance de remboursement et sans droit de vote), qui privent l'Etat de tout siège au CA,  dont la rémunération est volontairement faible, et qui ne sont pas conditionnés à la suspension du versement des dividendes,
traduisent en réalité une pure logique de continuation du business "as usual" si on sait que ce dispositif a été inspiré à sarkozy par Michel Pébereau, président de la BNP.

Le pire est que même dans une logique de "business", on peut se demander s'il est bien sérieux de continuer à sortir des milliards de dividendes des comptes de l'entreprise, alors que dans le contexte de crise le risque porte sur la pérennité même de cette entreprise. De ce point de vue, on peut se demander si elles maintiendraient le même niveau de dividendes dans le cas où l'Etat n'aurait pas apporté ses milliards: probablement pas. CQFD: il s'agit bien d'un cadeau.



En fait, on peut se laisser aller à penser que cette frénésie à rémunérer le capital n'est pas induite par le souci de subvenir aux besoins des "pauvres actionnaires", mais bien plutôt de continuer la course à l'échalotte qui a déjà foutu l'économie mondiale dans la merde. On s'explique: quand bien même on serait "raisonnable" dans le versement de dividendes, il y aurait toujours la possibilité de rémunérer le capital indirectement par rachat d'actions. Le rachat d'actions diminue le nombre de celle-ci et surtout maintient voire tire le cours de bourse vers le haut.
Or, si le brave banquier aime que le cours de bourse soit haut ou que les actions soient bien rémunérées, c'est pour que la rentabilité à la fin de l'année soit bonne, être bien classé dans le palmarès du casino mondial, et attirer un peu plus d'actionnaires. Le cas échéant, cela permet aussi au PDG d'envisager des OPA ou des OPE sur ses petits copains banquiers qui auraient été un peu moins loin dans la course à l'échalotte.
On résume: mieux vaut risquer de se casser la gueule en continuant la course que de consolider sa barraque quitte à perdre du terrain, car à l'arrivée, celui qui aura continué la bidouille pour faire gonfler artificiellement son titre et sa valorisation va pouvoir bouffer celui qui aura assaini ses finances mais sera moins riche en monnaie de singe capitalistique.

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PS1: l'article est déjà long mais il est indispensable de relever les dernières de parisot:

* "la crise est comme une tempête et je pense qu'il est de peu d'efficacité de protester contre la tempête" nous dit-elle. Comme on ne réforme ni ne moralise la météo, on suppose que ce n'est pas utile de l'interroger sur une quelconque régulation.

* Suite à la décision d'Obama de plafonner à 500 000 dollars la rémunération des dirigeants des entreprises aidées, parisot nous dit: "C'est le risque que partent des hommes ou des femmes qui sont peut-être pour partie responsables du drame économique actuel. Mais qui sont aussi les plus compétents pour mettre en place les solutions". Ah, ces patrons, le monde entier nous les envie, c'est bien connu. Allez, il n'en coute que 2 millions de dollars, qui en veut?


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PS2: voir aussi les articles du Canard de décembre et janvier rapportant les taux de profit réalisés par les banques sur les découverts, les crédits à la consommation ou même les crédits immobiliers. Les banques profitent des faibles taux qui leur sont actuellement accordés par les banques centrales sans les répercuter à leurs client, ce qui leur permet d'encaisser de très confortables marges en ce moment même.
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Published by Martin P. - dans économie
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 00:55
Le sujet est scabreux, mais comme deux évènements de l'actualité suscitent des réactions autour de ce thème, à savoir l'apparition du blog "femmes engagées" et la sortie du livre de Ségolène Royal "Femme debout", c'est l'occasion de deux remarques, sur des femmes en politique donc:

Le principe d'un "blog de filles" reçoit des critiques au nom de l'antisexisme. Sur ce thème, on repère malheureusement la confusion entre "être égal" et "être identique": l'égalité, qu'elle soit entre les sexes ou d'ailleurs les couleurs de peau, ne signifie pas qu'il faille nier les différences. C'est ainsi que des antisexistes, ou d'ailleurs des antiracistes, en niant des différences (au lieu d'en affirmer l'égale dignité), se retrouvent à défendre leur cause avec de mauvais arguments et donc à la desservir*.
Un aspect plus pervers de cette argumentation qui se veut antisexiste, c'est de dénoncer comme sexiste la revendication d'une certaine féminité et de son droit de cité: ce rejet revient à imposer le status quo d'une vie publique dont les codes masculins largement dominants sont implicitement donnés pour universels.
Bien sûr, s'agissant de politique, on objectera avec raison le nécessaire universalisme des valeurs défendues. Mais le militantisme peut légitimement être jugé excessivement masculin, dans son approche et dans ses relations interpersonnelles. Si celles qui souhaitent une action collective plus féminine ne parviennent pas à exprimer cela autrement que par un collectif de femmes, alors pourquoi pas. Enfin, le bloguage est aussi un exercice d'écriture et on ne voit pas pourquoi un blog collectif revendiqué comme féminin serait moins légitime qu'un jury littéraire composé de femmes comme par exemple celui du "prix femina".
Bref, on peut passer beaucoup de temps à démêler les raisons qui fondent telle ou telle différence, entre les sexes, ou de la nature plus ou moins sociale de ces déterminismes, mais auparavant il est utile d'identifier des fourvoiements à éviter:
* l'existence de différences n'est pas en soi une si mauvaise chose.
* l'universalisme, ce n'est pas affirmer que la féminité n'existe pas.
* l'expression d'une part de féminité ne préjuge en rien d'une capacité à l'universalité.




(La deuxième remarque fera un peu antithèse, en apparence, mais -on se rassurera- il n'y aura pas de synthèse)

Lionel Jospin, qui a le sens du paradoxe, l'a pointé: dans son livre, Ségolène Royal évoque "Mme Strauss-Kahn" et "Mme Jospin", ("Je crois que Mme Jospin ne m’aime pas beaucoup. Pas plus que Mme Strauss-Kahn."). Elle réduit ainsi Anne Sinclair et Sylviane Agacinski à leurs rôles d'épouses, une manière de leur marquer une antipathie réciproque semble-t-il. Jospin rapproche cette réflexion quelque peu misogyne avec la posture de Ségolène Royal qui oscille entre revendication du féminisme et de la féminité, et il ne relève pas cette contradiction tout à fait par hasard.
L'originalité, entre autres, de Ségolène Royal par rapport à d'autres femmes politiques est de rappeler volontiers qu'elle est une femme, parfois d'en jouer (pas toujours à propos), et de revendiquer aussi une part de féminité dans son style et sa démarche. Disons-le, on peut légitimement lui donner raison tant il est fait peu de place aux femmes en politique et tant cet univers est masculin. Cette posture explique peut-être aussi une part de son succès.
La difficulté est que Ségolène Royal semble mettre sur le compte de cette féminité un autre aspect de sa démarche: une forme de dérobade politique permanente, un refus de se placer dans le champ de bataille idéologique, une sorte de vélléité de "présider" au combat politique plutôt que de s'y inscrire pleinement.  Or, si la confusion entre ce déficit de politique et le renouveau féminisé de la politique proposé par ailleurs sert Ségolène Royal, notamment pour désarmer les critiques, il dessert assez puissamment la cause féministe.

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* On voit malheureusement assez souvent des antiracistes se faire piéger par ceux qui veulent utiliser des différences pour suggérer une infériorité. Les discours racistes mélangent toujours des différences réelles (physiques le plus souvent) et des différences qui n'existent pas, ou font des amalgames entre des caractères qui ne se confondent pas. Il est alors toujours rageant de voir le contradicteur antiraciste se laisser emporter dans une logique de négation de toutes les différences quelles qu'elles soient. Ce fut trop souvent le cas par exemple avec zemmour qui du coup a joué là-dessus. Le mot "race" n'a pas de sens appliqué à l'homme, sauf à expliquer qu'il faille trier les individus selon des critères édictés par une certaine idéologie, pour ensuite mener une politique visant à atteindre une certaine "pureté" du groupe d'individus sous ces critères: on aura reconnu le nazisme. Cela posé, vouloir réfuter le nazisme en niant l'existence de blonds aux yeux bleus et de métèques au nez crochu part d'un bon sentiment mais ne réfute rien du tout. Ce qu'il faut y opposer est la variété infinie des différences et la liberté de chaque individu de se mêler à qui bon lui semble: il s'agit là d'une confrontation politique et non d'une polémique de pseudo-naturalistes.
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Published by Martin P. - dans Ségolène
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 11:26
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31/01/09 -
"Deux cultures se confrontent: ceux qui disent 'nous sommes avec Ségolène, peu importe ce qu'elle dit' et l'autre qui dit 'nous sommes avec Ségolène" en expliquant pourquoi. C'est l'opposition entre "le passionnel et le politique", selon un responsable. Nouvelobs

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27/01/09 -
«Nous nous sommes réunis ici à Washington, à la mi-novembre pour dire que nous allions recapitaliser les banques, révéler leurs pertes, mettre en place des plans de relance», «Mais très peu a été fait. Je ne dis pas que rien n’a été fait. Mais cela bouge, très, très lentement.» DSK

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26/01/09 -
L' "invasion" venue d'Afrique : le vilain lapsus d'Eric Besson

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26/01/09 -
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26/01/09 -

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26/01/09 -
(cliquer sur l'image)
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24/01/09 -
"De manière anecdotique, cette exaltation identitaire a débuté dans les années 80, avec le choix des prénoms des enfants ... ; et on ne s'étonne plus aujourd'hui qu'un ministre de la République prénomme sa fille Zohra." Zemmour

-> on avait pas entendu zemmour s'étonner qu'une ministre de la république s'appelle Rachida, une défaillance?

décidément très con, zemmour

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24/01/09 -
Ce dont les différents articles de presse ne rendent pas bien compte, c’est le déploiement impressionnant de forces de police autour de tels déplacements : rues bloquées, avenues fermées et même … snipers sur les toits. certains sont arrivés aux épreuves en retard - très stressés, on le comprend - , d’autres n’ont pas pu arriver. Les premiers ont eu moins de temps que les autres pour leur examen, les seconds ont manqué leur épreuve et sont condamnés à passer le rattrapage. Ajout du 15 janvier : Nicolas Sarkozy s’est déclaré “choqué de voir les images de gens qui n’y étaient pour rien pris en otage”. Il évoquait évidemment la grève à la gare St Lazare …
Darmaisin

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24/01/09 - "Nous désirons un plan de relance économique directement bénéficiaire aux salariés et à l'emploi, et non pas des cadeaux aux banques et aux entreprises qui manquent de transparence"


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24/01/09 -
le militantisme façon Obama expliqué dans ses détails par Benoit Thieulin:


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22/01/09 -  "Va-de-la-gueule et du menton mais bras et jambes gênés aux entournures, notre président élu incarne parfaitement en effet la petitesse arrogante de la France dans le monde." Éric Chevillard via Radical Chic

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21/01/09 -
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19/01/09 -
"La France ne doit plus sombrer dans les régicides révolutionnaires, osons la restauration monarchique rapide à 5.5%, le peuple se doit de se rallier à un nouveau régime sans sel mais avec diète éthique, saurons nous nous serrer la ceinture ?" "Signataires vous devez l'être, sans état d'âme puisqu'ils se chargeront de penser pour vous. Plébiscite pour une méritocratie autocratique et non autocritique, tel est le plat unique, il y aura à boire et à manger, mais qu'importe pourvu que nous ayons l'ivresse des grands choir." PETITION pour Jean 1er (ministre)

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17/01/09 -
Jubilatoire billet de Vogelsong sur la corruption morale de la France sarkozyenne. Je résume:  sarkozy est une souillure pour la France, mais celle-ci s’est enduite de cet excrément et elle en a joui.

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16/01/09 - "
Si j'étais salarié à la SNCF, je serais probablement chez Sud, ou pas bien loin. Dans un tel environnement hostile, à force d'être désigné à la vindicte, à force d'entendre des millions de couillons qui ne connaissent rien à mon métier expliquer pourquoi je devrais fermer ma gueule et conduire mon train, je finirais par abandonner la posture du gentil modernisateur qui se fait mettre par la négo pour défendre mon bifteck coûte que coûte." Radical Chic

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15/01/09 - Cet automne, pour obtenir leur appui, Mme Royal avait du mettre sa candidature « au Frigidaire »… avant de la ressortir prestement à la veille du congrès et de s’imposer sans coup férir pour partir à la conquête du PS. Les initiateurs de Lespoiragauche.fr ne l’ont pas oublié. Leur état d’esprit, c’est un peu « Ségo, mais pas trop ».
Jean-Michel Normand

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15/01/09 - De la poétique de la relation à la politique de la relation?
Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau. Lundi 19 janvier à 20h30, une soirée avec les auteurs et Edwy Plenel à La Maison de l’Amérique Latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris.

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15/01/09 -
«Lui en tout cas a été un député fainéant. En tout et pour tout, il a parlé moins d’une heure dans l’hémicycle pendant les 12 années où il a été député mais il a été payé à temps complet!» René Dosière

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14/01/09 - Des salariés pour le travail dominical ? Des patrons les payent pour aller manifester ! - source originale: FO

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14/01/09 - France 2 déprogramme un documentaire très critique sur l’accès aux soins

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13/01/09 - antipub: des succès pour paysages de France et les déboulonneurs. «Le caractère symbolique de la dégradation dans un contexte non violent visant à interpeller les citoyens sur les dérives de la publicité, l'absence d'antécédents judiciaires et l'absence de trouble à l'ordre public amènent la juridiction à prononcer une dispense de peine»

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13/01/09 - c'est la honte


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11/01/09 - "l'absence de juge d'instruction renforcera les pouvoirs du parquet et de la police". "Nous assistons à une véritable reprise en main de l'institution judiciaire par le pouvoir politique" - Van Ruymbeke

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11/01/09 - "Si on se couche au profit de la ministre, on est augmenté"

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10/01/09 -
L'urgentiste de France 2 est, à ses heures perdues, secrétaire national de l'UMP, et membre du comité exécutif du parti. Sans oublier ses mandats de secrétaire départemental adjoint de l'UMP dans les Hauts-de-Seine, vice-président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, et maire de La Garenne-Colombes, tous ces renseignements étant mentionnés sur son blog ainsi que sur sa page Wikipedia. @si vous expliquait déjà cela le 30 décembre.

A aucun moment de l'entretien, même lorsque l'interviewé prend position sur la loi Bachelot, ces fonctions ne sont évoquées. Le "synthé" de présentation de France 2 (voir dans la vidéo ci-dessus) se contente d'indiquer : "Chef de service des urgence à l'AP-HP Beaujon (Clichy)".

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09/01/09 - Six titres de presse (Marianne, Le Nouvel Observateur, Charlie Hebdo, Les Inrockuptibles, Mediapart et Rue 89) lancent un Appel commun pour l’indépendance et le pluralisme des médias et contre ce qui s’apparente à une succession de régressions démocratiques


09/01/09 - Il faut "un président capable de hiérarchiser les problèmes et de se consacrer à l'essentiel, pas un président touche à tout, pas un président qui ne répond pas aux questions des Français, pas plus d'ailleurs que des journalistes"

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08/01/09 - "Il est sans doute indispensable de réformer en la matière, mais, comme toujours avec l'actuel Pisistrate qui préside aux destinées de ce qui fut un grand peuple, les dysfonctionnements d'une institution sont le prétexte à préparer, imposer et instituer le pire."...
"lorsque le chef de l'Etat s'arrange pour limiter le droit d'amendement au Parlement, ce qui, aux yeux de l'éditorialiste émollient numéro 1 de RTL (Alain D.) constitue un "renforcement continu de l'executif", le numéro 2 (Jean-Michel A.) s'empresse d'ajouter: "il faut convenir que l’opposition en fait parfois un usage délirant". Et voilà! Le tour est joué! Méchante opposition qui adopte un comportement "délirant"... On attend avec impatience le jour où le même éditorialiste jugera que le président a un comportement "délirant""
Bruno Roger-Petit

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08/01/09 - "la rémunération à 9% des fonds avancés par l’Etat ne peut naturellement pas être comparée avec la rémunération d’un simple épargnant qui a placé ses économies dans un livret A. ...  au Royaume-Uni, Barclays, qui n’a pas voulu des sous de l’Etat britannique pour ne pas se voir contraint de l’avoir à son conseil d’administration, a levé de plusieurs milliards de Livres auprès de fonds souverains du Moyen Orient pour un taux franchement prohibitif: sous forme d’obligations convertibles obligatoires rémunérées à 9,75 % et d’instruments de réserve en capital, rémunérés à 14 %" - Nicolas Cori

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06/01/09 - "
Cette distinction décernée par vous est incompatible avec cette non-réponse de votre part."

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05/01/09 - "Le parquet reproche à l'ancien conseiller de François Mitterrand 160.000 dollars versés à sa société de consultants ACA par les vendeurs d'armes. Il est accusé d'avoir en contrepartie usé de son influence" France soir

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05/01/09 - lefebvre futur parachuté à l'économie numérique: "le web 2.0? euh, le web quoi"

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04/01/09 - "Le blocus sur terre, sur mer et dans les airs contre un million et demi d’êtres humains est un acte de guerre, tout autant que tout largage de bombes ou tirs de roquettes." "à l’époque, l’OLP était considérée comme le principal ennemi, Yasser Arafat était le Diable. Le mouvement islamique prêchait contre l’OLP et Arafat, et a donc été considéré comme un allié." "Le calcul est celui-ci : si toute les infrastructures permettant la vie quotidienne dans la bande de Gaza sont totalement détruites et que l’anarchie totale s’ensuit, la population va se soulever et renversera le régime du Hamas. Mahmoud Abbas reviendrait alors dans la bande de Gaza dans les chars israéliens." "Al Jazeera diffuse des images atroces ... Des millions de spectateurs voient ces terribles scènes... Ces images sont inscrites en leurs esprits pour toujours... Toute une génération d’ennemis. C’est un prix terrible" "Toute une génération de dirigeants arabes, imprégnée de l’idéologie du nationalisme arabe laïque, pourrait être balayée de la scène. Dans le monde Arabe, la seule alternative viable est celle de l’idéologie fondamentaliste islamique." -
Uri Avnery

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03/01/09 - "Le sondage le plus détaillé sur l’opinion des Palestiniens, réalisé par l’Université du Maryland, a révélé que 72% veulent une solution à deux États sur les frontières de 1967, alors que moins de 20% veulent récupérer l’ensemble de la Palestine historique." Johann Hari

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03/01/09 - "Un gros titre flatteur pour Nicolas Sarkozy, réalisé à partir d'un sondage qui dit les choses "un peu" - beaucoup... - autrement ?

Voilà une discipline qui reste visiblement, début 2009, l'une des spécialités du Figaro..." Birenbaum


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02/01/09 - jeunes ump, même pas un fake:

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02/01/09 - 41 milliards de dividendes en 2008 : vive la crise !
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 13:34
Que reste-t-il pour se faire entendre dans la France de sarkozy? poser la question c'est y répondre: la rue.


Voilà 7 ans finalement que Beauf 1er squatte les écrans, les postes de pouvoir, caporalise son parti, joue alternativement de la séduction et de l'intimidation avec le journalisme mondain (une technique à la portée de tout petit caïd décidé à ne rien respecter), ne s'interdit aucun coup bas, se joue des règles, du droit, voire même de la constitution quand il ne la joue pas aux dés, impose une politique déterminée par l'idéologie rentière et le capitalisme de copains, se fait le porte parole de Bouygues et Pébereau tout en organisant son inacessibilité et en muselant les contre-pouvoirs, en s'épargnant même 7 années durant le risque d'un débat à égalité de temps de parole avec son contradicteur, à la notable et triste exception du débat d'avant second tour...


Pourtant, ce n'est pas peu dire que sa politique économique est merdique: la couteuse défiscalisation des heures sup est aujourd'hui confirmée comme frein à l'embauche, le plafonnement des droits de succession ou l'abaissement du bouclier fiscal sont purement idéologiques, sa volte face apparente au moment de la crise n'a débouché sur rien en matière de régulation, son micro-plan de relance repose sur la bonne volonté des mêmes banquiers qui ont joué l'économie mondiale aux dés, et son pseudo-volontarisme se traduit par un désengagement de l'Etat tous azimuts y compris sur ses fonctions essentielles (santé, éducation), sur les secteurs stratégiques (privatisation rampante de l'énergie), sur l'aménagement du territoire et l'action publique locale (non versement des sommes dues aux collectivités locales). Ajoutons une action jamais démentie et pernicieuse de sape des syndicats et du droit du travail.

Bref, pour toutes les raisons finalement citées dans la Déclaration commune, Propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
, on va aller manifester aujourd'hui.

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 14:26
"Le journaliste français est conduit à ne plus produire que ce dont sarkozy est la source. Parfois avec des petits bémols, souvent avec emphase." En écrivant ça, je ne pensais pas qu'un jour on aurait un aveu de la part d'un de ces journalistes à Ray-Ban, aussi net que celui de Christophe Barbier sur France-info jeudi dernier:

"Donc oui, dans un système politique français que le président a grandement centralisé, eh bien c'est par l'Elysée, c'est par le soupirail sarkozy que nous devons, nous, regarder pour décrypter l'actualité politique"
Le son en mp3 est ici.

Notons que le journaliste de France-info interrogeait le directeur de l'Express (que Schneiderman appelle fort justement l'organe central du carlabrunisme) sur le nombre de unes consacrées par cet hebdo à sarkozy:





Comme l'explique wikipedia, "la joie du ravi est démonstrative et communicative, il prête à rire avec ses bras en l'air et sa tête d'étonné. Le ravi est un personnage attachant, on dit qu'il est un "simple d'esprit". Autrefois on disait que chaque village avait son "idiot du village", son fada".

Evidemment, la problématique de la distance à l'objet étudié ne date pas d'hier, mais la glose qui nous est servie par le journaliste de compagnie sur ce thème l'est chaque fois pour éviter d'aborder le vrai sujet: l'addiction, l'imprégnation, voire, comme nous l'explique maintenant avec gentillesse Barbier, la pure sarko-dépendance qui fait que le journaliste de compagnie s'alimente de sarkozy, rien que de sarkozy, de tout sarkozy.

L'Express a beau jeu de s'interroger "sarkozy tient-il les médias?": le groupe Roularta, propriétaire de l'Express, ne présente pas les mêmes conflits d'intérêt avec le métier d'informer que Lagardère, Dassault, Arnault, Bouygues ou Bolloré, mais en l'occurence sarkozy n'a nullement besoin de "tenir" un cabot si bien apprivoisé que Christophe Barbier, qui se contente qu'on lui lance un nonos de temps en temps.

Evidemment, on remarquera que ce goût pour les couv' sarkozyennes n'est pas sans conséquence du point de vue de la propagande au sens propre: les couv de l'express et autres Le Point, placardés sur les kiosques, ont plus de visibilité que les pauvres collages d'affiche autorisés aux partis politiques, donc uniquement sur les tristes et rares "panneaux associatifs":

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 18:51
"Etreinte fatale": on trouve l'expression chez wikipedia pour traduire deadlock*. Elle convient assez à la situation tant elle traduit l'imbrication territoriale, historique, voire religieuse, au proche-orient. Sur ce sujet plus que d'autres, les discussions conduisent chacun à avancer des arguments qui s'empilent en une accumulation de points de discorde pour reproduire le plus souvent le processus de guerre à l'oeuvre depuis 50 ans entre israeliens et palestiniens.

Néanmoins on sent bien au long des discussions avec les uns et les autres que le processus entraine à avancer des arguments auxquels on peut à la réfexion renoncer, au moins dans un premier temps. Certes, il s'agit souvent dans ces cas d'aspects périphériques, mais la complexité est tellement grande que, peut-être, c'est en introduisant de minuscules degrés de liberté dans les têtes partout où c'est possible, y compris en France, que l'on peut progressivement dénouer l'étreinte si puissament enserrée sur ce petit bout de terre... ceinte.



On osera quelques exemples, bien que le niveau de détail et de précautions forcément insuffisants rendent la chose assez périlleuse:



"Etat Juif" et exception historique à la laïcité

Pour un esprit laïc français, le caractère juif de l'Etat d'Israel est difficile à appréhender, et est souvent à l'origine d'une défiance de principe. Mais ce point de blocage pourrait être levé dans ces esprit s'il était remis dans sa dimension historique:
D'une part, la Shoah singularise malgré tout, historiquement, les juifs, et fonde largement le principe d'un Etat juif. Cette singularité forme une exception du point de vue laïc, et celui-ci doit l'accepter s'il n'est pas dogmatique.
D'autre part, ce caractère n'est pas une donnée pour l'éternité: il fait débat, même minoritairement, en Israel. La laicité en israel peut très bien progresser, mais sera plus une conséquence de l'évolution géopolitique qu'un facteur de cette évolution. En particulier, on peut imaginer qu'avec l'émergence d'un Etat palestinien viable, vivable, et pourquoi pas prospère, la donnée démographique et confessionnelle implicite à cette question (la question de la "majorité juive" et d'une minorité musulmane croissante) pourrait bien se redistribuer sur deux Etats et détendre les crispations.



La démocratie tolérante et moderne contre les fachos intégristes archaiques

On reconnait légitimement en Israel une société démocratique et tolérante, de progrès. Mais réduire le problème à "démocrates contre fachos", et utiliser l'effet rhétorique consistant à identifier le contradicteur pro-palestinien à un soutien du Hamas et toujours se limiter au thème du terrorisme, c'est s'inscrire dans le processus de blocage. C'est aussi endosser la thèse du choc des civilisations.

Cette réduction est par nature aveugle à la complexité, elle est aussi contestable dans son argument:
- On accuse le hamas de jouer sur la martyrologie, mais l'inspiration initiale est-elle authentiquement islamique? Les chrétiens n'ont ils pas été les premiers à systématiser le martyr volontaire, ainsi que l'iconographie idoine? On voit que l'islam n'a pas le privilège de l'instrumentalisation politique du martyr...
- On se fourvoie aussi en décontextualisant et déshistoricisant certaines références, notamment dans les écrits de l'Islam. Si on suit la logique qui inspire certains contempteurs islamophobes, ne devons-nous pas, nous français, nous rappeler que nous sommes aussi le peuple qui braille à chaque occasion "qu'un sang impur abreuve nos sillons"? On aura raison de rappeler nos références historiques, mais il faut aussi le faire pour celles des autres.

Enfin, il serait bon que nous français fassions preuve de quelque pudeur. Notre passé colonial ne parle pas pour nous, et nous avons dans notre histoire une guerre d'Algérie qui par certains aspects montre que la soi-disante "lutte contre les terroristes" (même si ces terroristes ont existé) mène rapidement au terrorisme d'Etat.

Quant à l'efficacité de la posture, on a jamais vu que ce type d'alternative, dans la lignée du "pour ou contre le FLN" ou du "pour ou contre Saddam Hussein", fut si fertile en scénarios de sortie de crise.

Donc oui à la prise en compte de la dimension fanatique de certains acteurs, non à la réduction à ce seul aspect, qui ne peut non plus servir de caution au bellicisme.



Prison à ciel ouvert et exigences non-exigibles

A la légitimité du Hamas comme parti désigné par les urnes, certains** objectent la "misère et l'illetrisme" qui ont présidé au scrutin, pour le contester. Le contresens est flagrant. Tous ceux qui ont mis les pieds à Gaza, même bien avant le conflit ouvert actuel, ont décrit ce territoire comme une prison à ciel ouvert. Or, une prison n'est pas l'école de la paix mais de la violence. Les doctrinaires néoconservateurs se refusent à voir les faits, tant dans les conséquences de leurs politiques intérieure qu'extérieure: ils produisent ce qu'ils prétendent combattre.
Cette idéologie doit être radicalement combattue sans pour autant nier l'objet qu'elle prétend traiter: l'insécurité, le terrorisme. Il faut constater le terrorisme, et les terroristes, sans en admettre le caractère immuable, implicite dans la pensée néoconservatrice: il faut au contraire poser son évolution comme objectif, et la prise de contact progressive comme méthode. L'OLP en a fait la preuve et Rabin l'a théorisé: combattre le terrorisme comme s'il n'y avait pas de négociations, et négocier comme s'il n'y avait pas de terrorisme.
Il y a donc quelque obscénité à s'étonner de l'émergence de "foyers de guerre et d'intégrisme"** quand toutes les conditions ont été créées pour. C'est donc aussi ces conditions d'émergence qu'il faut traiter: lutter contre la "misère et l'illetrisme" plutôt que contre ses conséquences.
Il y a aussi quelque obscénité à avancer sur le terrain des mauvaises surprises électorales quand le fait d'être président élu n'aura guère valu à Arafat tellement plus de considération que le Hamas. On voit que l'idéal démocratique est desservi quand cet idéal est posé en préalable: ce préalable implicite des prétendus amis de la démocratie interdit en réalité la mutation démocratique.

Mais on dit que des contacts, même indirects, ont eu lieu entre émissaires israeliens et du Hamas, avant les combats: peut-être y a-t-il dans chaque camp des bonnes volontés minoritaires qui pourraient dans l'avenir se poser en alternative aux belligérants actuels.



Compassion et réflexion, le tort de donner raison aux faibles et le refus de la donnée sociale


L'image de la misère et des massacres gêne. Pour accréditer l'idée d'une pensée vraiment sereine et distanciée, on évoque donc la nécessaire compassion, mais pour mieux relativiser le drame et adopter la position "courageuse" selon laquelle le mal est nécessaire. Il y a une part de vérité dans la posture, tant les images de la guerre saisissent et conduisent parfois à ne plus y voir clair. Mais soupeser le vocabulaire  de l'horreur tout en se plaçant tranquillement en spectateur est un exercice un peu malvenu. C'est la difficulté et le paradoxe à gérer: vouloir la paix tout en ne minimisant pas la guerre, sachant que la simple description du massacre peut inciter à la haine, mais que l'omission du drame incite tout aussi bien à la haine.
Cette guerre prépare donc évidemment la prochaine, elle est inutile.
Si un cessez-le-feu intervient, la seule chance de sortir du processus de guerre est de donner la priorité à l'aide civile, en proportion égale à l'effort militaire. Cette leçon n'a été retenue ni en Palestine, ni en Irak, ni en Afghanistan. C'est pourtant un peu celle que les occidentaux devraient connaitre le mieux, ayant expérimenté les conséquences politiques du comportement vexatoire des "vainqueurs" d'après 14-18, qui a largement préparé la seconde guerre (on rappelle d'ailleurs à l'occasion de la crise financière actuelle que le poids des "réparations" a aggravé en Allemagne la crise des années 30), puis connu les effets des plans d'aide à l'Allemagne et au Japon après 45, qui ont au contraire préparé la paix.
Ce n'est pas faire deux poids deux mesures que de dire qu'Israel a plus de responsabilités en tant que puissance archi-dominante dans la région. Ce devrait être son rôle que de soutenir, voire porter pleinement un plan de reconstruction, des écoles, des hopitaux, plutôt que des colonies.

Parmi les exemples de l'aveuglement dans la relativisation, contre-productive, du drame,  on trouve le pauvre BHL: "Et quant au fameux blocus intégral, enfin, imposé à un peuple affamé, manquant de tout et précipité dans une crise humanitaire sans précédent (sic), ce n’est, là non plus, factuellement pas exact : les convois humanitaires n’ont jamais cessé de passer, jusqu’au début de l’offensive terrestre, au point de passage Kerem Shalom ; pour la seule journée du 2 janvier, ce sont 90 camions de vivres et de médicaments qui ont pu, selon le New York Times , entrer dans le territoire"
Bernard devrait s'aviser que si cette aide existe effectivement, elle n'est qu'une aide de subsistance, consistant à livrer le fioul nécessaire au maintien de la production électrique, le gaz, et moins que le nécessaire en vivres et médicaments: elle n'a aucunement interdit la "misère" justement admise par Val mais pour fonder un mauvais raisonnement**.



Aux outrances consubstancielles de la guerre, des outrances de vocabulaire inutiles

La guerre n'est pas propre, mais les militaires israeliens ne sont pas des criminels.
D'un côté, on nous explique que l'on fait preuve de "retenue", on relaie la communication de Tsahal, qui se perdrait en précautions à chaque coup de feu ou bombe larguée, on "apprend" qu'on téléphone aux civils d'un quartier avant son bombardement, qu'on localise précisément chaque cible avec des moyens techniques admirables. Certes, une guerre "sale" et aveugle à la Saddam Hussein ferait encore plus de morts, mais la guerre propre n'existe pas, la propagande militaire est illusion, et on a jamais vu des armées d'enfants de choeur, ni une milice choisir de l'affronter dans la plaine et en rang serrés alors qu'elle se bat chez elle.
De l'autre côté, on parle de génocide voire de nazisme. Tsahal est une armée certes, mais suffisament sale comme ça en tant que telle pour ne pas avoir à l'assimiler aux nazis. Il serait utile de se retenir de verser ces mots à la fois faux et trop lourds pour ne pas peser à l'avenir.
En réalité, la responsabilité des morts civiles n'est pas celle des militaires, mais des politiques: les morts de cette guerre sont la conséquence de la décision initiale de son déclenchement, et ce déclenchement est la conséquence de leur indécision quant aux territoires concernés.


Rusticité et incurie politique derrière l'illusion de la retenue et de la modernité militaire


Tout se passe comme si l'excellence militaire de leur pays amenait les responsables politiques israeliens à ne pas assumer pleinement leur responsabilités. Dès lors que la solution militaire est une option dont les pertes pour leur pays sont à peu près garanties comme relativement faibles, ils y ont recours sans réticences excessives. Reste à savoir quelle est la part de l'auto-intoxication dans la prétendue "propreté" de leur armée.
Pendant longtemps, l'objectif non-officiel du "grand israel" inspirait la stratégie, et était une des principales sources de la perpétuation du conflit. Cet objectif a été abandonné de manière assez nette par Barak puis Sharon. Depuis, l'absence de doctrine claire et le flottement politique ont favorisé le pourrissement. Et le Hamas n'a pas peu contribué à rendre le conflit inévitable, à tel point que l'incurie de l'exécutif israelien parait presque seconde.

Les accusations infamantes contre la politique israelienne sont contre-productives, car en réalité elles escamotent ses carences réelles qui, elles, pourraient être entendues et corrigées. Ce qui devrait être stigmatisé n'est pas une ampleur génocidaire attribuée au massacre, ni une intention fallacieusement prêtée de détruire un peuple: ce qui devrait être durement dénoncé est la manière qu'a Israel de prétendre "communiquer" avec un peuple par les bombes, fussent-elles le moins meurtrières possibles.
Plutot que de parler au hamas, Israel "envoie des messages", ces messages étant blocus et bombes: non seulement le principe en lui meme est criminel (sans etre génocidaire), mais aussi cette forme de désinvolture traduit et diffuse l'idée un peu déshumanisée que se font les responsables israeliens du peuple palestinien. Cette impression est assez bien traduite ici par Glucksman, malgré lui, qui ose un "Il n'est pas disproportionné de vouloir survivre", ou par le CRIF qui a cru bon de ne manifester que pour les victimes israéliennes. Si les uns pouvaient essayer d'éviter de mépriser les morts des autres, dans un sens comme dans un autre, cela éviterait d'entretenir la haine.



La neutralité et l'équilibre, en soi, ne garantissent ni la raison ni l'apaisement.


On aura pas eu, ici, le souci de faire un décompte parfaitement à égalité entre les points implicitement adressés aux uns et aux autres. Cette contrainte que s'imposent la plupart de ceux qui n'ont pas pris parti est une gageure, et est en plus inutile. On peut être rangé par les uns dans le camp des autres, soit, mais on n'est pas mieux écouté quand ni les uns ni les autres ne parviennent à vous ranger. C'est que pour parvenir à une parfaite neutralité, la plupart du temps on ne dit rien de significatif. Ne rien dire n'apaise personne, et parler c'est souvent se voir immédiatement pris à partie. Il n'y a pas de posture équitable, et il n'y a pas d'issue à rechercher dans un ajustage de la balance. Et quand bien même on parviendrait par miracle à un strict équilibre des torts et des bons points, on serait à coup sûr à côté de la vérité, qui n'a aucune raison de se situer dans cet équilibre.

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* A deadlock is a situation wherein two or more competing actions are waiting for the other to finish, and thus neither ever does.

** "le Hamas a pris le pouvoir au terme d’élections qu’on s’entête à dire démocratiques, alors que la misère et l’illettrisme ont permis toutes les manipulations. Si, chaque fois qu’Israël se retire de colonies ou de territoires conquis en 1967, des foyers de guerre et d’intégrisme s’installent, comment veut-on que des élections démocratiques portent au pouvoir des gouvernements israéliens qui prônent la continuation des retraits ?" edito de P. Val

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 23:57
En allant chez Gael, je me suis rappelé qu'il fallait que je réponde au "petit livre rose". Mais je ne répondrai pas à la question, je me contenterai de rappeler au Monde que le plus grand interprète de tous les temps de la France, c'est Johnny. Donnez lui une merde il en fera un chef d'oeuvre.

Pour preuve je voudrais mettre les projecteurs sur une série qui mérite une publicité plus que flatteuse. Oui, ceci est un appel à buzzer, et à répandre la bonne nouvelle: internet peut vivre un grande expérience collective. Pour cela il faut écouter attentivement les titres ci-dessous, et surtout, faire circuler:





Vous savez maintenant qui a chanté les moments d'éternité ci-dessous. Comme je veux vérifier que vous avez bien tout écouté, il y a interro: il faut mettre un titre en face de chaque couplet.

"Des cheveux d'or dans le vent

Un cheval au grand galop
Et la fille qui riait
Cheveux d'or et cheval blanc
Qui m'a mis l'cœur au galop ?
Quand la fille m'a crié :
Ricard ! Ricard !"

"Mais tu as ri car
Oui tu as ri car
Tu avais pour t' remonter
Un petit secret bien caché
Et tu as ri car
Oui tu as ri car
T'as pigé, t'as tout perdu
Car j'ai chopé le Ricard"

"Vert comme un verre de Ricard
Que l'on boirait tous les deux
Frais comme le vent du soir
Quand est bleue l'eau de tes yeux"

"Qu'on me donne une guitare, une fille et un Ricard
Et puis plus rien, et puis plus rien
Qu'on me donne une guitare, une fille et un Ricard
Et tout ira, et tout ira
Bien!"

"On va trouver notre affaire
Derrière le comptoir, Edouard
Il y a là ce qu'on préfère
Il y a le Ricard, Edouard
Tous les bras en l'air
Et pas d'histoires
Tu vas nous servir un Ricard
Edouard"

"Quand nos corps sont épuisés
Par l'amour et qu'on est bien
C'est bon, quand on s'est aimé
Et qu'on est encore si bien
De boire Ricard
Comme un rayon de soleil"

"Mais Darling baby ne connaît
Qu'un tout petit mot de français
Et quoi que l'on veuille savoir
Elle répond toujours "Ricard""

"Il a pris dans sa poche
Et a posé sur le bar
Pour que chacun s'approche
Une bouteille de Ricard"

"Dis-moi gringo
Oui juste avant de mourir
Quel est gringo
Oui ton tout dernier désir
Dis-moi gringo ton dernier désir c'est quoi ?
Un... un Ricard ?
Salut gringo t'es mort heureux"


Voilà, c'était indispensable. Le moment le plus remarquable sur le plan musical, c'est à la fin de "Une guitare, une fille, et un Ricard"
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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 01:52
Obama est bon, mangez-en!

Bon, c'est un peu comme quand Rhône-Poulenc se cache derrière l'écologie Ushuaïa pour se racheter une conduite: après l'industrie pharmaceutique en générique de Nicolas Hulot, le fast food en générique de Barack Obama.
Enfin, c'est un peu comme la pub en fait, juste lourdement et vilement putassier.


Au fait, quelqu'un pourra me dire pourquoi le "big taste" a une durée limitée chez Mc Donald's?
Est-ce à dire qu'on risquerait de se rappeler qu'outre la sauce douceâtre et la saveur aigrelette de la tranche de cornichon, la sensation gustative "McDo" se ramène à mâcher du carton?
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