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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 14:45
Après le nettoyage anti-devedjian de l'UMP 92, après Bertrand secrétaire général, après Hortefeux vice président aux investitures...



jean sarkozy à l'UMP
... ET à Matignon!




(ce billet, le plus court jamais écrit ici, sur une inspiration de ruminances, illustration de CC)
(oui, "pretender" dans le sens des Platters est plutôt "simulateur", mais se comprend aussi comme "prétendant", ça colle donc parfaitement)
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Published by Martin P. - dans sarkozy
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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 18:31
Je le vois arriver gros comme une maison: le (ne)fast thinking risque de revenir au PS. Ségolène Royal s'apprêterait à proposer des primaires ouvertes. TRES BIEN. Mais par pitié, qu'on débatte du sujet, pas de qui "lance" le débat. Qu'on instrumentalise pas une vraie question pour s'en servir d'une arme dans les querelles internes. Qu'on ne fasse pas l'erreur de penser trop vite, de se laisser entrainer dans des échanges de mauvais arguments. Qu'on efface les personnes au bénéfice de la qualité du débat.
D'autant que l'idée de la primaire ouverte a été défendue, bien avant le congrès et au stade des contributions, par le courant Socialisme et Démocratie (Cambadélis inclus donc). Que Delanoë, même s'il s'y est dit opposé, s'était engagé à une consultation des militants sur le sujet. On s'en voudrait de penser que le but est de faire jouer les divisions au sein de la direction socialiste au moment de sa rentrée politique.

On a plusieurs fois défendu ici les primaires ouvertes, notamment dans le texte de soutien à la motion A:
"il faudra discuter de l'organisation d'une primaire ouverte pour la désignation du candidat aux présidentielles. Cette méthode a de nombreuses vertus, mais présente le défaut aux yeux des militants de leur retirer cette prérogative. Mais être un militant ce n'est pas seulement désigner un candidat. En outre, une primaire ouverte contraindrait les "présidentiables" à se placer dès le départ dans une logique de campagne nationale, a priori mieux susceptible de préparer politiquement les candidats. Elle les contraindrait aussi à parler non pas aux seuls adhérents du PS mais à l'ensemble des français, ce qui devrait débarrasser cette parole de ses insupportables précautions oratoires, de son langage codé, de ses évolutions infinitésimales."

Mais pour que ce principe soit adopté, il faut laisser une possibilité d'amendement, il faut que le débat soit ouvert et non pas "pour ou contre la proposition de untel". Si l'intelligence l'emporte, le PS peut se doter d'un dispositif efficace pour traiter la question des candidatures aux présidentielles et par contre-coup débarrasser les autres débats de cette question.
Si l'intelligence l'emporte... et donc ça ne se fera pas: la question de la désignation des candidats sera à coup sûr polluée par... les candidats.
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Published by Martin P. - dans PS
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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 13:00
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29/12/08 - Bonne prestation d'Eric sur la Radio Suisse Romande (à la fin).
idées claires exposées avec précision et fluidité. réponses calées sur les questions.

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28/12/08 - "Cette année encore est annoncé à grands renforts de "com" le "relooking" des voeux présidentiels."  "le
"chef de l'Etat" avait rompu l'an passé pour "être en direct", genre "moi j'enregistre pas, moi, je fais du direct, moi". Résultat, des voeux foirés sur le plan technique et foireux quant au fond. Visiblement le retour aux bons vieux voeux enregistrés en est la conséquence, mais personne ne vous le dira." Bruno Roger-Petit

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22/12/08 - UMP, "
Brice Hortefeux deviendra vice-président en charge des investitures". Quand on parle de verrouillage...

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15/12/08 -
Muntadar al-Zeidi est un héros: le geste que des milliards d'homme auraient rêvé de faire


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13/12/08 - "après un drame, certes, mais seulement un drame, vous proposez une fois encore le dérisoire panégérique de ceux que vous allez plus tard insulter leur demandant d’accomplir votre basse besogne (...)
De ce drame, vous faites une généralité, vous désignez ainsi nos patients comme dangereux, alors que tout le monde s’entend à dire qu’ils sont plus vulnérables que dangereux (...)
"Vous avez donc, Monsieur le Président, contribué à la destruction du lien social en désignant des malades à la vindicte, et ce, quelques soient les précautions oratoires dont vous affublez votre discours et dont le miel et l’excès masquent mal la violence qu’il tente de dissimuler.
Vous avez donc, sous l’apparence du discours d’ordre, contribué à créer un désordre majeur, portant ainsi atteinte à la cohésion nationale en désignant à ceux qui ne demandent que cela, des boucs émissaires, dont mes années de pratique m’ont montré que justement, ils ne pouvaient pas se défendre."
Lettre ouverte du Dr Michael Guyader
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12/12/08 -
"Lorsque Mme Merkel rappelle son attachement à l'économie sociale de marché, il s'agit d'une référence explicite à l'adoption en 1949 par sa formation politique, la CDU, des principes dits de Düsseldorf (...) le principe est celui d'un libéralisme modéré.(...)  "Le marché autant que possible, l'Etat autant que nécessaire." Pourquoi Paris et Berlin ne s’entendent pas sur la relance

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11/12/08 - "Rachida Dati, qui connaît les histoires de famille et du département des Hauts-de-Seine pour s’être occupée pendant quelque temps, en 2005, du secteur sensible des marchés publics, saura, le cas échéant, se rappeler aux bons soins de son protecteur" L'extravagante Mme Dati

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09/12/08 - "on ne peut pas être exigeant à l’égard de l’audiovisuel public et le laisser dans un état chronique de sous-financement.  Je préfère qu’il y ait un peu plus de publicité sur les chaînes publiques  plutôt que ces chaînes n’aient pas assez de moyens pour financer beaucoup de programmes de qualité" - nicolas sarkozy, L’Express, 15 février 2007

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08/12/08 - "The country with the highest number of insolvencies expected for next year is France with 63,000" - Company failures for reach record levels

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07/12/08 - Un spécialiste en bassesse qu'il faudrait dézinguer.

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08/12/08 - "Lorsque je suis intervenu à l'Assemblée nationale et que j'y ai défendu mon amendement écartant ce bouclier, la moitié de mes collègues UMP présents m'applaudissaient en se dissimulant derrière leur pupitre." Daniel Garrigue

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07/12/08 -
"Si les partisans de Ségolène Royal ont – bruyamment - exigé un vote nominal plutôt qu’un vote à main levée sur leurs amendements au texte d’orientation, ce n’est pas seulement pour casser l’ambiance ou gagner du temps. Il s’agissait surtout de faire passer – artificiellement - le score de la majorité en dessous de la barre des 50%." Puzzle socialiste

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07/12/08 - "Le but ? Chez Aubry, encore et toujours, écarter Ségolène Royal et les siens de la direction et de l'appareil du parti. Chez Royal, éviter d'intégrer cette direction considérée comme illégitime tout en passant pour des victimes." Sud Ouest

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06/12/08 -


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04/12/08 - "Crony capitalism is alive and well in France, and there is a large pile of cash under this Christmas tree. It could easily be misdirected. This is where it would be useful if France had potent legislative oversight, a functioning opposition, a vigilant press, and all those other accoutrements of a vibrant democracy." Art Goldhammer

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01/1
2/08
- "en se réfugiant dans le registre si commode du manichéisme le ministre de l'éducation comme le président de la République se dispensent d'offrir une réponse opérationnelle" Bertrand Delanoe, Le Monde

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01/12/08 - "Les votes les plus “massifs”, donc les plus suspects, avantagent donc nettement Ségolène Royal. Plus on élimine les fédés s’écartant de l’écart-type, plus la victoire de Martine Aubry est nette."  Le petit livre rose

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01/12/08 - "Il faut qu'il arrête d'être plus dur contre le PS qu'il ne l'a jamais été contre Sarkozy" François Lamy, très juste, sur Valls

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Published by Martin P. - dans brèves
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 14:52
Quelques remarques au préalable, puis une hypothèse qui n'a pas été beaucoup évoquée:

* 300 000 euros au total. Tiens? à peu près le montant en cause dans l'affaire de l'appartement construit pour sarkozy sur l'île de la Jatte, celle Ie sitée sur la commune de Neuilly, dont l'ancien maire disait qu'on ne pouvait plus rien construire et surtout pas des HLMs. Une affaire instruite, et enterrée façon première classe, par le procureur de Nanterre Philippe Courroye. Celui-ci présente la particularité d'avoir été nommé là par l'exécutif contre l'avis du Conseil Supérieur de la Magistrature, et par ailleurs d'être un "visiteur du soir" de l'Elysée. On rappellera par ailleurs à propos de l'ancien président du conseil général des Hauts de Seine que la garde des sceaux n'a pas réellement démenti disposer d'informations sur des malversations dans ce département, et que cela ne soulève aucun commentaire. Il faut dire que Mme Dati, interdite d'interview par sarkozy, n'a donc pas à répondre précisément à une éventuelle question sur ce sujet

* Les 300k sont un total qui se répartit principalement en deux sous-totaux de 93350 coté "association des parrains de SOS" et 78300 coté "vieux potes", eux-memes divisés en de plus petits montants. Bref, petit malin peut-être, mais aussi, petit joueur. Mais soit, si les fins limiers chargés de traquer les flux financiers douteux, y compris internationaux, en sont réduit à relever 1700 euros chez Berlutti, c'est que nous vivons dans un monde d'une probité impressionante.

* Mais si, et on s'en veut beaucoup d'oser l'hypothèse, le monde n'est pas si propre, c'est alors que le dossier "Dray" a été transmis à la presse non pas pour les "fortes" sommes en cause, mais bien pour le nom de Dray. On peut aussi penser que le transmetteur est plutôt du côté du pouvoir, donc, que ce soit Le Monde qui ait été choisi pour "balancer" étonnera peu ceux qui se rappellent de son rôle dans l'affaire clearstream. La similitude va aussi dans l'impression que les médias ont été abreuvés à de "fuites" pour être maintenus sous tension, provoquant un bruit médiatique important sans qu'aucun soit en mesure d'affirmer quoi que ce soit, à part gloser sur le détail des dépenses. De ce point de vue, la cible, puisque c'est une cible, était bien choisie, elle avait le "profil", par ce que tout journaliste croit savoir ou a entendu sur son compte  ainsi que sur ses supposées tribulations passées.


* Même si ce n'était pas le but premier, la séquence aura beaucoup instruit sur la solidité, ou plutôt la fragilité, du groupe d'individus qu'est le PS. La chose était déjà perceptible chaque fois que le nom d'un possible candidat à l'ouverture était lâché (Le Drian, Vallini, Dray, Boutih), la faible confiance réciproque est une garantie de réussite pour chaque coup porté par la droite. On notera d'ailleurs que cela ne date pas d'hier, si on veut bien se rappeler de l'épisode DSK en 2000, où certains camarades n'étaient pas les derniers à le lâcher publiquement. La droite sait donc, et c'est assez précieux, qu'elle pourra à loisir flinguer tel ou tel sans réaction du groupe et au contraire avec un effet collatéral maximum sur celui-ci.


Ces remarques faites, il semble, à la lecture du Canard Enchainé, que sarkozy ne soit pas à l'origine de ce "coup". Ses relais principaux au sein de la justice, le procureur et la ministre, se sont empressés d'ouvrir le parapluie et de faire savoir au patron qu'ils n'étaient pour rien dans l'affaire. Disons-le, un missile envoyé par sarko contre Dray eut été étonnant. Les deux hommes s'entendent bien, et sarkozy comptait bien pouvoir faire venir dray au gouvernement. Je n'ai pas interrogé JD sur son amitié avec sarko et je le regrette un peu, même s'il a donné un élément de réponse en défendant frédéric lefebvre sous l'argument qu'il était un "bon militant", et s'il a reconnu un temps son admiration pour la "belle machine" que représentait selon lui l'UMP sarkozyste.


De tout cela, il me semble qu'une hypothèse cohérente avec l'ensemble peut émerger: ceux qui sont à l'origine de ce "signalement", mais sans demander l'autorisation au pouvoir comme c'est d'usage malheureusement, avaient peut-être pour but de torpiller l'arrivée possible de Dray, ou un de ses proches, au gouvernement. Donc, pourquoi pas l'un ou l'autre cacique de droite, qui aurait conservé des "amis" au sein des ministères, qui serait délaissé par sarkozy, qui aurait gardé des ambitions ministérielles et qui aurait ainsi éliminé un concurrent. On aura noté que le "signalement" par tracfin a eu lieu le 28 novembre, ce qui laisse ouverte la possibilité que ce cacique s'appelle Devedjian, nommé par sarkozy le 5 décembre...
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Published by Martin P. - dans PS
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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 13:28
"Outrance!" dira-t-on, et on viendra servir la phrase toute faite, la préférée des autoproclamés opposants constructifs: "tout ce qui est excessif est insignifiant".
D'abord, cette sentence est une antilogie: son premier mot est "tout", dès lors elle commet un excès, et donc la proposition est elle-même insignifiante selon sa propre logique. De plus, l'excès est nécessairement signifiant, sauf à parler d'excès d'absence de sens, ce qui pour le coup n'en a pas beaucoup (de sens). Enfin, postuler que rien n'est excessif dans le domaine du réel, et en particulier s'agissant de sarkozy, c'est penser faux dès le départ.

Venons-en au fait qui motive cet article: "un homme, victime d'un malaise cardiaque, n'a pu être accueilli pendant six heures, faute de place, dans aucuns des 27 services de réanimation hospitaliers sollicités, et est décédé alors qu'il allait enfin y être admis, a-t-on appris dimanche 28 décembre."



C'est connu depuis longtemps par tous ceux qui ont eu le malheur d'en faire les frais: il vaut mieux ne pas avoir un besoin vital d'aller à l'hôpital pendant les périodes de sous-effectif, en août ou pendant les fêtes. Malgré cela, et grâce à l'abnégation des urgentistes, le système tenait encore debout jusqu'à ce qu'on s'aperçoive lors de la canicule en 2003 qu'il était déjà très malade.

Mais depuis, le problème a surtout été geré par la com':

D'abord, Raffarin est parvenu à changer le sujet à l'ordre du jour médiatique, fin aout 2003, en proposant la fameuse "pentecôte travaillée de solidarité", esquivant ainsi une polémique qui prenait un tour fâcheux et qui pouvait, après avoir provoqué la démission du ministre de la santé, faire pointer les index vers le ministre de l'intérieur (un certain sarkozy qui l'a échappée belle) sans qu'on sache où cela s'arrête.
Ensuite, à l'exception d'un effort louable de Chirac dans la lutte contre le cancer et l'accompagnement de ces malades, la santé est de nouveau passée dans la case "couts à réduire": déremboursements, franchises médicales, et dans le même temps une insidieuse politique de gestion de la santé avec les méthodes du privé, condamnant certains hôpitaux, motivant les autres sur le critère de la rentabilité (certains actes médicaux sont plus rentables que d'autres), défaussant des responsabilités sur les directeurs d'hôpitaux sans leur donner les moyens. Avec pour seule préparation de l'avenir un projet de privatisation de la sécu...
Tout cela couvert par le vacarme de la com', en particulier sarkozyenne, les petites polémiques honteuses sur la psychiatrie en instrumentalisant des faits divers, les boucs émissaires et autres lampistes pointés du doigt à chaque accident pour éviter de parler de la misère hospitalière au quotidien.

Alors on dira: "sarko n'est pas responsable de tout, il y a les ministres quand même, il faut qu'ils sachent gagner les arbitrages".
Ce serait vrai si l'exécutif fonctionnait normalement. Le problème est qu'à la tête de l'exécutif il y a quelqu'un qui se croit omnipotent. Certains pensent que c'est un défaut accessoire, et oublient ce faisant que pour être omnipotent, il faut être omniscient. Quand on fait semblant d'investir les ministres d'un pouvoir qu'en réalité on conserve, quand on leur retire ce pouvoir tout en leur maintenant l'obligation de rendre des comptes, on les conduit à cacher les mauvaises nouvelles en les glissant sous le tapis. Les signaux d'alerte ne remontent plus, ou alors il faut les envoyer directement aux oreilles du soi-disant omnipotent. Sauf que l'omnipotent a une attention plus ou moins soutenue suivant la nature des sujets. En particulier il goûte peu les sujets qui ne rentrent pas dans son modèle d'omnipotence, les sujets de long terme, ou les sujets dont le bénéfice politique est difficile à communiquer car diffus et donc peu éligible au journal télévisé.

Bref, l'omnipotence est une posture irresponsable.


Aujourd'hui, l'AMUF rend publique l'information, et Patrick Pelloux sonne l'alarme, comme en 2003, et il a raison: l'affaire révélatrice d'un état général.
Cette combinaison entre une idéologie politique, un système de gouvernement, un désintérêt manifeste et un brouillage par le bruit médiatique conduit le système de santé à son point de rupture. N'importe qui à n'importe quel moment peut se retrouver dans cette situation: avoir besoin des services de réanimation et crever parce que ces services sont déjà pris pour un autre.


Le manque de moyens des services publics se traduit aujourd'hui par une menace vitale pour chacun d'entre nous. N'hésitons pas à employer les gros mots.

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PS1: accessoirement, il faudra s'en souvenir quand on nous reparlera d'insécurité.

PS2: “sarko au volant, la mort au tournant”, c’est aussi valable pour les soldats en Afghanistan. La question n’est pas tout-à-fait “pour ou contre la guerre”, ni même vraiment “quelle stratégie”, car si tant est qu’il y en ait une, reste encore à ce que celle-ci soit correctement exécutée. Or comme on l’a dit, c’est le principe d’organisation de l’exécutif lui-même qui est pervers…
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Published by Martin P. - dans sarkozy
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 17:35
Le Kremlin est fréquenté par des stars (et non des tsars), surtout à La Comète, où une grosse nébuleuse veille à ce qu'elles n'y soient pas filantes.

Le Kremlin-Bicêtre est l'endroit où Calvin Russell s'est pour la première fois produit en France en 1990, ça mérite d'être signalé et j'oublie toujours de le faire, c'est même sur deezer:




Et pas plus tard qu'hier nous avions d'aussi illustres convives que
Trublyonne, Annie, Hypos, Farid, Ronald, Jon, et bien sûr le DJ résident Nicolas. Quelques photos pour leurs fans:


PS1: respirez un grand coup avant de cliquer sur le lien "grosse nébuleuse"

PS2: oui il s'est pas passé grand chose sur ce blog depuis deux semaines: avec internet il faut faire des pauses de temps en temps. Mais on reprend les bonnes habitudes, avant même la trêve des confiseurs.
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Published by Martin P. - dans PS
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 18:17
Peu après qu'Arnaud Montebourg se soit inquiété de son silence, Mme Dati publie une lettre de démenti. L'obs en temps réel est assez réactif, 15h38 l'article sur nono, 16h43 celui sur Dati.

Ce petit article rapide pour s'étonner que le démenti, qui se veut "sans détour" soit assez subtilement lacunaire. Le passage concerné dit ceci: "Vous insinuez que je serais en mesure de faire un usage déloyal d'informations en lien avec mes fonctions de directrice générale adjointe des services au conseil général des Hauts-de-Seine. Ceci est totalement faux".

Est-ce à dire que Madame la garde des sceaux (à champagne) est en mesure de faire un usage loyal d'informations (...), et donc de se taire?



On imagine qu'en 24h il était possible que la réaction de la personne en charge de la justice dans ce pays soit non seulement sans détour, mais aussi ne laisse aucun doute.

D'autant que pour quiconque aura un peu suivi l'actualité, il n'y a pas de quoi être "surprise, pour ne pas dire plus". En effet, on se souvient des batailles épiques dans les hauts de seine, mettant aux prises les sarkozystes "historiques" (les balkany, le prince jean), et le président du conseil général en place, Devedjian. Les choses étaient en train de tourner au combat de rue, quand Devedjian a parlé de "nettoyer les écuries d'Augias" en juillet dernier (après quelques allusions en page 2 du Canard, qui n'auront pas suffi, puis cette fuite fortuite). Depuis, on n'entend plus parler de ces choses fâcheuses qui assombrissaient son actualité jusque là (mise en minorité au conseil général, dézingage de la tête de l'UMP). M. Devedjian a même fini par obtenir son ministère tant désiré après avoir fait savoir qu'il s'impatientait.

Bref, Quelqu'un peut-il demander à madame Dati de nous confirmer qu'en aucun cas elle ne dispose d'information dont la nature permettrait un "usage", déloyal ou pas. Personne ne doute de la réponse, mais ça irait mieux en le disant "sans détours" n'est-ce pas...

Dernière option: faire un usage de ces informations qui soit loyal... au contribuable des hauts de Seine (qui, sait-on jamais, pourrait finir par se lasser de financer autre chose que ce qu'il doit) et les communiquer... à la justice: ça tombe bien, elle est sur place.
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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 22:45
Le vacarme des sales gosses du PS (voir précédent) occupe toute l'attention de la presse, qui oublie ce faisant que le silence est lui aussi une information, notamment quand on parle de politique et de démocratie. C'est ce qui apparait avec éclat à la lecture de la lettre de démission de l'UMP que le député Daniel Garrigue vient d'envoyer à son secrétaire général. Secrétaire général "provisoire", mais semble-t-il appelé à durer, puisqu'on imagine mal que sarkozy autorise la moindre élection dans ce parti déjà amputé de la fonction de président quand le même sarkozy, pour les besoins de l'"ouverture", a du feindre de quitter ce poste.




Rappelons que le processus de sélection au sein de la droite est passé par la trahison* de sarkozy sur la question du CPE (pourtant conçue par le même sarkozy), puis par l'instrumentalisation de l'affaire clearstream contre Villepin, lequel a surtout à se reprocher le crime infâme de ne pas avoir prévenu son collègue de suspect qu'il avait transmis à la justice et aux services idoines l'enquête le concernant, dont les suites montrèrent que celui-ci était innocent. Si l'épisode n'est pas glorieux, c'est donc surtout pour la presse française sous perfusion à la version sarkozyenne: il aura suffit de l'"impressionnante" surréaction du ministre de l'intérieur pour emporter leur conviction, erronnée et (donc) jamais confrontée à la version de celui qu'ils ont accusé.
Rappelons aussi que sarkozy n'a pu s'emparer de l'UMP que suite aux ennuis judiciaires de Juppé comme le rappelle Daniel Garrigue, ce qui lui a permis d'avoir la haute main sur les investitures aux législatives, élément décisif dans la reddition de ses adversaires internes telle MAM, et qui permet de dire que nombre de députés actuels lui doivent surtout leur investiture par l'UMP, avant de lui "devoir" soi-disant leur élection à l'assemblée consécutivement à la victoire du candidat UMP aux présidentielles comme le leur rappelle fallacieusement sarkozy dès que l'occasion se présente.
Après ces rappels, insistons donc sur la vision particulièrement pernicieuse et assez peu républicaine que sarkozy est parvenu à imposer comme quasi naturelle dans ce pays: seule sa victoire est signifiante, la majorité parlementaire lui doit tout, et donc l'expression du peuple qui pourrait survenir des travées de l'assemblée n'est rien devant la "légitimité suprême" du manoeuvrier sans scrupules et sans foi ni loi qui est parvenu à conquérir l'objet de sa presque inquiétante convoitise: le pouvoir, et le pouvoir personnel.
Son insistance à vouloir ôter sa part de souveraineté à l'assemblée nationale signe bien la nature du régime qu'il a mis en place, et ce n'est pas la "réforme" qu'il a extorqué au parlement le revolver sur la tempe qui y change quoi que ce soit.

Bref, la "chose publique" est aujourd'hui la chose d'un seul, et le parti majoritaire n'est  plus l'expression que de la seule sensibilité orléano-bonapartiste (donc un peu bâtarde je vous l'accorde). La sortie, dans tous les sens du terme, de ce député frondeur démontre donc, non seulement un certain courage du fait de sa relative solitude dans ce geste, mais aussi l'existence d'un problème de fond: toute une tradition politique historiquement incontournable en France, le gaullisme véritable,
est aujourd'hui sans représentation.

Daniel Garrigue annonce qu'il défendra jusqu'au bout ses convictions "gaullistes, sociales et européennes" après avoir énuméré les couleuvres avalées, l'injustice fiscale, l'extension du bouclier fiscal à la CSG et au prélèvement pour le RSA, l'amendement lefebvre augmentant la déduction d'impots pour "emplois familiaux", la politique étrangère, la réintégration à l'OTAN, et enfin les vilénies exercées à son encontre pour l'évincer des responsabilités partisanes dans un territoire dont il est le seul député de son parti...

Osera-t-on lui suggérer de créer un parti de la "Droite Moderne", de la "Droite Digne", ou encore de la "Droite Républicaine", bref, tout ce que n'est pas la droite actuelle, histoire de retourner contre elle ses méthodes?

*EDIT 10/12/08: révélations de Julliard

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 16:36
"Il y a une question en particulier qui est assez mal traitée -voire maltraitée- au parti socialiste, qui est celle des alliances. Il y a des gens qui disent il faut s'allier avec le Modem, par réalisme et pragmatisme, et d'autres qui disent "ah il faut surtout pas", et on ne voit pas du tout le raisonnement qui conduit à une proposition ou l'autre. Mon avis est que Bayrou ne renoncera jamais à être candidat aux présidenteilles, Bayrou a l'objectf de battre le ps au premier tour, donc Bayrou ne peut pas etre quelqu'un qu'on peut faire exister politiquement, en tous cas il ne faut pas y contribuer. Néanmoins d'un autre coté on a des élections locales à gagner et on voit très bien que sur le terrain local on a des équipes qui peuvent travailler ensemble avec le modem. Donc je dis: pourquoi est-ce qu'on ne dissocierait pas le plan local du plan national dans les alliances avec le modem, pourquoi est-ce qu'on tient à prendre le modem comme un tout et à faire une stratégie d'ensemble entre les élections locales et nationales?". Désolé pour l'autocitation: c'est la première question que je posais à Julien Dray le 28 octobre dernier (télécharger le son mp3).
Sa réponse, quoiqu'alimentée d'intéressants détours historiques, est un peu passée à coté de la question. Je rappelle ces propos parce que depuis, le PS a continué à s'enfoncer dans le simplisme et les querelles infantiles à ce sujet.
Il ne s'agit pas ici de revenir sur cette distinction local-national pour plaider la demi-mesure systématique, mais de dire que les atteintes répétées à la rigueur et l'honnêteté intellectuelles de la part de socialistes sont de plus en plus difficiles à supporter.


Ce que je trouve frappant n'est pas la dégradation du débat, mais la dégradation du niveau du débat chez les socialistes. Les simplifications et les fausses évidences y deviennent aussi dominantes que dans la glose sarkozyenne. Il n'y a pas de hasard: il semble qu'au sein des différents clans, on aie choisi de prospérer là-dessus. Or, ce qui insulte l'avenir, c'est bien ce mépris pour la qualité des arguments et pour la vérité, pas le fait qu'on se les dise, ces vérités. D'une véritable controverse aurait pu naitre une réflexion approfondie sur notre identité et notre discours politique. Mais ces chamailleries et ces attaques trop vite pensées ne peuvent que perpétuer la régression collective et l'incapacité politique du personnel actuel.

Un des "meilleurs" exemples, donc, c'est le "débat" sur les alliances, qui s'est illustré récemment par une bombinette tactique balancée à Aubry par ses petits camarades ségolénistes. "HOU, HA! Meeting commun avec le Modem!": et que ça buzze dans tous les sens...
Cela résume assez la qualité de la polémique: les uns disent "vous êtes contre l'alliance avec Bayrou, mais vous vous alliez localement avec le modem", et les autres de répondre "Ah mais pas du tout, on est contre toute alliance avec le Modem, d'ailleurs regardez, on va même pas aller soutenir la candidate socialiste qui s'est alliée avec le Modem".

Tristement ridicule.

La candidate en question a réuni la gauche et conclu un accord avec le modem peu avant le congrès. Quand bien même on serait contre toute alliance avec le Modem même localement, on peut très bien prendre acte de cet accord à Croix, et soutenir la camarade candidate malgré tout. Mais ça, c'est semble-t-il déjà trop compliqué pour certains. Si d'aventure Ségolène emportait la primaire en 2011 sur la base d'une alliance avec le centre, on peut donc penser que les ségolénistes refuseront d'être soutenus par Aubry, ou se féliciteront de ce non-soutien...

Plus triste: la première secrétaire du PS a préféré prendre acte de la médiocrité de ses camarades, et éviter d'avoir à expliquer ce raisonnement pourtant pas particulièrement fulgurant.

Encore plus désastreux: à l'instar d'une Ségolène Royal théorisant des prises de positions scabreuses pour éviter d'avoir à reconnaître des improvisations approximatives, Aubry est en train de poser en principe que son refus d'une alliance avec Bayrou au niveau national interdise tout accord au plan local. Personne pour faire remarquer que notre alliance avec le PC n'empêche pas, pour le moins, une assez grande diversité de situations au plan local: on s'allie ici, mais on s'écharpe ailleurs...

Outre que la nature des problématiques politiques sont évidemment différentes au plan local et au plan national, il faudrait surtout développer le choix de stratégie sur le fond. Les ségolénistes expliquent qu'il y a une obligation arithmétique: il y aurait besoin des 18% de Bayrou pour pouvoir l'emporter au second tour. Mais il faudrait se poser la question de pourquoi Bayrou a fait 18%: la candidate socialiste n'y est pas pour rien, et ce n'est pas uniquement une question de talent personnel. L'attirance, répétée au congrès, de
Ségolène pour ceux qui se disent "ni de droite ni de gauche" contribue à introduire de la confusion dans le paysage, confusion qui profite à Bayrou. En ce sens, le seul qui ait un peu avancé dans ce débat au congrès est Bertrand delanoë, pointant le risque pour l'identité du PS à se confondre dans l'opinion avec un parti qui se dit "ni de droite ni de gauche".
Il y a derrière ce débat, et celui-là en est un vrai, quelque chose qui touche au rapport à la politique: la stratégie d'un dirigeant de gauche doit-elle être de constater un éventail de l'opinion majoritairement à droite pour en déduire qu'il faut étendre sa surface politique jusqu'à une partie de cette droite, ou doit-elle être de produire un discours suceptible de tirer l'opinion vers la gauche, quitte à se recentrer avant le scrutin dans une optique de second tour?
De ce point de vue, on peut très bien considérer que la stratégie qui propose explicitement, à terme, une alliance avec Bayrou, se fonde sur un argument autoréalisateur: elle part du principe d'un score de Bayrou qui serait élevé, mais le score de Bayrou sera élevé si le PS contribue à la confusion en se définissant comme son allié potentiel.

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 16:05
Au PS, on suit toujours avec attention qui s'affiche avec qui, qui ne s'affiche pas avec qui, qui affiche qui et qui est à la colle, etc...
Alors, quand un(e) socialiste fait tribune commune avec un paria du socialisme, ça se doit d'être souligné.

[En tous cas, quand il s'agit d'embêter Martine quand elle veut soutenir un candidat socialiste à une municipale partielle qui a choisi tout seul de s'allier avec le modem (voir lien ci-dessus), on trouve maints ségolénistes pour lui chercher noise. Peut-être préfèrent-ils que le candidat de droite l'emporte. On va y revenir: ça fait 2 articles à faire ce week-end avec celui sur le Canard]




Cette tribune commune signifie-t-elle que le MRC est soluble dans le hamonisme? Que le Che envoie un signe discret de soutien à Hamon si d'aventure il restait écouté de quelques un au PS? Qu'en pense Royal, qui fut un temps l'expression du chevènementisme? Est-ce pour embêter les jospinistes concurrents à Hamon auprès d'Aubry?

Pour une fois, l'explication est peut-être à chercher ailleurs. Cette réunion publique à laquelle J2L (maire du Kremlin) nous a invités, Nicolas et moi (mais Nicolas n'est pas venu il était retenu), était portée par Julien Landfried (au milieu sur la photo). On croise facilement Julien dans des réunions de blogueurs, dans l'entourage de l'équipe de Marianne2 (avec qui il a travaillé), ou quand les thèmes de réunion touchent au communautarisme (il a fait un bouquin là-dessus) ou au protectionnisme. Bref, c'est un peu une nouvelle tête (au milieu sur la photo), il utilise l'outil internet, il est derrière pas mal de machins politiques (www.communautarisme.net, www.protectionnisme.eu, www.fondation-res-publica.org), et peut-être qu'une des motivations de cette réunion est de faire connaître le travail effectué par Julien Landfried, et peut-être aussi le lancer en politique. C'est souvent ce qui arrive quand on traîne dans ce milieu. Si la démarche est de commencer par les idées pour ensuite défier les urnes, on peut se dire que ce n'est pas si mal pensé finalement, mais attention à bien préparer le terrain: voir le profil similaire d'Olivier Ferrand et son parachutage raté.

PS: il s'est dit évidemment beaucoup de choses intéressantes. Nous avons appris que Jacques Sapir avait eu DSK pour professeur. Oui, bon, c'est pas le plus intéressant. Sapir prédit que les banques centrales, qui se retrouvent en première ligne, vont être en difficulté. Pour lui, la question du retour au contrôle des changes va devoir se poser, sinon être imposée par la réalité, mais il faudrait plus d'un article de blog pour rendre compte de ces interventions.
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