Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : sauce politique
  • sauce politique
  • : politique
  • Contact

Bande son

musique insérée dans les articles, de circonstance si possible

-


Add to Technorati Favorites


Recherche

4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 00:15
Pour avoir des visites, il vaut mieux être le premier à commenter un article du blog "puzzle socialiste" que d'être cité par ce même blog, tenu par des journalistes du "Monde" (202 contre 103, bizarre non?). En tous cas, commenter chez "puzzle" apporte nettement plus de visites que d'apparaitre en 25eme position sur le classement politique wikio (tiens, c'est la première fois qu'on écrit ce mot ici). Mais plus surprenant, et c'est une des raisons pour laquelle je publie mes "apporteurs de visite", c'est qu'être cité dans un article de libé.fr, article  de surcroit resté en "une" du site pendant toute la matinée du 6 novembre, jour du vote pour les motions au PS, n'apporte "que" 37 visites! N'étant pas spécialiste du net, je ne ferai pas de commentaires, mais je suis intrigué.





Il y a une autre raison pour laquelle cette citation par libé est intéressante. Voilà ce qu'écrit François Vignal:

  • <<Sur le blog Sauce, un partisan de la motion Delanoë fait part de son expérience. «Selon certains journalistes qui ont des sources à l'Elysée, il y aurait un vent favorable à Ségolène Royal en ce moment»>>
En citant "sauce" il a maintenu (en un peu plus court d'ailleurs) le lien original vers l'article du "Monde" de Jean-Michel Normand (le même qui écrit sur "puzzle", faut suivre), journaliste que je décris un peu ironiquement comme "ayant des sources à l'Elysée" (en effet, à la toute fin de son article, il écrivait qu'à l'Elysée on revoyait à la hausse la probabilité que Royal prenne le contrôle du PS).
D'une part, il n'est pas fréquent que le site d'un quotidien fasse un lien vers le site d'un autre quotidien (et les influents non plus? arrêtez de vous charrier!), mais d'autre part, on peut penser que le fait de reprendre l'allusion à la possible maniabilité de certains journalistes par leurs correspondants élyséens n'est pas tout-à-fait innocente. Surtout depuis la parution d'un livre co-écrit par un autre journaliste de libé, quasi-exclusivement consacré à cette question (la maitrise de la distance vis-à-vis de l'Elysée).


Le livre en question est par ailleurs tellement mal à propos qu'il suscite quelques doutes voire des soupçons, mais cette note est déjà assez longue donc ce sujet sera pour la prochaine.

Dernière raison pour laquelle je publie mes "apporteurs de visite": Nicolas aime bien qu'on fasse pareil que lui. Et puis j'aime bien qu'on m'apporte des visites.


http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/2008/11/15/225/

202

http://www.netvibes.com/

120

http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/2008/11/04/julien-dray-senerve-sur-la-ga…

103

http://olivier.porret.over-blog.com/

95

http://www.wikio.fr/blogs/top/politique

60

http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/2008/11/11/pour-segolene-royal-le-plus-d…

55

http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/

50

http://jegpol.blogspot.com/

47

http://blogsvigilantsarkozy.blogspot.com/

41

http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=635

40

http://www.liberation.fr/politiques/0101167470-le-congres-ps-vu-du-net

37

http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/2008/11/10/le-tout-sauf-royal-est-il-cre…

34

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/11/fischer-barroso.html

27

http://leftblogs.info/?page_id=13

25

http://www.betapolitique.fr/Politique-fiction-16344.html

23

http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/2008/11/03/utopia-le-poil-a-gratter-du-p…

23

http://sarkofrance.blogspot.com/

21

http://abadinte.canalblog.com/archives/2008/10/30/11169680.html

19

http://socialisteengage.over-blog.com/

18

http://abadinte.canalblog.com/

16

http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1007

16

http://www.betapolitique.fr/Bestiau-politique-16014.html

15

http://poly-tics.over-blog.com/

14

http://www.lozere-socialiste.fr/

14

http://zimbra.free.fr/zimbra/mail

14

http://mamilitance.blog.lemonde.fr/2008/10/20/motions-en-ballottage/

14

http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/2008/11/03/la-bouteille-a-l’encre-du-t…

13

http://www.daniel-lattanzio.com/2008/11/royal-dtient-le.html

13

http://piratages.wordpress.com/2008/11/05/barack-hussein-obama-ii-un-cauchemar-…

13

http://www.google.com/reader/view/

12

http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/11/grard-collomb-u.html

12

http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/11/grard-collomb-i.html

11

http://sarkononmerci.fr/

10

http://marc.vasseur.over-blog.com/

7

http://marc.vasseur.over-blog.com/article-24792665-6.html

7

http://lecridupeuple.over-blog.com/

7

http://olivier.porret.over-blog.com/article-24579227.html

5

http://www.over-blog.com/blog-annuaire-1-antisarko.html

3

http://desirdentreprendre.over-blog.com/article-24334371-6.html

3

http://olivier.porret.over-blog.com/article-24515480-6.html

3

http://marc.vasseur.over-blog.com/article-24503194.html

3

http://herve.nowak.over-blog.com/

2

http://www.over-blog.com/recherche/le manque d\'ouverture de la motion A

2

http://marc.vasseur.over-blog.com/article-24219347.html

2


-
PS: le titre deezer (plus haut) c'est Rico, le-MC-des-ghettos-le-plus-phénoménal. Pour comprendre pourquoi c'est un ouf, placer le curseur à 2'10 (à peu près au milieu) puis écouter la minute qui suit.
Repost 0
Published by Martin P. - dans médias
commenter cet article
1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 19:04
Il est toujours important pour les ségolénistes de dire de qui c'est la faute, ces fiascos socialistes dans lesquels Ségolène tient les premiers rôles. Dans ce registre, ils excellent, comme l'explique très bien Christian Salmon: "la médiasphère colporta ad nauseam la fable de la femme debout seule face aux éléphants, la jeune garde contre le vieux parti, la vieille querelle des anciens et des modernes, lieu commun et impasse de la pensée socialiste". Leur astuce principale: désigner les responsables avant même que l'échec soit avéré. En 2007 déjà, on vit des émissaires venir en section à dix jours du premier tour pour expliquer que la défaite future serait la faute aux éléphants. En 2008, ça fera donc la troisième fois, après 2006 et 2007, que ces derniers auront rempilé dans ce rôle pour servir le scénario un peu réchauffé et infantilisant de "Ségo contre les néléphants".
C'est un peu lassant, il faut bien le dire, et c'est ce que le courrier des lecteurs du "Monde" confirme, où l'on peut lire entre autres nombreux exemples ceci: "M. Noblecourt n'est pas un "perdreau" de l'année. Dès lors, comment se fait-il qu'il ne s'interroge pas sur les limites de la démarche de Ségolène Royal, laquelle n'est pas allée jusqu'à rester en retrait pour laisser Vincent Peillon en candidat numéro un ?"
En effet, les actes de candidature de Ségolène visent autant à recréer le scénario évoqué plus haut qu'à resserrer les rangs derrière elle, et Peillon l'a bien compris puisqu'il était le premier concerné. Une semaine avant le congrès, on écrivait d'ailleurs: "Vincent Peillon sera donc attendu au moment, inévitable, où les approximations voire les incohérences de Ségolène Royal mettront le parti en porte-à-faux, et où il lui faudra donc la contredire". Eh bien il faut croire qu'il est venu ce moment quand on lit ceci: "Vincent Peillon contredit Ségolène Royal". Il faut dire que ça commence à se voir que ces perpétuels actes de candidature sont la principale cause des crispations et de la glaciation des clans, et Peillon en a peut-être un peu marre d'en être la victime collatérale, avec le parti socialiste.
D'autant plus que sa championne, qui a axé toute sa stratégie de congrès sur le pari d'un plébiscite militant, est loin d'avoir rempli sa part du contrat: devoir s'écharper pour quelques dizaines de voix est un peu vexant pour quelqu'un qui ambitionnait de l'emporter dès le premier tour. Cet échec remet en cause, et c'est peut-être salutaire, le plan sur lequel se fondait la cohésion du clan: Ségolène n°1 en 2012, avec un accessit pour Peillon, Valls et d'autres en vue de 2017.
On ne voit aujourd'hui pas comment Ségolène aurait les moyens politiques et symboliques de poursuivre pendant trois ans le schéma un peu rudimentaire qui a prévalu depuis sa défaite de mai 2007. D'autant plus qu'avec la victoire de Barack Obama sur Hillary Clinton puis son élection face à McCain, il y en a peut-être qui se disent enfin que les stratégies longues ne sont pas forcément les meilleures.
En tous cas, les "barons", quelque peu balladés pendant le congrès, n'ont pas tardé à reprendre leur liberté: «Pas de bâtons dans les roues d’Aubry» nous dit par exemple Guérini (que va-t-il imaginer?): "l’urgence, ce n’est pas 2012 ! Qu’on se préoccupe du fond ! Qu’on se reconnecte à la réalité ! Un peu de modestie et d’humilité. On a vu où nous ont conduit les querelles de personnes. J’arrête avec ces courants, les sensibilités… Je ne suis pas dans une écurie de présidentiable."
Voilà peut-être des alliés pour le jour ou Aubry sera sur la sellette et où l'hypothèse Peillon refleurira?

-
PS: Parmi les arguments invoqués pour stigmatiser l'adversaire et hurler à l'usurpation, il est répété que c'est la première fois qu'un premier secrétaire est issu d'une motion minoritaire arrivée 3ème. Il est alors assez délicieux de rappeler que c'est au contraire déjà arrivé, au fameux congrès d'Epinay, où la motion L de Mitterrand arrivée 3ème avec 15% a fait alliance avec les motions de Mauroy et de Chevènement pour l'emporter face à la motion arrivée en tête, celle de Guy Mollet et Alain Savary. Le rappel est d'autant plus goûteux que ce congrès s'est justement joué sur la stratégie d'alliances, Savary étant hostile au PCF. Le regroupement autour de Mitterrand l'emporta finalement par 51,26% contre 48,73 %...
L'attitude de ceux qui revendiquent son héritage est donc assez paradoxale: imagine-t-on par exemple que Savary aie dit à Mitterrand que cette histoire d'alliance était un prétexte, que la question serait renvoyée à un débat ultérieur, et que donc plus rien ne s'opposait à ce qu'il se rallie?
Repost 0
Published by Martin P. - dans PS
commenter cet article
1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 16:06

-

28/11/08 - "la médiasphère colporta ad nauseam la fable de la femme debout seule face aux éléphants, la jeune garde contre le vieux parti, la vieille querelle des anciens et des modernes, lieu commun et impasse de la pensée socialiste". Christian Salmon, Le Monde.

-
13/11/08 - Pour Jean Noël Guérini, pas de présidentiable candidat:



vu de mars from annnieday on Vimeo.
-
11/11/08 - La bourde de sarkozy:
-
11/11/08 - "It seems like only yesterday that the European Union was bemoaning President Bush's my-way-or-the-highway approach to international affairs. But compared with Mr. Sarkozy's response to the economic crisis, Mr. Bush has been a model of diplomatic reticence." Washington Post

-
11/11/08 - <<Après s'être opposé en 1998 au Premier ministre socialiste Lionel Jospin qui avait proposé de les réhabiliter, Nicolas Sarkozy a également fait évoluer sa position en associant pour la première fois à son hommage les quelque 600 soldats français "fusillés pour l'exemple".>> AFP


-
11/11/08 - J'écris ton nom UMP, des Colporteurs

-
11/11/08 - Dray a parlé des blogueurs de gauche, et de notre entretien avec lui sur "confidences+"

-
10/11/08 - "Qu'il y ait des ambitions rivales, c'est donc la moindre des choses et c'est d'ailleurs une constante. Cela posé, reste à savoir dans quelle mesure les oppositions interindividuelles recoupent effectivement des affrontements idéologiques" ... "Et qui sont-ils, les socialistes français ? Pour un tiers ce sont des conseillers municipaux, pour un autre tiers des gens qui veulent devenir conseillers municipaux, et pour un troisième tiers des curieux de passage qui s'en vont vite parce qu'ils s'ennuient ferme aux réunions de section…" Michel Rocard, dans Le Monde

-
10/11/08 - Très bon Mélenchon, sur Jospin, "très carré" et ses successeurs "tellement paresseux, tellement ignorants":


-
5/11/08 - quotas ethniques: Benjamin Lancar disjoncte, Le Figaro censure

-
4/11/08 - Kinder fait bosser les vieux. via CC:

-
3/11/08 - "les commentaires tenus ces deux derniers mois à la télévision ont été positifs pour le démocrate Barack Obama dans 65% des cas, contre seulement 31% pour le candidat républicain John McCain, selon une étude publiée dimanche 2 novembre par le Centre pour les Médias et les Affaires publiques." sur le nouvelobs. A quand une étude semblable en France? on connait déjà le résultat...

-
2/11/08 - "On reste trop révérencieux à l'égard de l'industrie de la finance et de l'industrie intellectuelle de la science financière." Michel Rocard

-
2/11/08 -
les affirmations de l'Elysée quant à une invitation officielle qu'aurait repoussé le dalaï-lama seraient erronées. Les services du chef spirituel tibétain affirment qu’en fait, ils n’ont jamais reçu d’invitation aux cérémonies d’anniversaire de la déclaration des droits de l’Homme. Un observateur explique à l'hebdomadaire que le dalaï-lama "a été très déçu de la réaction de Nicolas Sarkozy, qui n'a pas eu le courage d'affronter la Chine". Nouvelobs via Poliblog

-
1/11/08 - Dailymail: Goldman Sachs ready to hand out £7bn salary and bonus package... after its £6bn bail-out
Repost 0
Published by Martin P. - dans brèves
commenter cet article
22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 12:50

Si tant est qu'on puisse faire parler un scrutin, celui-ci est évident pour quiconque conserve un peu de lucidité. Comme ce n'est bien sur pas "et l'une, et l'autre", c'est "ni l'une ni l'autre". je me connecte avec mon mobile donc le développement sera court. Dire qu'aucun leader ne s'impose naturellement est une amabilité. ceux et celles qui sont concernés par ce constat ne s'imposent évidemment pas puisqu'ils (elles) sont rejetées. en clair: débarrassez le plancher! La solution raisonnable est connue et poussée depuis longtemps par les gens sensés: donner les rennes à une nouvelle génération. c'est un peu ce qu'indique le score de Hamon, et la présence de Peillon derrière Ségolène a peut etre eu son importance. Par ailleurs, une certaine collégialité pourrait contraindre à un peu de synchronisation. Les noms sont connus: Peillon, Hamon, Lamy, Moscovici, Dray, Filipetti ... les statuts permettent parfaitement cela, mais ne nous enflamons pas: cette solution est la bonne, par conséquent elle ne se fera pas



Repost 0
Published by Martin P. - dans PS
commenter cet article
20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 13:51
Il faut reconnaitre la capacité du camp ségolénien à faire infuser sa version simplifiée et mystificatrice de ce congrès dans le commentaire médiatique. Commentaire médiatique qui n'attend que ça: une vision simplifiée où on reconnait facilement des "anciens" et des "modernes", des "outsiders" et un "système", des victimes et des bourreaux, des bons et des méchants.
Le mot "camp" employé plus haut aura probablement sauté aux yeux, mais quand on entend une dirigeante politique employer l'expression "code d'honneur", on se demande si la politique est tout-à-fait débarrassée des logiques claniques qu'elle dénonce par ailleurs. Le sens de l'honneur est une belle chose, mais le code d'honneur fait plutôt référence à l'omerta et aux pratiques de ce qu'on appelle pudiquement le "milieu". A ce sujet, Delanoe a répondu très simplement que la liberté de vote au sein de la motion A valait aussi pour son premier signataire.

(Etant en Chine - ci-contre la grande muraille vue d'avion -, je ne peux accéder aux blogs de la pateforme over-blog, comme je l'ai déjà évoqué sur ce blog, mais je peux accéder à l'administration. Cette note donc entre autres pour répondre aux commentaires (que je vois par notification e-mail), et réagir au léger surcroit d'activité left-blogueuse que le scrutin à venir suscite).

Mystifications donc:

* Si Vincent Peillon n'a pas pu être candidat, ce serait la faute aux autres motions.
Pendant toute la semaine dernière, c'est le message qu'on entendait venant de la motion E, de manière à masquer le "fait accompli" de plus en plus accompli entre l'AG de motion E du lundi 10 novembre, la vrai-fausse annonce du mardi, l'interview du mercredi, la réunion de vendredi et enfin celle de samedi suivie de la déclaration de Valls confirmant la candidature. On l'a déjà dit mais c'est une évidence: Ce que Ségolène veut, la motion E le veut, vaille que vaille. Tenter de reporter la faute sur les autres motions, c'est vouloir faire porter aux autres la responsabilité de l'échec, et c'est aussi admettre, ce qui est peu signalé, que la candidature de Ségolène est un facteur d'échec du congrès.

* Paradoxalement, mais Ségolène n'est pas à ça près, il aura été martelé que les 29% de la motion E rendait naturelle, quasi-automatique, une candidature de Ségolène avec en plus obligation des autres motions de s'y rallier sans faire de chichis. On a déjà dit qu'étant donnée la mise au frigo de la candidature de Ségo, le mandat de la motion E s'agissant de la candidature était nettement différent de celui qu'aurait eu la motion A si elle était arrivée en tête. Reconnaissons tout de même que cette lecture des statuts, que François Hollande aura popularisé avant le congrès, était inédite et montrait assez que Hollande a perdu la main en matière d'élections.

* Ségolène aurait fait des efforts immenses pour obtenir une synthèse. En fait elle a pu donner l'impression de céder sur tout sauf sur sa candidature. Ce n'est néanmoins pas exact, par exemple il n'est pas exact que les fameuses lettres envoyées aux autres motions ont obtenu une fin de non-recevoir: il y a eu au contraire une réponse de fond de la part de Delanoë, jeudi 13, soulevant une demi-douzaine d'objections majeures.

* Au nombre de ces efforts immenses il faudrait compter le recours au vote des militants pour trancher les questions qui fachent, comme celle des alliances. Evidemment que la consultation des militants est une bonne chose, et heureusement que les candidats annoncent que des consultations auront lieu. Delanoë avait promis un agenda chargé en la matière. Mais si ces consultations devaient annuler les nuances ou différences entre les motions, alors oui, le congrès n'aurait été qu'une question de personne. Organiser une consultation ne dispense pas d'affirmer une conviction, même si Ségolène Royal semble théoriser le contraire. Et le congrès sert bien à affirmer une conviction, à définir une orientation pour permettre une direction cohérente sur le fond. Donc oui, invoquer le vote des militants pour prétendre annuler les différences et exiger une soumission, cela relève de la supercherie, voire d'une certaine désinvolture par rapport à la chose politique.

* L'appareil, symbolisé par "les éléphants" (Jospin premier visé), serait contre Ségolène. Lionel Jospin a donné son sentiment, en son temps, sur la métaphore animalière un peu infantile:
"Les éléphants, j'ai passé l'âge". Mais surtout, il faut un certain culot pour adopter cette posture en étant soutenue par Jean-Noel Guérini et sa fédération des Bouches-du-Rhône à 73%, ou par Georges Frêche. Avec de tels rénovateurs et de tels marginaux du système derrière soi, il est quand même permis de changer de disque. A se demander si Ségolène Royal ne craint pas un peu de perdre son public si elle devait abandonner son registre préféré d'éternelle victime. Sauf que dauber sur Jospin ne suffit pas à se prétendre rénovateur. A ce propos, il est encore un paradoxe qu'il faut souligner: Ségolène n'a cessé de stigmatiser la présence de Jospin derrière Delanoë, censée le plomber puisque symbole du passé et du conservatisme. Sauf que la même Ségolène n'a cessé d'expliquer que c'est la trop faible visibilité de Jospin derrière elle pendant la campagne 2007 qui expliquerait sa défaite. On peut donc penser que si Jospin avait été omniprésent en 2007, Ségolène ne lui aurait pas moins mis sa défaite sur le dos, et dès lors on voit ce qu'il faut penser de l'argument.

Arrêtons la liste pour aujourd'hui, il y aura probablement des occasions de la compléter.

Etant en Chine, je ne pourrai pas non plus voter, et tant mieux tant le choix est embarrassant. L'alternative entre le tout (Aubry) et le n'importe quoi (Ségo) est assez désespérante et augure mal de 2012. D'un autre côté il y a Hamon, qui lui est certes sur une démarche cohérente et mobilisatrice, mais dont la ligne politique fait trop de place aux réflexes étatistes et protectionnistes traditionnels. Notons tout de même ses qualités: il est jeune, lui et ses amis ont de l'intérêt pour les idées, et d'ailleurs il a su faire venir dans ses meetings des économistes et intellectuels remarquables, comme Frédéric Lordon ou Jacques Sapir. De plus, il est clair sur un point primordial, celui du combat nécessaire, comme le montre sa très belle conclusion dimanche dernier: "Dans ce combat que nous allons mener ensemble, j'ai l'honneur de vous demander d'être en première ligne". Qu'il est bon d'entendre s'exprimer ainsi, quand d'autres font dans le socialisme compassionnel ou proposent, par une bizarre réforme de la direction socialiste de présider au combat en quelque sorte. Cela fait trop longtemps, inclus 2007, que les socialistes servent de faire-valoir à sarkozy. Il est temps d'arrêter la guéguerre, et de faire une vraie guerre, avec une stratégie, un dispositif musclé, des ouvertures de nouveaux fronts, des blitzkrieg, des prises en tenaille et à revers.

Dernier commentaire pour expliquer la nervosité que l'on peut ressentir chez Royal. Il faut savoir que le vote pour les motions permet non seulement de déterminer leur représentation au niveau national, mais aussi au niveau départemental (fédérations) et municipal (sections). Ce qui fait que les personnalités locales se battent certes pour leur motion, mais aussi pour garantir un certain nombre de postes au conseil fédéral voire en CA de section, et ce qui peut induire quelques déformations: on peut parfois voter pour des considérations locales. Or le vote pour le premier secrétaire est distinct (par nature, étant nominal), de celui du premier fédéral, et du secrétaire de section. Il est donc permis de voter pour des candidats ayant porté des motions différentes au niveau local que celui pour qui on vote au plan national. On voit que les 73% des bouches-du-Rhône seront peut-être difficile à reproduire sur le seul nom de Ségolène, Guérini ayant d'ores et déjà obtenu de "tenir" sa fédération. L'analyse du détail des votes sera donc intéressant à faire.

-
PS: Lire l'indication en bas à gauche de la photo ci-dessus (une page de menu).
Repost 0
Published by Martin P. - dans Ségolène
commenter cet article
15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 21:15
Ségolène Royal propose que la question des alliances soit décidée par un vote des militants. C'est typiquement le type de fausse bonne idée, sans sincérité, qui fait roucouler le commentaire journalistique mais ne résiste pas à la critique. On peut développer la logique de cette proposition: "Rejoignez-moi, tout ce qui pose problème sera renvoyé à un vote ultérieur". Quelle est la nature de cette posture sinon justement une volonté de pouvoir personnel, par surcroit volontairement délestée de tout habillage politique?
Il y a bien une cohérence dans cette tactique, mais cette cohérence est celle du mépris du débat, de la négation des antagonismes politiques, de l'évanescence sur le fond en même temps qu'une incandescence dans la volonté d'imposer sa personne, celle d'une forme de post-politique faussement ultra-consultative et en réalité sans engagement ni compte à rendre.
On a déjà écrit ici qu'il n'y avait pas de raison argumentée pour ne pas distinguer la stratégie locale de la stratégie nationale dans les aliances avec le Modem, comme d'ailleurs avec le PC. On peut ajouter que l'hypothèse d'une consultation devrait passer par la résolution de quelques difficultés: la réponse à la question dépend largement des propres prises de position du Modem, il faudrait donc inscrire plusieurs hypothèses de travail dans la réponse à la question. L'objection stratégique principale envers Bayrou est qu'il faudrait bien plus se consacrer à être plus effiace que lui contre sarkozy, et la méthode pour réduire Bayrou peut ne pas être celle-là, donc ne pas réussir, et donc conduire à être confronté à un score élevé de Bayrou que nous n'aurions pas eu autrement. Pour le dire simplement, la question de l'alliance avec Bayrou ne se pose qu'en cas de score élevé de Bayrou, le timing d'une consultation de ce point de vue pose problème (entre les deux tours?). Enfin, le seul accord possible avec Bayrou est un acord de désistement, ce que Bayrou ne peut envisager sous peine de ruiner sa stratégie ni-droite ni-gauche.
Repost 0
Published by Martin P. - dans PS
commenter cet article
15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 20:49
Résumé rapide de l'AG de la motion A tenue entre 19h et 20h

Harlem Desir: faisons en sorte que la logique (...) des motions A, C, et D l'emporte et soit portée par un candidat

Jean-paul Planchou: attention, Martine n'envoie pas les bons signes, elle gauchit son discours, ne renonçons pas sur le fond.
(les rocardiens se rebiffent).

Delanoe: soyons au service d'une synthèse, je preferais meme une synthèse à trois. Mais ne nous mentons pas.
Depuis le 6 nov, je me dis que je ne peux pas etre candidat, mais si je peux rassembler... (applaudissements très nourris)..., bon j'ai compris le message...
Certaines motions, cela est confirmé aujourd'hui, veulent une soumission. Moi je veux un candidat fédérateur.

Ayrault: merci à Betrand pour s'etre singularisé par son attitude de responsabilité. Nous avons un candidat et c'est Delanoe.

Moscovici: Ce congrès peut être pire que celui de Rennes. Il faut tout faire pour l'éviter. Le premier sentiment est que le résultat la motion E désignait Ségolène, c'est d'ailleurs ce que nous avions dit en pensant à Bertrand (pique à Holande). Mais son discours d'aujourd'hui montre qu'elle ne veut pas, qu'elle ne peut pas fédérer. De l'autre coté Aubry tient un discours qui est presque de la démagogie de gauche: ce n'est pas comme ça que je veux que le parti soit gouverné.
Il faut plutot une synthèse A+D, avec la C ce sera difficile.

Hollande: La motion E ne parvient pas à trouver une synthèse (majorité absolue), il revient donc à la motion arrivée seconde de tenter cette synthèse, car trouver cette majorité doit être un objectif en soi pour le PS. Pour cela il ne faut mépriser personne, ni la E, ni la C. Mais il faut faire attention à ce que le premier secrétaire désigné le 20 novembre soit conforme à la synthèse de dimanche. Aujourd'hui, la motion centrale est la motion A, car elle serait la seule, si c'était possible, apte à conduire une synthèse générale. Cela conduit à proposer Bertrand comme candidat.
Repost 0
Published by Martin P. - dans PS
commenter cet article
15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 18:07
<<Vous êtes des agneaux égarés, mais je vous conduirai à la bergerie. Vous m'avez fait du mal, mais je vous pardonnerai. Car nous devons nous aimer, pour guérir la misère du monde. Nous sommes tous d'accord avec moi, donc pourquoi ne pas nous rassembler? Nous sommes tous d'accord contre les dérives antirépublicaines de la droite, donc pourquoi débattre? Et si il y a encore des sujets de désaccord, plutôt que de voter maintenant, on va voter plus tard, pour répondre à la question que je vous poserai. Vous voyez, je suis d'accord avec vous, et d'ailleurs je porte la voix des sans-voix, vous devez m'écouter...>>
Voilà ce que nous a infligé Ségolène Royal aujourd'hui... et hier: c'est une autocaricature. Au moins nous savons que ça ne changera pas.


Sauf que c'est juste insupportable. Car c'est une négation de la politique, du fait qu'il existe des convictions antagonistes. Bien sûr que c'est à la mode, de se dire "ni de droite ni de gauche" (surtout quand la droite et la gauche c'est Ségolène Royal et nicolas sarkozy soi dit en passant, voir le score de Bayrou), et d'ailleurs Ségolène Royal ne manque pas d'en appeler ces "30% électorat".
Mais la question est de savoir si elle a l'intention de tirer l'opinion nationale vers la gauche, et donc de convaincre ces "apolitiques" de l'existence d'enjeux qui les concernent et qui se superposent aux clivages politiques, ou si elle souhaite donner une forme de neutralité à son discours, à "neutriser" les problématiques politiques pour obtenir ces suffrages.
D'aucuns se demandent "pourquoi tant de haine?". Eh bien parce que cette volonté de "neutrification" est la stratégie traditionnelle de la droite. Renoncer à faire apparaître les antagonismes politiques, c'est renoncer au combat politique, au combat pour les idées. Un combat auquel par ailleurs la droite se livre parfois sans retenue quand on lui laisse l'occasion de prendre l'offensive.

La politique était un combat pour des idées. Elle est maintenant un combat pour le combat pour les idées.

Repost 0
Published by Martin P. - dans PS
commenter cet article
15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 14:36
Henri Weber est lui aussi venu en salle de presse, rapporter la teneur de l'AG de motion D, hier soir: "Martine vas-y". Principal argument: "au secours, Ségolène revient", donc "il faut quelqu'un capable de la battre".
Si on écoute en revanche les gens de la motion C ou de la motion A, on estime qu'une candidature d'Aubry ne peut que symboliser un TSS, ce qui donnerait prise à la posture favorite de l'intéressée. Avec Hamon, le schéma serait différent. Et la A n'écarte toujours pas le principe d'une candidature issue de ses rangs. D'ailleurs, ci-dessous, sur l'écran d'ordinateur du photographe, on voit qu'Harlem Désir est venu parler du beau temps avec Fabius.
Reste que la jonction idéologique de A à C va être difficile à opérer, ne serait-ce que pour les rocardiens.

Sur la question du Modem, la motion E fait semblant de ne pas avoir entendu que le refus d'une alliance n'est pas simplement un principe politique, il se fonde aussi sur l'idée que toute ambiguité vis-à-vis du Modem constituerait une erreur stratégique. Delanoë le dit avec justesse dans sa lettre à Ségolène Royal: "C’est à nos yeux l’identité même du PS qui est en jeu, ainsi que notre devoir collectif de combattre l’idée pernicieuse selon laquelle la gauche et la droite, cela reviendrait au même. Une alliance avec le MODEM, dont le succès, soit dit en passant, passe par notre échec et par conséquent par le prolongement d’une telle confusion, nous semble donc non seulement inappropriée mais dangereuse."
Mais c'est probablement trop demander à Ségolène que d'exprimer clairement ce qui serait un mea culpa: Bayrou existe parce que le PS n'est pas capable de parler aussi fort que lui contre sarkozy. Le dire serait reconnaître les insuffisances de la campagne présidentielle. Il y a même dans le discours de la motion E une erreur d'analyse sur ce point: penser que la modération est incompatible avec la virulence. C'est faux, et c'est ne rien comprendre au phénomène Bayrou.

Il se dit que Collomb tente toujours de prendre langue avec Moscovici, mais ce dernier ne peut pas engager la motion A. Précisons à cette occasion que contrairement à l'histoire que certains de ses anciens alliés écrivent, ce sont eux qui l'ont quitté plutôt que l'inverse.


Les AG de motions se font à huis clos, mais les journalistes, comme François Bazin, tendent l'oreille à proximité et prennent des notes


Enfin, le vrai évènement politique du congrès, les leftblogs se sont convertis au jospinisme:
Repost 0
Published by Martin P. - dans PS
commenter cet article
15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 10:27
Gérard Collomb est venu dans la salle de presse ce matin vers 10h. Ces propos étaient assez nets et por tout dire de bon sens: "nous souhaitions un renouvellement, proposer un nouvelle génération à la tête du PS", "Vincent Peillon, qui a fait une très efficace tournée des fédérations, s'est naturellement imposé", "Jean-Marc Ayrault? nous avons des convergences avec lui, ce qu'il fait dans sa ville, une action sociale puissante combinée avec une action économique forte, c'est ce que nous faisons aussi et nous souhaitons porter ces méthodes", "Nous voulons qu'émerge de ce congrès une ligne claire, disons réformiste, c'est ce que nous avons toujours porté", "Moscovici, s'il était venu encore vendredi matin pour nous dire que la motion A était d'accord pour ne pas proposer de présidentiable, il aurait été possible de convenir d'un accord". Bref, si on comprend bien, la motion E va chercher à reporter sur la motion A la responsabilité d'avoir voulu maintenir la candidature des présidentiables. Avec beaucoup de respect pour Gérard, c'est une blague. Dès lundi soir, le principe d'une candidature de Ségolène Royal était acquis dès lors qu'aucun des cosignataires n'a pris la responsabilité de contester ce qui leur était présenté comme un fait accompli.

De plus, si on tient compte du discours de Delanoë en AG de la motion vendredi soir à 19h, on comprend que c'est sur le fond que la motion A attend des clarifications. En particulier le caractère "clairement réformiste" revendiqué par Collomb. La motion A s'est identifiée au nom "social-démocrate", et c'est peu de dire que la déclaration de Ségolène la qualifiant de périmée (pour faire du pied à la C), rend difficile une alliance. On dira que ce point est un prétexte, c'est pourtant en ces termes que Delanoe c'est exprimé dans le huis clos de l'AG. En fait, l'objectif de Delanoe est peut-être en dehors des murs du congrès: ne chercherait-il pas à dérober à Dominique Strauss-Kahn l'étendard social-démocrate, qu'il préfère d'ailleurs rebaptiser "efficacité de gauche"? En tous cas, il semble prêt à exister par lui même avec une minorité pesant 25% du parti, mais cohérente et forte de son identité dont le renforcement et la structuration est un acquis de ce congrès. C'est peut-être en ce sens qu'il faut entendre ce "le parti socialiste a besoin de la motion A". Et il semble que la possibilité d'assumer de se trouver en minorité sur une orientation de type 2eme gauche reste une option.
On en vient à une difficulté importante de ce congrès: le fait que la motion E soit portée par des gens comme Gérard Collomb, qui souhaitent que le congrès tranche sur le fond -sans ambiguité de type "la social-démocratie est périmée"-, mais que la candidate de cette motion ne se sente tenue par rien, et donc pas par une ligne politique.
Il reste donc une ambiguité au sein de la motion E qu'il faut lever avant d'envisager le rassemblement qu'elle prétend défendre.
Repost 0
Published by Martin P. - dans PS
commenter cet article