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musique insérée dans les articles, de circonstance si possible

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 19:12
Manuel Valls explique que l'AG de la motion E risque de décider de la candidature de Ségolène "par acclamation". C'est-à-dire que Ségolène va passer par dessus la tête de ses "cadres" pour obtenir ce qu'elle désire tant (et que ses lieutenants semblent réticents à lui abandonner définitivement). On repense au livre de Lionel Jospin, l'impasse: "Ainsi se révèle une conception de la politique. Prétendre ne devoir de comptes qu'aux foules anonymes, qui sont hors d'état de vous les réclamer, dispense d'avoir à en rendre à ceux qui sont en situation et en droit de les exiger."


"Ni tout sauf Ségo, ni tout pour Ségo". Selon Pierre Moscovici, le TPS (tout pour Ségo) n'est pas plus légitime ni n'a de chances de réussir que le TSS.




"pas de désaccord de fond avec la E, le problème c'est la candidature de Ségolène": Michel Sapin "off"




"On a mis des sujets politiques sur la table. Avec la E, on ne peut rien envisager s'ils ne sont pas traités": Christophe Borgel, proche d'Aubry.




Les hollandais n'étaient pas à la réunion motion A ce matin à l'assemblée nationale. "Hollande, Le Foll, Vallini, qui d'autre?": Pour C. Borgel, cela semble ne pas peser beaucoup.


ci-contre Vincent Peillon en grille une avec François Bazin, du nouvel obs
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 16:56
Au cocktail proposé par la maire de Reims (c'est ainsi qu'Adeline Hazan le dit), les photos étaient interdites : l'illustration sera donc en forme de rappel au socialisme militant, aux militants socalistes.
C'est un peu dommage, car il y avait du pachyderme au mètre carré, en tous cas beaucoup en avaient l'élégante et photogénique foulée. De plus, on aura pas pu surprendre un signataire de motion en train de prendre langue avec celui d'une motion concurrente, bien que chacun aie fait le tour des serrages de pince. Il faut croire que les regards des objectifs n'étaient pas les seuls à être craints.
Néanmoins l'ambiance cordiale montrait que la convivialité des mondanités socalistes résiste aux contextes les plus tendus. Même si Mosco et Barto se sont croisés sans se saluer, et même si Hollande a fait son mot sur les "camarades qui ne sont pas toujours bons amis".
A 13h30, les nombreux dignitaires de la motion A se dirigèrent vers une salle attenante: Harlem Desir, Stephane Le Foll, Michel Sapin, Alain Bergougnoux, Pierre-Alain Muet, Faouzi Lamdaoui, Anne Hidalgo...
A 13h50, les non moins nombreux hiérarques de la motion D répondirent promptement au signal de Martine Aubry pour se regrouper dans une salle voisine: François Lamy, Claude Bartolone, JC Cambadélis, Marylise Lebranchu, Laurent Fabius, Henri Weber, Christophe Borgel, Laurent Baumel…
Même le champagne est sacrifié sur l'autel du rassemblement, rassemblement par sous-ensembles donc pour le moment.
Cela a libéré de la place près du buffet (car hormis la remarquable Aurélie Filipetti, on aura pas vu beaucoup de gens de la motion E, pas plus que de la motion D), et nous a permis de profiter pleinement des petits fours avec les élus verts locaux.

Plus tôt dans la matinée on a pu interviewer l’hôte de ce week end, Adeline Hazan, qui nous a certifié qu’elle ne craignait pas du tout que le nom de Reims ne s’associe à un moment douloureux de l’histoire socialiste, qui n’a d’ailleurs pas raison de l’être (douloureux). Comme elle est très sympathique, on a envie de la croire.


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Les left Blogs au congrès de Reims:


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PS: quelques problèmes de connection peuvent contraindre à ralentir le rythme des publications
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Published by Martin P. - dans PS
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 23:56
Les socialistes auraient pu tirer les conclusions de cet échec, par anticipation, et se retirer de la vie congressiste au profit de Vincent Peillon. Cela aurait été une solution convenable pour se mettre au travail et proposer aux français un opposant à sarkozy assez présentable.
Trop facile!
Il vaut mieux aller au bout de nos pulsions autodestructrices, et d'ailleurs il faut bien dire que c'est bien plus marrant. Et surtout, c'est là que les spectateurs ont du bol, cette fois-ci ils auront des yeux et des oreilles au plus près de l'action (très saignante): les...


On va donc enfin savoir les fulgurances conceptuelles que les socialistes se chuchottent au creux de l'oreille, au milieu de la mêlée de leur congrès, grâce à:

Sarkofrance, Expat Prague, Intox 2007, Marc Vasseur, Vogelsong, Trublyonne, Maxime Pisano, Abadinte, Sauce Politique, Crise dans les médias, Le Pavé.

Mais ne manquez pas non plus le festival off, animé par:

Nicolas J., omelette16oeufs, Dedalus, Gaël, CC, Jean, Cyril V., Annie D., Juan, Adrien S., Etienne B.

Bref, en un mot...


"Que les damnés obscènes
Cyniques et corrompus
Fassent griefs de leur peines
À ceux qu'ils ont élus,
Car devant tant de problèmes
Et de malentendus
Les dieux et les diables
En sont venus à douter d'eux-mêmes"



Il y a même une bande annonce:

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 18:40

C'est dans le fil de Partageons Mon Avis que la mauvaise nouvelle de la journée est tombée. Merci Nicolas...
Ainsi, Ségolène Royal est prête à prendre le risque de faire éclater le PS pour satisfaire son ambition. Peut-être escompte-t-elle d'ailleurs que les rares qui gardent un certain sens des responsabilités préféreront céder à cette oukase pour préserver l'essentiel. C'est la tactique de "l'anti-jugement de Salomon" dont on a déjà eu l'occasion de parler à propos de... sarkozy.
Jean-Michel Normand décrit bien cette nouvelle sorte de respect des militants: "Les grands barons de la Ligne claire, qui ont largement assuré sa majorité relative… en échange de sa non-candidature, ont été mis devant le fait accompli."




On sait donc maintenant de quelle manière Ségolène Royal prend en compte les avis de ceux qui travaillent avec elle: elle leur force la main en les mettant devant le fait accompli. Avis aux amateurs et futurs électeurs du premier secrétaire. On avait d'ailleurs noté que cette attitude valait aussi pour les positions de fond. Il n'y a donc rien de nouveau, c'était d'ailleurs déjà comme ça au moment de la campagne 2007.
Pour faire passer cette couleuvre, les ségolénistes nous expliquent que cette candidature est normale puisque "Ségolène a gagné" le vote sur les motions. Les 29% seraient donc "ses" 29%, uniquement composés de soutiens zélés. Si on observe la réalité de plus près on s'aperçoit que c'est loin d'être le cas. Prenons l'exemple de la section de notre ami Romain Blachier. Pour Romain, c'était "Collomb et uniquement Collomb", c'est-à-dire sans Royal. Romain est populaire dans sa section, et bien qu'un peu esseulé comme soutien de la motion E, ses camarades ont voté comme lui, pour la E, donc. On voit qu'il n'y a pas que dans le bouches du Rhône que le scrutin est marqué par les enjeux locaux. C'est un peu comme si les résultats locaux de l'élection présidentielle permettaient de déterminer aussi la couleur de la majorité municipale. On voit bien la nature du "système", et qui il a favorisé.
Mais là n'est pas l'abus principal: Ségolène Royal avait clairement laissé entendre qu'elle ne serait pas candidate, ce qui fait que le mandat donné par les 29% de la motion E est nettement plus ambigu que n'aurait pu l'être celui donné à Delanoë si sa motion était arrivé en tête. On voit que le raisonnement donné pour évidence, avec l'appui des simplifications du commentaire de presse, est plus proche de la falsification que de la pure logique. S'ajoute à cela que les 71% restants peuvent être perçus comme des militants qui n'auraient même pas pris le risque d'
une candidature de Ségolène (à juste titre donc), et lui sont hostiles.
Dernière supercherie: le même entourage qui annonce la candidature laisse croire que c'est par crainte qu'une candidature de Peillon ou Dray soit contrée par celle de Aubry par exemple. On peut penser, au vu de la manière dont elle s'est imposée, que Ségo craignait surtout la concurrence intérieure d'un Peillon, qui, avec un accès plus fréquent aux grandes audiences médiatiques, aurait fini par lui faire de l'ombre.
Cette situation conduit à devoir remercier Lionel Jospin (cela nous coûte), pour la réforme qu'il a introduite en 97: l'élection du premier secrétaire directement par les militants (justement pour éviter les combines). Encore faut-il qu'un autre candidat permette aux militants de répondre vraiment à la question qui n'a pas été posée pour le vote des motions: veulent-ils vraiment de Ségolène comme premier secrétaire?

Vous trouverez ci-dessous un certain nombre d'éléments éclairant ma réponse négative à la question précédente, si la dénonciation des comportements faite plus haut,
et ici, ne suffit pas. D'autres viendront probablement. Principalement, ne confondons pas rénovation de doctrine avec abandon de toute idée de doctrine.

Inconstance, imprécision, tacticisme, symptômes de l'errance politique

Du vicelard obscène et des bourgeois enfarinés

Ségoscepticisme


L'impasse... morceaux choisis


L'enjeu: l'enjouée en joue

Dominique, Ségolène et Lionel

 

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 15:24
Pour répondre à Olivier P.,




* L'Europe ne sera politique que si elle est le lieu de la bataille culturelle et idéologique. Il faut créer les conditions du débat politique au niveau européen. Reconnaissons que la volonté de Mélenchon de travailler avec Lafontaine et son Die Linke va dans le bon sens, même si j'aurais préféré que ce genre d'initiative intervienne plus tôt, et au niveau des leaders actuels de la gauche réformiste. Cela aurait peut-être évité à Martin Schultz de se faire avoir par la crapulerie intellectuelle de sarkozy en plein parlement européen. La célébration du 11 novembre doit aussi nous rappeler que Jaurès appelait à l'unité des travailleurs par delà les frontières, à la veille de 1914. Il faudrait en conséquence que le PSE et le PPE cessent d'apparaitre comme un seul et même parti, au point de permettre à une Marine Lepen de donner des leçons de politique européenne à Arlette Chabot, qui ne connait même pas le nom du président du parlement européen, M. Pottering, élu par une alliance PSE-PPE.

* Ce qui m'amène au deuxième point: rien ne se fera sans la France a-t-on coutume de dire. Mais on oublie rarement d'en tirer les conséquences: rien ne se fera avec cette France là, affligée d'un président d'opérette, un combinard à deux balles, qui à l'instar de ce que font les banquiers avec l'ensemble de l'économie, est capable de contraindre les autres à lui sauver la face pour éviter que tout le monde sombre. Il faudrait admettre que l'Allemagne n'a aucune raison d'éponger notre politique économique foireuse en finançant une relance européenne. Bref: si on considère que l'avenir de l'Europe est conditionné à la qualité des dirigeants de la France et de l'Allemagne en particulier, il faut considérer qu'il est pour l'instant hypothéqué. Cela vaut aussi, dans une moindre mesure, pour l'establishment français, qu'il soit médiatique ou économique, largement dominé par des médiocres oligarques auto-centrés qui se prennent pour des cadors européophiles, Ockrent en est un bon exemple. Qu'ils dégagent et l'Europe respirera.

* Evidemment cela doit amener à réformer les institutions européennes, en particulier la commission européenne doit être désignée par une majorité au parlement européen, et responsable devant ce parlement. L'agenda de la commission est européen, mais reste issue d'un consensus des chefs d'Etat. Il faut cesser la situation dans laquelle l'agenda européen fonde sa légitimité sur des gens qui ont un agenda national. Il n'y aura pas besoin de président de l'Europe si le président de la commission joue son rôle pleinement. Tout au plus faudra-t-il organiser un conseil européen pour voter des décisions qui engagent les Etats au titre d'Etat (engagement militaire, diplomatie...), mais ce conseil sera un instance "autorisante", charge au président de la commission d'exécuter.

* L'Europe a un poids économique par son activité, mais aussi par sa consommation intérieure. La taille de son marché lui permet d'être incontournable, et donc d'imposer par exemple la norme CE aux pays exportateurs, asiatiques par exemple. des normes environnementales aussi, comme le ROHS (sans plomb entre autres), et maintenant des normes qui touchent à la faible consommation d'énergie. L'Europe doit profiter de sa situation pour aller beaucoup plus loin que le simple registre environnemental. Elle ne doit pas non plus limiter son action régulatrice au marché des biens. Elle doit l'étendre au marché des capitaux, et au marché du travail. Sa taille est suffisante pour appliquer par exemple une mesure proposée sur ce blog: tarifer l'accès à son marché intérieur en fonction de la part du revenu du travail et du revenu du capital dans le PIB du pays exportateur.

Je passe la balle à Désir d'entreprendre, Maxime Pisano, Dedalus, Vogelsong.
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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 15:33
Il parait que le story telling est à la mode, mais il faudrait plutôt arrêter de se raconter des histoires, ou alors des tragiques. La leçon américaine conduit à cesser les commentaires sur les diverses reconfigurations du PS pour considérer ce qui est malheureusement une évidence: la désespérante médiocrité du personnel politique français, gauche comprise. L'Amérique prouve, avec Obama, que l'élégance, physique mais surtout intellectuelle, la hauteur de vue en même temps que la fibre populaire, la sérénité et la force de persuasion, la séduction et la dignité, le refus de la facilité, des petitesses, des falsifications, des impostures, tout cela, ça peut exister en politique, et ça peut payer. Et en plus, ces qualités, on les trouvait déjà chez John Kerry et Al Gore, bien qu'eux aient été battus, mais on les trouvait aussi chez Clinton, Carter, sans parler de Kennedy...
Bref, par contraste, l'offre française est bien décourageante.




Nous avons donc Ségolène, en égérie de la rénovation démocratique et de la base contre le système, qui crie victoire pour elle-même après s'être cachée derrière les "barons" du même système. Si on ajoute que le scrutin est marqué par l'abstention et les féodalités, donc par l'apparatchisme, on se dit qu'il y a peut-être bien madone, mais aussi maldonne.
Mais le vrai problème, c'est qu'il y a aussi tous les autres: Titine, l'éternelle dame des 35 heures faute d'avoir rien changé dans son discours depuis 97. Hollande alias Flamby, qui ferait mieux d'aller se reposer, mais qui ne sait plus où il habite. Bébère le prosaique, qui ne lève pas le nez du guidon de son velib, à croire qu'il a peur de la perspective. Lolo, qui joue les crocodiles, à attendre son heure qui ne vient jamais. Méluche l'étatiste colbertiste jacobin et j'en passe, néanmoins un des rares qui a la tête un peu à l'endroit, mais qui se barre. Camba et Barto, nostalgiques du congrès de Rennes -leur véritabe baptême socialiste-, qui moulinent leur cuisine dans le vide. Ayrault le très plat chef des députés, qui n'en finit plus dans sa complainte gnangnan. Valls, qui trouve très malin de donner raison de temps en temps à sarkozy, parce qu'il croit que ça fait constructif. Mosco, avec ses fines subtilités, tout en fausses contradictions jospiniennes, mais surtout handicapé du contact humain. Nono la baudruche au verbe haut, franc-tireur mais peu fiable, dont l'horizon principal est de frétiller devant les caméras, en cela continuateur de son ainé Djack.
Juju Dray, tellement politicard qu'il trouve le moyen de dire du bien de Frederic Lefebvre et du mal de tous ses camarades. Hamon, fondateur de l'"école du vice", vieux jeune à la trajectoire hésitante. DSK le jouisseur apatride, qui se dit qu'il a bien raison de s'être barré de ce marigot, mais aura toujours eu la flemme de s'en préoccuper.
Bref, la gauche est sinistrée, sans préjudice d'un possible sinistrisme.
Alors il y a aussi Peillon. Peillon l'intellectuel, qui n'a pas encore trop pris le pli de la tambouille d'appareil, qui a été battu aux dernières législatives mais qui a encore une place au chaud au parlement européen. Peillon serait une solution, s'il n'y avait quelques doutes sur son savoir-faire en mécanique politique, et sur sa capacité à faire preuve d'autorité, non seulement sur ses adversaires mais aussi, et même surtout, sur Ségolène. En effet, cette dernière ne se considère tenue par rien, ni par le parti, ni même par ses propres déclarations antérieures. Vincent Peillon sera donc attendu au moment, inévitable, où les approximations voire les incohérences de Ségolène Royal mettront le parti en porte-à-faux, et où il lui faudra donc la contredire.
Mais bon, va pour Peillon, l'espoir fait vivre

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 12:50
Ségolène Royal peut remercier Jean-Noel Guérini et Georges Frêche, dont les fédérations sont semble-t-il disciplinées. Il faut reconnaître que la manoeuvre est belle, qui de surcroit ne doit rien à Julien Dray: mettre sa candidature "au frigidaire" pour pouvoir faire motion commune avec les "barons", lesquels déclaraient ne pas vouloir un présidentiable à la tête du parti, puis imposer ce principe: un score moyen serait celui d'une équipe, un score élevé serait celui de Ségolène Royal. On peut légitimement questionner l'idée que ce type de démarche soit celle d'un vrai leader, il n'empêche que le résultat est là.

Le hic est que Ségolène Royal ne peut malgré tout s'imposer seule, et qu'elle ne compte, en dehors de la motion E, que des réticences: Aubry, Fabius, Hamon, Emmanuelli, sont autant de ségophobes assumés. En réalité, la motion A est la plus proche politiquement, et compte des personnalités parmi les moins hostiles, comme Moscovici ou même Delanoe (quoiqu'il reste quand même Jospin, Rocard, voire maintenant Hollande).



Cette situation amène naturellement à regarder qui se tient au second rang. La logique voulant que le premier secrétaire se trouve au sein de la motion E, arrivée en tête, c'est entre Vincent Peillon et Julien Dray que la bataille sera finalement la plus âpre.
Vincent Peillon est un bon candidat au travail de fond, apprécié des militants, mais on peut douter de sa capacité à s'émanciper suffisament de Ségolène Royal pour pouvoir trouver des soutiens au delà de la motion E. Vincent Peillon n'a pas de troupes propres hormis celles de Désir d'Avenir (mais un putsch n'y est plus envisageable), et devrait donc logiquement chercher des appuis chez les barons pour gagner un peu d'autonomie.
Julien Dray est un bon candidat au travail d'équipe et à la remise en route de la mécanique, mais c'est sa trop grande émancipation de Ségolène Royal qui pose, à l'inverse, problème: il n'a pas la confiance de cette dernière, qui a parlé à son propos de "ceux qui s'éloignent gaiement" (ou pire "ceux qui trahissent avec grâce"). Julien Dray va donc logiquement chercher à s'appuyer sur ses amis à l'extérieur de la motion E, mais va prendre le risque ce faisant d'être traité de traître par les ségolénistes.
François Rebsamen peut chercher à tirer son épingle d'un combat trop rude entre les deux précédents. François Rebsamen serait le candidat de la manoeuvre, des réseaux, de l'appareil, de la reconduite: Rebsamen est, comme actuel numéro 2, un candidat sortant.
Pierre Moscovici pourrait revoir sa cote à la hausse si les seconds couteaux de la motion E s'abimaient mutuellement, et si une alliance entre A et E venait à être considérée, ce qui serait souhaitable politiquement et donc qui a peu de chances de se faire.
Enfin, Martine Aubry ne pourrait être la candidate que d'un front TSS, qui était dès le départ le principe implicite des reconstructeurs. Nul doute que l'hypothèse doit être prise au sérieux, tant la situation de neutralisation des forces issue du vote se prête aux "qualités" d'hommes tels que Jean-Christophe Cambadélis et Claude Bartolone.

Bref, le vote est parfaitement ajusté pour que rien n'en sorte avant une nuit des seconds couteaux dont il est peu probable qu'elle débouche sur autre chose qu'un pis-aller. Champagne!

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 09:47
Le 31 octobre on écrivait ici ceci: "Leurs (les responsables socialistes) prises de position sont souvent dictées par des considérations tactiques, pour se construire une originalité, ou par la conjoncture politique. La cacophonie a de surcroit une dimension dans la durée: l'inconstance de maints responsables participe de l'impression quelque peu dissonnante de la partition."
Le 25 ceci: "un des signes de la cohérence, c'est la constance. chaque ambiguité, pensée comme une habileté tactique, prépare l'échec stratégique, par illisibilité et manque de crédibilité."

Pardonnez le radotage, mais entretemps on aura pu lire dans la presse ceci: "La social-démocratie est un modèle périmé", "Pourquoi ? Parce qu’il faut un Etat préventif qui change les rapports de force et non pas, comme dans la social-démocratie, un Etat secouriste qui ne remet pas en cause le système." Un malheur n'arrivant jamais seul, ceux qui étaient visés se sont empressés de se saisir de ce nouveau joujou à polémique qu'est devenu le vocable "social-démocratie" pour l'agiter en tous sens. Vocable qu'on aura d'ailleurs qualifié ici de "facilité de langage", il ne s'agit donc pas ici de gloser sur des exégèses terminologiques, mais de pointer le symptôme que ce type de sortie représente.

S'il fallait un exemple d'imprécision, d'inconstance, et de confusion, on l'a. S'il fallait une prise de position dictée par la tactique et la conjoncture, on l'a aussi. Et une cacophonie artificiellement construite (comme je le disais à Julien Dray), itou.

Inconstance parce que celle qui fait ces déclarations a toujours plaidé pour le réformisme, vanté le modèle suédois, et signé la motion de Gérard Collomb. Ceux qui ont participé à la campagne 2007 savent l'épreuve que représentent ces embardées idéologiques, qui vous obligent à rétropédaler plus souvent qu'à avancer, et qui finissent par vous inciter à ne plus vous engager sur rien sous peine d'être contredit le lendemain. Ces méthodes de campagne ne peuvent qu'annoncer l'éventuelle méthode de travail pour le parti: il n'est que de penser à l'inconfort de ceux des signataires de la motion E qui croyaient pouvoir se dire sociaux-démocrates pour se convaincre qu'elle n'est pas souhaitable.

Imprécision et confusion parce que passés les mots fracassants ("périmé"), l'explication qui suit sur l'Etat préventif est beaucoup moins nette. En effet, s'il faut situer la social-démocratie par rapport au socialisme, c'est dans le rôle dévolu à l'Etat que se trouveront les différences. L'action publique y est conçue comme organisatrice plutôt qu'interventionniste, elle y ordonne l'économie plus qu'elle ne l'administre, cherche à réglementer plutôt qu'à s'ingérer. Le fait qu'historiquement la social-démocratie ait aussi construit l'Etat providence pour répondre aux besoins premiers que sont la santé, l'éducation, ou les retraites, ne permet pas de réduire cette vision à un simple secourisme.
Surtout si c'est pour l'opposer à une volonté "préventive qui change les rapport de force", au fait d'"obliger les entreprises qui font des bénéfices à rembourser tous les fonds publics afin de stopper les délocalisations et les licenciements", (sic, il faudrait enfin arriver à dire cela correctement) ou de "faciliter des compromis sociaux entre salariés et employeurs": difficile d'instituer ces propositions en "nouveau modèle" "avec une lucidité radicale". Elles ressemblent en fait furieusement au "modèle périmé", et figurent d'ailleurs aussi dans la motion A. Comme elles figuraient dans le "pacte présidentiel" de... DSK en 2006. L'intitulé a été repris en 2007, et les propositions avec. On remarquera donc en passant que la contribution de DSK a la campagne 2007 fut consistante sur le fond, lui donnant justement sa facture... social-démocrate.
Bref, le problème avec la social-démocratie n'est ni sa soi-disante péremption ni un problème de copyright, c'est surtout son manque de travail pour trouver un vocable neuf.

Opportunisme tactique parce que la motivation première du propos est évidemment de donner des gages aux signataires de la motion C dont le discours sur l'échec de la social-démocratie est connu, lui, de longue date (même si Benoit Hamon a eu sa période rocardienne). Sauf que l'orientation politique de la motion C se reconnait, pour le coup, à la redondance du recours à l'Etat et à son étatisme, ce qui complique les choses. Il n'est pas question ici de condamner le sens tactique, mais de souligner que celui-ci ne peut avoir d'intérêt que passé une phase de structuration politique. Or si la triangulation et le tacticisme sont érigés en principes, rien ne pourra être construit, et nous en serons réduits de nouveau à voguer au gré des intuitions lors des campagnes futures.

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PS1: Des "journalistes" quelque peu mal informés sinon mal intentionnés prétendent qu'on voit peu Bertrand Delanoë sur le terrain. Un rapide coup d'oeil à son agenda montre qu'il n'en est rien: il y est chaque soir, aux quatre coins de la France. Les photos sont d'ailleurs tirées du meeting de mardi soir. On parle beaucoup de respect des militants, de les écouter. Eh bien en voyant Bertrand Delanoe sillonner les fédérations, faire une campagne "à l'ancienne", se frotter aux militants aux apéros de fin de meeting, défendre  son texte, sa démarche, impossible de ne pas éprouver du respect. Cet engagement et cette absence d'ambiguité n'est pas également partagé, et c'est probablement pour cette raison que sa motion fera un bon résultat, comme ce fut le cas pour Paris en 2001.
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PS2: L'article précédent est intitulé "politique fiction", il ne s'agit donc pas d'une vision réaliste de la future présidence Obama, simplement de dire qu'il y a un potentiel. Par ailleurs, difficile de bouder le résultat d'hier, voire de laisser sarkozy en capter les "good vibes". D'abord parce que Obama a dans son programme des éléments précis comme celui de revenir sur le paquet fiscal de... George Bush, et parce que quand Obama s'exprime il s'inscrit tout de même dans la bataille des idées, et clairement à gauche. Enfin, et c'est Moscovici qui a eu le réflexe de le souligner, le contraste avec sarkozy saute aux yeux: "son calme, sa hauteur de vue, son refus de la petitesse, sa capacité à trouver la bonne distance avec les événements, avec les autres, avec lui-même."


PS3: Les attaques récurrentes (du type "Tous ceux qui ont manqué de respect au vote des militants en critiquant ou en ne soutenant pas la candidate choisie par eux méritent-ils, moralement, leurs voix aujourd’hui ? Seule la droite pourrait s’en réjouir"), qui instrumentalisent fallacieusement le traumatisme de mai 2007 en faisant porter le chapeau à des adversaires, commencent à devenir désagréables. Julien Dray lors de son interview a lui aussi tenté d'imposer son écriture de l'histoire à ce sujet, mettant même au défi ses contradicteurs de donner une écriture différente. Eh bien il va peut-être falloir dire les choses à ce sujet, d'autant que selon Ségolène, "le projet qu'(elle) défends est le seul à assumer une continuité avec la campagne présidentielle de 2007". Effectivement, on peut avoir soutenu le projet mais pas assumer la campagne, avec de bonnes raisons pour ça...
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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 17:15
John McCain n'est pas Georges Bush. Ceux qui ont suivi les primaires républicaines en 2000 s'en souviennent: McCain était parti pour battre Bush, remportant les premiers caucus républicains, avec un positionnement politique nettement plus équilibré que son adversaire, déjà alors perçu comme un pur réactionnaire. Puis Bush actionna le levier financier: le rapport de force en la matière était de 1 pour 40.
McCain est un homme de principes, qui n'aurait pas conduit la guerre en Irak comme l'a fait Bush, contrairement à ce qui est dit. John Kerry a pu le souligner. McCain avait d'ailleurs dénoncé en 2004 la campagne de dénigrement dite des "swift boat veterans for truth" engagée par Bush contre Kerry. Mais McCain, en 2008, ne s'est pas retenu, à son tour, d'actionner la "sale" campagne contre Obama, alors qu'il en avait été lui même victime en 2000 (Bush et son équipe entretenaient des rumeurs sur ses supposées séquelles psychologiques du Vietnam). Il faut croire que ce style de "campagne" est inhérent à l'appareil et aux communicants républicains. Il a aussi choisi un Bush en jupons comme colistière, laissant craindre le pire au cas où il ne terminerait pas un éventuel mandat.
McCain, s'il aurait pu être un "right man in the right place" crédible en 2000, ne peut plus l'être en 2008, trop vieux et avec des réflexes trop conservateurs pour penser suffisament "large" et "long" les mouvements du monde, pour comprendre que l'amérique a plus à gagner à tenter de conduire ce mouvement qu'à le freiner. Mais toutes ces raisons ne seront pas celles qui le feront perdre, les raisons s'appellent George Bush, un porte-poisse décidément, et crise économique: il n'a pas su donner confiance dans ce domaine.

L'impact symbolique de voir que l'homme le plus puissant du monde n'a pas la peau blanche devrait, on peut l'espérer, frapper durablement les esprits de par le globe. Si ce symbole n'apparait pas aussi manipulable que son facheux précédent, Colin Powell...
Espérons un peu plus: en janvier prochain, le futur président des USA pourrait s'adresser non pas aux seuls américains mais aussi au monde, urbi et orbi en quelque sorte. Dans un contexte de crise économique, il pourrait décider de proposer un renouvellement du cadre intellectuel dominant, dire que l'avenir du monde ne doit pas être déterminé ni par une logique de choc des civilisations, ni par la guerre sociale mondiale. Plutôt que de choisir une simple défense des intérêts américains, et de ne s'appuyer que sur les amitiés intéressées, il pourrait tenter de (re)construire un leadership politique.
Et pourquoi pas un leadership fondé sur le retour de la vérité et de la réalité comme base d'action? sur une description lucide de la situation, mais aussi des intérêts particuliers de chaque nation, sur un état des lieux sans faux-semblants, établi de telle sorte qu'il soit communément partagé. Sur un aggiornamento mondial préalable à la négociation d'accords internationaux, visant à traiter les sources de conflits à la racine: Allocation garantie et supervisée des matières premières, de l'eau, voire des ressources financières. Traitement négocié et garanti par l'ONU du conflit israelo-palestinien.
Désescalade négociée et coordonnée de la consommation d'énergie non-renouvelable. Et pourquoi pas une véritable organisation mondiale du travail, capable de tarifer l'accès au marché mondial en fonction du rapport entre le revenu du travail et celui du capital dans le PIB?
Bon, ce pronostic "par nécessité" laissera peut-être sceptique, mais un peu d'auto-encouragement ne peut que faire du bien au moral (oui je sais, Obama n'est pas le messie).

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PS: l'illustration, sonore ainsi que visuelle, est tirée du film "Queimada", du cinéaste italien Gillo Pontecorvo, engagé à gauche. C'est le film qui, dans son genre, est le plus marquant que je connaisse, fort et ambigu, complexe et passionné, saisissant et intelligent, puissamment soutenu par la musique d'Ennio Morricone et le jeu des acteurs. Et éclairant sur la dimension tragique du pouvoir et de la lutte pour celui-ci, et donc sur l'actualité qui nous occupe.
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Published by Martin P. - dans monde
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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 11:55
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30/10/08 -
La discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) n'a en revanche pas abouti à durcir les règles concernant les "retraites chapeaux" et les stock-options

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30/10/08 -
Chez Narvic via Eric Mainville:
le gouvernement surveille "Des informations importantes que la presse ne publie pas, mais que certains journalistes blogueurs ont le courage de mettre en ligne
. Nicolas Sarkozy n’a aucun souci à se faire du côté de la presse traditionnelle. Mais il a du souci à se faire avec des publications en ligne qu’il ne contrôle pas" - Mediapart, rue89, Backchich, voire Le Post

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28/10/08 - des banques se sont plantées en jouant Volkswagen à la baisse avec de la vente à découvert.

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27/10/08 - Guillaume Duval: Plan de sauvetage : les banques françaises s'engagent à… rien

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24/10/08 - pris chez Romain. "Nonvoter identified: Martin P."
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23/10/08 - crise financière: les propositions des invités de la forge

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23/10/08 - Mosco à radio-orient

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22/10/08 - Mosco à Clermont

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21/10/08 - Pertinent Didier Migaud

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21/10/08 - Il y a une semaine, les banques françaises annonçaient qu'elles n'avaient pas besoin de l'argent de l'Etat (...) ô surprise, hier soir, elles ont accepté 10,5 milliards d'euros.

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20/10/08 - La "grande banque française" mentionnée par Le Canard, c'était la BNP et Société Générale

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19/10/08 - Moscovici à Lyon

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19/10/08 - par chez Lordon: "I truly do not have a strong opinion about any market right now, other than to say that things will continue to get worse for some time, probably years. I am content sitting on the sidelines and waiting. After all, sitting and waiting is how we made money from the subprime debacle." Andrew Lahde sur FT

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19/10/08 - Dassault aviation fait n'importe quoi, avec la complicité de sarkozy

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18/10/08 - Wall Street banks in $70bn staff payout Pay and bonus deals equivalent to 10% of US government bail-out package

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16/10/08 -
« spéculation et crises, ça suffit ! »  séminaire du 21 juin 2008.

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15/10/08 - Plan anti-crise : la société de refinancement sera détenue majoritairement par les banques

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13/10/08 - Paul Krugman prix Nobel d'économie. Bravo à l'académie suédoise pour cette récompense à celui qui, avec Seymour Hersh et quelques autres, sauvent l'honneur de la presse américaine.

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12/10/08 - DSK: "le marché ne s'organise pas tout seul". "Faire en sorte qu'on n'oublie pas la crise et qu'on mette en place des éléments nouveaux de réorganisation du système"
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12/10/08 - Minc est une merde

Alain Minc et Mediapart
Exemple de raison pour laquelle s'abonner à Mediapart:
Pendant la crise, Daniel Bouton spécule sur la Société générale

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11/10/08 - Nouvelle augmentation du budget de l’Élysée

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08/10/08 - Syndicaliste efficace

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07/10/08 - l'argent dette, le banquet des banquiers en 10 leçons


L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.

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06/10/08 - Lundi noir: un paradis pour les spéculateurs

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06/10/08 - Camembert au lait cru: on a gagné

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06/10/08 - "Jamais on a vu la police entrer dans l'usine. C'est la première fois en trente-huit ans. C'est une honte. Même en 1968, la police n'est pas entrée ici. C'est une provocation. On cherche à provoquer les salariés alors que jamais, il n'y a eu le moindre incident à Sandouville". "Ce sont juste des pères de famille qui perdent 400 euros par mois et qui tentent de dire : 'non, ça suffit'", dit un militant CGT, Nicolas Guermonprez. "Et on les parque, c'est une honte. C'est facile de fanfaronner à un meeting en disant qu'en France, quand il y a une manifestation, ça ne se voit pas. C'est facile d'envoyer plus de 100 CRS dans une entreprise privée pour bloquer les grévistes pour que ça ne se voie pas." Le Monde

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05/10/08 -
"J'ai pour le métier de banquier exactement la même considération que les banquiers ont pour le mien, c'est-à-dire proche de zéro" Jean-Claude Juncker.

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03/10/08 - Financial Crisis: So much for tirades against American greed
"The ECB is not allowed to bail out countries under EU treaty law. The Stability Pact bans the sort of fiscal blitz that has kept America afloat. Yes, treaties can be ignored. But as we are learning, a banking system can implode in less time than it would take for EU ministers to congregate from the far corners of euroland."

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02/10/08 - Plainte contre Bouygues telecom : silence sur TF1

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02/10/08 -  le 22/09, l'AMF a discrètement découvert l'intérêt de limiter les "ventes à découvert":  Interdiction des transactions non sécurisées et transparence des positions courtes  sur titres du secteur financier

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01/10/08 - détournement de fonds et monde à l'envers: le quidam prend la relève de la banque qui ne veut plus faire son boulot.

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01/10/08 -
SUBPRIMES A LA FRANCAISE: "Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué." programme de nicolas sarkozy. La Revue Banque n°690 avril 2007
et aussi « la pénalisation à outrance de notre droit des affaires est une grave erreur »

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