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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 19:39
Le titre suffit, c'est pour que google prenne note. Si les internautes savent déceler une glose sarkozyste juste un peu plus subtile que celle de frédéric lefebvre, google ne devrait pas manquer de me ramener quelques visiteurs.
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 16:09
Les deux bouts de phrase qui touchent directement au pouvoir d'achat dans le discours d'hier sont l'objet respectivement d'une réécriture et d'un contresens dans les commentaires qui en sont faits. Que ce soit à propos de la rémunération du travail ou de la redistribution des richesses, deux composantes d'une politique effectivement social-démocrate, le journaliste mondain fait une fois de plus preuve d'absences de l'esprit tout-à-fait opportunes -si on s'appelle sarkozy-.


1/ "L’actionnaire doit être justement rémunéré mais le travail doit être justement considéré". Voilà l'expression qu'on peut lire ici, ou entendre ici (ou ici en téléchargement), à la 42ème minute (merci à Ronald pour avoir récupéré les liens, une petite vidéo du passage clé bientôt disponible peut-être).
En revanche Le Monde rapporte sur son site cette phrase: "Le travail doit être justement rémunéré."


Problème d'audition? de lecture?


Ce "raté" a été commis dans d'autres médias, sur le thème de l'équilibre entre la part du travail et celle du capital dans la valeur ajoutée, qui en réalité n'a jamais été réellement abordée par le pouvoir malgré ses gesticulations et sous le couvert du slogan dit "des trois tiers", formule hors de toute réalité qui permet d'éviter d'aborder le sujet concrètement.

(Par exemple, le 11 février, pas une fois le mot dividende n'a été prononcé, quand au même moment la BNP et la Société Générale versaient chacune 1 milliard de dividendes à leur actionnaires grâce aux fonds injectés par l'Etat.)

Passons sur cette réécriture médiatique et venons au fond:

En lisant le PDF tout en visionnant la vidéo, on s'aperçoit qu'il y a de légers écarts par endroits, ce qui montre que le PDF n'est pas le verbatim, mais bien le support que sarkozy avait sous les yeux. C'est-à-dire que la phrase n'est nullement un accident. Si on considère le caractère solennel du discours et le fait que cet extrait touche directement au pouvoir d'achat et à la réforme du capitalisme financier, thème ô combien sensibles, on envisage difficilement une erreur (si c'était le cas ça démontrerait que la sagacité de sarkozy et son équipe, tant vantée, n'est pas si grande que ça).

Il faut donc en conclure, et ce n'est pas si anodin, qu'il s'agit bien de la doctrine sarkoziste en matière de travail et de modèle de production, laquelle énonce bel et bien que la valeur travail est essentielle dans le champ abstrait de la morale, mais que la propriété reste l'élément fondamental dans le champ concret de l'économie. C'est-à-dire que cette doctrine n'a rien de moderne et a au contraire tout à voir avec la vieille droite réactionnaire et ploutocrate.

(Pour ceux qui n'ont pas perçu la différence entre "considéré" et "rémunéré", songez que ceux des actionnaires qui sont aussi PDG ont, pour beaucoup, bien compris la distinction et ont opté pour le second terme, toute honte bue mais les poches pleines.)

Conclusion en tous points contraire à celle des commentateurs de compagnie qui y voient de la "social-démocratie"...
 

2/ Loin de s'arrêter à cette première faute, le commentateur mondain, en la personne par exemple de Jean-Marie Colombani sur France-Info hier soir, a aussi largement aidé sarkozy dans son redressement acrobatique au sujet de la discrimination positive, requalifiée en ce concept: "donner plus à ceux qui ont moins", présenté comme une fulgurance sarkozienne.

On sait que quand Jacques Chirac a recadré son ministre de l'intérieur sur cette question républicaine, celui-ci s'est empressé de "nommer un préfet musulman" (dixit sarko) pour bien signifier son désaccord sur la question, explicitant par ailleurs sa conception: en octobre 2006, dans Le Parisien: "J'aimerais qu'on me dise pourquoi il serait normal de faire de la discrimination positive pour les femmes ou les handicapés, et pourquoi ce serait anormal pour les compatriotes de couleur".

Bref, on l'a déjà dit, sur ce sujet, soit ça existe déjà et il faut l'intensifier, soit ça n'existe pas et il faut que ça continue à ne pas exister. Soit on discrimine positivement selon des critères territoriaux ou socio-économiques, soit on ne discrimine pas.
"Donner plus à ceux qui ont moins", pour ceux qui ont raté quelques trains idéologiques, c'est le principe de base de la redistribution, et même du socialisme, ce truc "archaïque" qu'on a tant fustigé après les élections européennes. Pour ne revenir que 10 ans en arrière, il y la CMU sous Jospin, qui consiste à donner plus de soins à ceux qui n'en ont pas les moyens. 20 ans en arrière, il y a le RMI sous Rocard, qui consiste à donner un revenu à ceux qui n'en ont pas.
Dans les "innovations" récentes, il y a la discrimination selon les territoires, thème cher à Strauss-Kahn et depuis longtemps pratiqué par les collectivités territoriales de gauche (régions, départements), permettant de pondérer les aides pour le logement par exemple en fonction des besoins. Il y aussi cette loi LRU* imposant 20% de logement social sous peine d'amende, lesquelles amendes abondent les budgets logements.

En revanche, sous la droite et singulièrement sous sarkozy, les budgets affectés à l'aide sociale dans le 93 ou à l'aménagement du territoire dans les campagnes isolées ont significativement fondu.

Il ne faudrait donc pas beaucoup d'efforts pour déterminer qui fait de la discrimination positive et qui fait de la discrimination négative, mais il est à craindre que ce soit malgré tout hors de portée des medias Pathé Marconi. Il faut dire que quand on donne l'essentiel de son temps d'oreille disponible au pouvoir, il ne faut pas s'étonner que le temps de langue disponible s'en ressente lui aussi.
Cela dit, ne soyons pas injuste envers les héritiers du fameux grammophone "toujours fidèle", car ils font mieux que la fidélité: ils améliorent et corrigent l'air de flûte orginal.



*: sarko s'est positivement discriminé lui-même en se faisant construire un logement au rabais sur l'ile de la Jatte plutôt qu'en affectant ce foncier disponible au logement social... et ainsi redresser un peu son taux de 2% en la matière dans sa chère municipalité de Neuilly-sur-seine

PS: les deux contresens rapportés ici ne sont évidemment qu'un aperçu très incomplet du flot verbal en pilotage sarkozien automatique qui nous a été servi.
 
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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 16:30
Avec ce timbre léonin, avec cette tête de fauve à la gueule si basse, avec ces petits yeux félins et ses allures de lion qui ne veut pas laisser le trône vide, comment se fait-il que l'on ne fasse pas plus souvent le rapprochement?

Oui, Johnny a eu sur la scène française un long règne... animal.

Et risque bien de laisser un vide.

Merci donc à Emmanuèle pour avoir placé ce petit encart dans le libé d'aujourd'hui:



































Pour fêter ça, un petit coup de Bercy 90:

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 16:20
Les commentateurs de compagnie ne manquent jamais, en parlant d'antisarkozysme, d'y ajouter l'adjectif "primaire". Pourtant, la posture qui s'assortit le plus immédiatement d'un comportement primaire, c'est le sarkozysme. Quand ce n'est pas d'un comportement de primate d'ailleurs.
Et puis surtout, quand on est rigoureux dans le raisonnement, réfléchi, quand on examine les faits, quand on juge des discours sur le fond comme sur la forme, quand on constate les gestes politiques, on se dit que la seule attitude intelligente, la seule qui se puisse adopter par les esprits fins, c'est une sévérité infinie, envers le personnage comme à l'égard de son action, voire une hostilité déterminée face à cette insulte permanente à l'intelligence.



Malgré cela, l'espace médiatique se remplit de deux facettes d'un même discours: d'un côté le sarkozysme, de l'autre l'anti-antisarkozysme.
D'un côté les discours de sarkozy, qui contiennent une bonne part d'insultes à ses contradicteurs (lesquels sont bien sûr soigneusement tenus éloignés), de l'autre les commentaires qui expliquent que l'opposition est nulle, primaire, systématique, sans propositions. C'est assez simple: on passe parfois plus de temps à entendre dire du mal des opposants qu'à entendre la parole sarkozyste. Mais aucun des antisocialistes primaires ne sera jamais dénoncé...

Et le pire est que les embedded ne sentent manifestement aucune espèce d'absence, de redondance, d'étroitesse, ne détectent aucun point aveugle, ne perçoivent aucun manque, aucune carence dialectique dans le paysage qu'ils nous proposent impavidement.
Et dès que, campagne oblige, quelques interdits de séjour en viennent à apparaitre sur les radars du fait de cet affreux décompte des temps de parole -tels des Besancenot, Bové ou autre De Villiers- ceux-ci sont méthodiquement décrédibilisés, déstabilisés, soumis à des tirs croisés, c'est-à-dire mis au même régime que le PS et le Modem, sauf que ces derniers étaient jusque là les seuls à occuper la niche médiatique laissée aux contradicteurs.

Une explication plausible à cette situation est que finalement, la sarkozysation de la politique pousse le journalisme mondain du côté où il penchait déjà, celui de la médiocrité, de la flemme, de la facilité. Les grilles de lectures du sarkozysme seyent bien au microcosme, qui ne demande qu'à pouvoir rester entre soi et continuer à tourner en rond autour de son nombril. Muni des fausses évidences obligeamment fournies par le pouvoir, le médiacrate peut broder comme il le souhaite devant les grandes audiences, avec en plus ce confort de pouvoir s'arroger plus de temps de parole que ceux qu'il flétrit, avec audace croient-ils.

En bref, ils épousent la putasserie et esquintent ceux qui la dénoncent, avec d'autant plus de vindicte qu'ils craignent que cette fornication avec l'excrément conceptuel finisse par être clairement démontrée.

Malheureusement, parmi les rares que cet avachissement de l'esprit interpelle, on en trouve qui vont jusqu'à théoriser leur acceptation du phénomène: "c'est la nouvelle manière de faire de la politique, c'est comme ça qu'on fait aujourd'hui".
L'idée pourrait donc venir à certains, à gauche, de se vautrer dans le happening médiatique, le renoncement à toute exigence intellectuelle, toute dignité, de se permettre toutes les déloyautés, toutes les inélégances, de participer à cette désinhibition générale de la chose publique.

Si c'était le cas, le risque est d'effacer le clivage droite-gauche au profit d'un combat plus "primaire" pour l'intégrité de la chose publique.
   
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 17:33
Facebook manque d'humour. Alors soyons charitables et soutenons ceux qui l'aident à se soigner :

ouestfrance.jpg


Et si on lançait un site "petitsalopard.com", vous croyez que Beauf 1er viendra réclamer l'usage de son identité?

Je ne propose pas "petit-enculé.fr", Jacques Chirac l'a déjà pris.
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 17:01
Un mec se fait virer pour avoir avancé ses opinions à découvert. Il a simplement envoyé un courriel de son adresse personnelle à son député. S'il avait utilisé une adresse e-mail "anonyme", tout en offrant tous les moyens à son destinataire de prendre contact, son employeur n'aurait pas eu accès à son identité, et ç'aurait été malheureusement bien préférable.

On voit que tf1 est si imprégnée de sarkozysme qu'elle n'a pas pu s'empêcher de faire LA sarko-saloperie, celle-là même qui est la vraie motivation du projet sarkozyste en question, et que les argumentaires cherchent à masquer, à savoir museler le citoyen sous couvert de flicage.
C'est d'ailleurs une lapalissade: tout projet sarkozyste est fondamentalement motivé par une saloperie.


Cette affaire tombe à pic après le billet d'hier, pour démontrer la nécessité de pouvoir s'exprimer politiquement sans que cette démarche équivale à endosser les habits d'une personnalité publique.

Cela vaut, évidemment, pour les blogs politiques. Qu'est-ce d'autre qu'un blog politique si ce n'est rendre publique une opinion, sans rendre publique l'identité de son émetteur?

En république, un citoyen doit assumer son opinion vis-à-vis de l'"agora", de l'espace de délibération, mais a le droit d'évoluer dans sa vie professionnelle ou privée de manière anonyme du point de vue de ses opinions.

Ou alors, pourquoi ne pas rendre publics les votes?

Et pour poursuivre l'analogie dans un exercice d'anticipation d'un avenir proche: le mec en question participe à une manifestation anti-Hadopi, la manifestation est dûment photographiée avec des appareils de très haute précision par la police. Laquelle police, pour les raisons de transparence bien connues, rend publiques ces photos. A fortiori ses photos donnent accès aux identités de chacune des personnes présentes sur ces photos, car évidemment les logiciels de traitement d'image le permettent.

Les petits chefs de tf1 et d'ailleurs vont pouvoir s'en donner à coeur joie.
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 19:22
Le décret anti-cagoule, outre ce qu'il a d'ubuesque et démagogique du point de vue sécuritaire, n'est pas non plus totalement anodin du point de vue des libertés publiques, et il fait même étonnament écho à... la loi Hadopi.

Dans les débats autour de la loi Hadopi, il y a entre autres pas mal de contresens autour de la notion d'"anonymat". Pour faire peur, on confond l'usage de pseudonymes avec l'anonymat pur, pour imposer l'idée d'un web où des tas d'inconnus sont prêts à faire n'importe quoi et surtout le pire.
Or, si beaucoup de blogueurs usent d'un pseudonyme, c'est pour conserver un anonymat bien particulier: celui aux recherches Google, entre autres.



Le principe est simple:

* Le blogueur politique assume toutes les opinions exprimées sur son blog, face à d'autres commentateurs et acteurs politiques, ou face à des relations privées, et d'ailleurs ils sont assez nombreux, souvent, ceux qui connaissent l'identité de l'auteur de tel ou tel blog.

* En revanche, le blogueur n'a pas nécessairement à assumer le rôle d'une personnalité publique. Si un employeur tape son nom dans google, si un flic cherche dans un fichier du ministère de l'intérieur, ou encore si un service marketing cherche à recueillir des informations sur lui, son blog n'a pas à y apparaitre s'il ne le souhaite pas.

Voilà pour l'"anonymat" sur internet, qui n'est qu'une protection de la vie privée.

Pour une manifestation c'est pareil, et si on en doute il est urgent de prendre note de deux éléments de l'actualité technologique relativement récente:

* Des logiciels de photo sont aujourd'hui capables de reconnaitre un visage parmi des milliers de photos.

* Des appareils photos sont capables de prendre des milliers de gens d'un seul coup sur lesquels chacun est reconnaissable, comme on peut le voir en cliquant ci-dessous:


Un manifestant défile pour porter un message, comme un blogueur, mais pas pour se faire répertorier dans les fichiers de police ou pour être identifié comme manifestant par n'importe qui sur le net, comme un blogueur...

Bien sûr, depuis le temps que le dénombrement des manifestants par les forces de police est un sujet en soi, on peut supposer qu'au ministère de l'intérieur on a bien conscience de ces techniques et on sait donc très bien les conséquences d'un décret anti-cagoule s'il était applicable et appliqué. Dès lors, si MAM (et sarkozy) ont malgré tout décidé d'aller dans cette direction sans même mentionner la problématique, on peut légitimement se poser des questions sur leurs vraies intentions.

D'ici quelque temps, on entendra donc sarkozy recycler sa rhétorique sur le thème: "Comment se fait-il que M. Truc, qui prétend avoir eu des problèmes avec la police, soit aussi quelqu'un qui se cache pour manifester et qui agit anonymement sur internet? c'est bien qu'il n'est pas tout à fait honnête!"
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 15:29
L'écoute de la conversation de Minc avec des blogueurs (écoute que j'ai hélas terminée hier) est de celle qui donne furieusement envie de taper sur quelque chose, n'importe quoi...
Il faut donc bien un deuxième article pour se défouler (Vogelsong, qui fut bien seul à soulever quelques objections a eu bien du mérite à se contenir tant on a envie de relever Minc quasiment à chaque phrase).

Minc, donc, a cet autre point commun avec sarkozy qui est cette rhétorique de la fausse évidence assénée en des termes qui se veulent sans appel.


On ne compte pas, dans le discours de Minc, le nombre des "vous le savez bien" glissés pour ponctuer chacune de ses affirmations, ou encore les "c'est ridicule" en réponse à ses interlocuteurs (sans parler de ceux qui sont rangés dans la case "pétainistes" et autres). La voix est douce, et cette urbanité formelle, qui le différencie de sarkozy, impose implicitement certaines convenances, des manières feutrées qui appellent en principe que les concepts soient aussi chantournés que les phrases, c'est-à-dire qu'on ne ferme pas les portes, qu'on évite d'aller vers la confrontation interpersonnelle...

Or, ces "vous le savez bien" enfreignent en réalité cette civilité subliminalement imposée par ailleurs, en rendant une éventuelle contradiction forcément frontale. Cette petite manipulation par abus de la gentillesse adverse révèle une faible aptitude à la controverse et un esprit finalement assez peu aimable. Que sarkozy ne cesse d'utiliser un truc assez semblable (sauf que lui n'a en général même pas d'interlocuteur) ne surprendra donc pas.
D'autant que cette tactique a ce grand avantage qu'on peut énoncer tranquillement des pseudo-fulgurances sans aucun petit début de démonstration, ou de balancer des infos ou autres statistiques dont on n'a jamais entendu parler, sans jamais dire d'où elles viennent.

En fait, ce mode badin si bien pratiqué par Minc est celui qu'affectionne le microcosme, qui n'a en cela pas tellement changé depuis les Précieuses Ridicules.
Il est le "dress code" du langage pour la nouvelle aristocratie au pouvoir, ce qui n'empêche pas celle-ci de se laisser fasciner par les manières à la Scarface de leur représentant à l'Elysée
(Minc a presque des allures de fan de rock star quand il parle de sarko, incapable de comprendre qu'on puisse le voir autrement que comme une espèce de surhomme). La fascination est largement rendue par ce dernier d'ailleurs, c'est assez classique.
Sur le fond, en revanche, même combat: pensée mécanique, communication unilatérale, usage d'armes rhétoriques primaires et assymétriques, âpreté au gain, goût de la victoire facile et sans dignité.

Comme le dit Eric, Minc est incapable de se comporter en intellectuel, il est le conseiller de patrons et d'hommes politiques, il parle à ce titre là. L'artifice est que cette casquette n'est pas toujours visible.

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PS: à un moment dans l'enregistrement, l'ultra-mondain Minc, par une suprême cocasserie, ou coquetterie c'est selon, se pique de sentir le terrain sous prétexte qu'il va voir son boucher tous les dimanche matin. Il faut quand même l'entendre pour le croire, et pour voir asséner pareille autocaricature sans que le ridicule ne le foudroie sur le champ.
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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 14:26
"Le journaliste français est conduit à ne plus produire que ce dont sarkozy est la source. Parfois avec des petits bémols, souvent avec emphase." En écrivant ça, je ne pensais pas qu'un jour on aurait un aveu de la part d'un de ces journalistes à Ray-Ban, aussi net que celui de Christophe Barbier sur France-info jeudi dernier:

"Donc oui, dans un système politique français que le président a grandement centralisé, eh bien c'est par l'Elysée, c'est par le soupirail sarkozy que nous devons, nous, regarder pour décrypter l'actualité politique"
Le son en mp3 est ici.

Notons que le journaliste de France-info interrogeait le directeur de l'Express (que Schneiderman appelle fort justement l'organe central du carlabrunisme) sur le nombre de unes consacrées par cet hebdo à sarkozy:





Comme l'explique wikipedia, "la joie du ravi est démonstrative et communicative, il prête à rire avec ses bras en l'air et sa tête d'étonné. Le ravi est un personnage attachant, on dit qu'il est un "simple d'esprit". Autrefois on disait que chaque village avait son "idiot du village", son fada".

Evidemment, la problématique de la distance à l'objet étudié ne date pas d'hier, mais la glose qui nous est servie par le journaliste de compagnie sur ce thème l'est chaque fois pour éviter d'aborder le vrai sujet: l'addiction, l'imprégnation, voire, comme nous l'explique maintenant avec gentillesse Barbier, la pure sarko-dépendance qui fait que le journaliste de compagnie s'alimente de sarkozy, rien que de sarkozy, de tout sarkozy.

L'Express a beau jeu de s'interroger "sarkozy tient-il les médias?": le groupe Roularta, propriétaire de l'Express, ne présente pas les mêmes conflits d'intérêt avec le métier d'informer que Lagardère, Dassault, Arnault, Bouygues ou Bolloré, mais en l'occurence sarkozy n'a nullement besoin de "tenir" un cabot si bien apprivoisé que Christophe Barbier, qui se contente qu'on lui lance un nonos de temps en temps.

Evidemment, on remarquera que ce goût pour les couv' sarkozyennes n'est pas sans conséquence du point de vue de la propagande au sens propre: les couv de l'express et autres Le Point, placardés sur les kiosques, ont plus de visibilité que les pauvres collages d'affiche autorisés aux partis politiques, donc uniquement sur les tristes et rares "panneaux associatifs":

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 23:57
En allant chez Gael, je me suis rappelé qu'il fallait que je réponde au "petit livre rose". Mais je ne répondrai pas à la question, je me contenterai de rappeler au Monde que le plus grand interprète de tous les temps de la France, c'est Johnny. Donnez lui une merde il en fera un chef d'oeuvre.

Pour preuve je voudrais mettre les projecteurs sur une série qui mérite une publicité plus que flatteuse. Oui, ceci est un appel à buzzer, et à répandre la bonne nouvelle: internet peut vivre un grande expérience collective. Pour cela il faut écouter attentivement les titres ci-dessous, et surtout, faire circuler:





Vous savez maintenant qui a chanté les moments d'éternité ci-dessous. Comme je veux vérifier que vous avez bien tout écouté, il y a interro: il faut mettre un titre en face de chaque couplet.

"Des cheveux d'or dans le vent

Un cheval au grand galop
Et la fille qui riait
Cheveux d'or et cheval blanc
Qui m'a mis l'cœur au galop ?
Quand la fille m'a crié :
Ricard ! Ricard !"

"Mais tu as ri car
Oui tu as ri car
Tu avais pour t' remonter
Un petit secret bien caché
Et tu as ri car
Oui tu as ri car
T'as pigé, t'as tout perdu
Car j'ai chopé le Ricard"

"Vert comme un verre de Ricard
Que l'on boirait tous les deux
Frais comme le vent du soir
Quand est bleue l'eau de tes yeux"

"Qu'on me donne une guitare, une fille et un Ricard
Et puis plus rien, et puis plus rien
Qu'on me donne une guitare, une fille et un Ricard
Et tout ira, et tout ira
Bien!"

"On va trouver notre affaire
Derrière le comptoir, Edouard
Il y a là ce qu'on préfère
Il y a le Ricard, Edouard
Tous les bras en l'air
Et pas d'histoires
Tu vas nous servir un Ricard
Edouard"

"Quand nos corps sont épuisés
Par l'amour et qu'on est bien
C'est bon, quand on s'est aimé
Et qu'on est encore si bien
De boire Ricard
Comme un rayon de soleil"

"Mais Darling baby ne connaît
Qu'un tout petit mot de français
Et quoi que l'on veuille savoir
Elle répond toujours "Ricard""

"Il a pris dans sa poche
Et a posé sur le bar
Pour que chacun s'approche
Une bouteille de Ricard"

"Dis-moi gringo
Oui juste avant de mourir
Quel est gringo
Oui ton tout dernier désir
Dis-moi gringo ton dernier désir c'est quoi ?
Un... un Ricard ?
Salut gringo t'es mort heureux"


Voilà, c'était indispensable. Le moment le plus remarquable sur le plan musical, c'est à la fin de "Une guitare, une fille, et un Ricard"
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