Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : sauce politique
  • : politique
  • Contact

Bande son

musique insérée dans les articles, de circonstance si possible

-


Add to Technorati Favorites


Recherche

29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 22:45

Il n'y a pas eu beaucoup de sauce sur les sondages ici, mais leur validité est de toutes façons assez discutée ailleurs pour ne pas y revenir. En revanche on ne signale peut-être pas assez  qu'il arrive que les instituts de sondage fassent des choix subjectifs. La séquence sondagière du mois qui vient de se dérouler mérite donc qu'on s'y arrête car elle repose, initialement, sur une décision quasi éditoriale de la part des sondeurs.

L'IFOP, à la mi-février, a publié un sondage qui testait françois Bayrou au second tour, alors que dans son enquête précédente, ce candidat était à 14% au premier tour. Il y a donc eu un choix de fait de la part de cet institut, car Le pen, régulièrement au même niveau, n'est lui jamais testé au second tour quand bien même le précédent scrutin devrait y inciter, comme on l'a déjà signalé. La question est donc: sur quel critère a-t-on décidé de tester et publier Bayrou au second tour?

Quand on regarde les inflexions de courbe par la suite, il est difficile de contester que l'influence de ce résultat (Bayrou battrait Royal ET Sarkozy) a été majeure. Sur les graphiques ci-dessous (et ici), il suffit de placer le 19 février, date de publication de l'enquête menée du 13 au 15 par l'IFOP, pour s'apercevoir que l'effet du "vote utile antisarko" a joué a plein.

sondages BVA

sondages CSA-TMO

On voit bien que la candidature Bayrou n'est pas une candidature d'adhésion, mais une candidature d'échapatoire à ceux qui à droite et à gauche rejettent les personnalités de Sarkozy et Royal. On peut même se laisser aller à penser que beaucoup de gens, à droite, n'attendent qu'une occasion d'éviter de voter sarkozy. Une autre enquête nous pousse dans ce laisser-aller. Il s'agit d'une enquête sur le "souhait de victoire" publiée aujourd'hui. Ce type d'enquête est réputé donner plus d'enseignement sur le vote final.

36% souhaitent la victoire de Royal, 30% celle de sarkozy, et 28% celle de Bayrou.


Ah oui, pourquoi la dette en titre?

Une remarque sur l'argument des bayrouistes. Bayrou s'engage à lutter contre la dette et les déficits, en particulier de fonctionnement. Très bien. Comment fait-il? Il va faire voter une loi pour interdire les budgets déficitaires! Génial, comment sarkozy n'y a t il pas pensé plus tôt?


Profitons de ce post porté sur les statistiques pour faire un point sur l'audience de ce blog. Les posts ont commencé début janvier de cette année. Depuis un peu plus d'un mois, la fréquentation journalière n'est pas descendue en dessous de 80 visiteurs uniques. Le record est le jour suivant le post "Bayrou, l'autre supercherie", avec 184 visiteurs uniques. Est-ce à dire que la blogosphère est particulièrement sensible à Bayrou?

La fréquentation suit une périodicité assez amusante, puisqu'elle est autour de 150 en semaine, pour chuter autour de 100 le week-end. Est-ce à dire que nombre d'entre vous consultent les blogs politiques au boulot?

Partager cet article

Repost0
18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 12:23

Le microcosme a bruissé des affaires Duhamel et Besson, cette semaine, et perpétué une certaine indifférence aux incongruités sarkozyennes. Pourtant, il faut une mémoire de poisson rouge pour ne pas voir que sa campagne actuelle est largement une insulte à l'intelligence, mais on ne va pas se répéter.

Voilà la vraie empreinte de Chirac sur la lecture médiatique des présidentielles: le cynisme est acceptable voire bienvenu, et ce qui est qualifié d'amateurisme est la faute suprême. Dès lors que les couacs à l'ump, ou autres turpitudes d'Elkabbach (son), ne révèlent que des mensonges et des manipulations assumés, il n'y a pas de scoop, et donc rien à dire. Aidons cependant nos médias à se poser des questions, et aussi les sondeurs à en poser à leurs panels:

* On a vu et revu les huées des spectateurs gênés par la visite de Ségolène. De son coté, sarkozy cherche, on le sait, à faire une petite visite calme mais médiatisée en banlieue. on a même appris qu'il avait failli aller à Nanterre et avait annulé au dernier moment. Là-dessus deux remarques: d'une part, ce que craint sarkozy, c'est beaucoup plus que des huées, et les conséquences de sa visite pourraient aller jusqu'à ce que la campagne se fasse dorénavant sur fond d'émeutes. Ce n'est pas rien, mais ça ne vaut pas un éditorial semble-t-il. D'autre part, pourquoi ce renoncement? parce que des RG envoyés par ses soins lui avaient dit que le terrain n'était pas pacifié. Certes sarko est toujours le ministre des RG, mais en l'occurence il sera difficile de soutenir qu'ils ne travaillaient pas pour le candidat. Voilà un détail, connu, qui vaut au moins le même pesant de commentaires que la démission d'Eric Besson. Pour faire bonne mesure, signalons que pendant les affaires, les affaires continuent, comme celle de la non-publication de la vraie note des RG concernant Bruno Rebelle, note qui n'est ni celle qui a "fuité", ni le fait d'automates comme il a été prétendu.

* La tartuferie généralisée ne se cantonne pas à la télé et son Duhamel. Regardons du coté des sondeurs, qui ont récemment commencé à tester Bayrou au second tour. Très bien! dira-t-on. Mais comment se fait-il que le pen ne soit jamais testé au second tour, face à sarkozy par exemple? un 2e tour sarko-lepen ne serait pas le moins probable, et pour une fois les sondages pourraient en intéresser beaucoup qui, à gauche, ne sont pas tout à fait prêts à donner une caution républicaine à 80% à un sarkozy qui ne la mérite pas. Dans le registre qualitatif, quelques autres suggestions de questions à l'usage des instituts: "quel candidat est le plus sincère?", "quel candidat propose la vision la plus cohérente avec son action et ses déclarations passées", "Lequel est le plus susceptible de commettre des abus de pouvoir?", "d'être clanique?", "de vraiment réprésenter tous les francais?". Ou encore "avez-vous trouvé le programme de sarkozy?".

* sarkozy restera au ministère de l'intérieur jusqu'au dépôt des signatures, mais la raison de ce zèle n'intrigue pas grand monde. Une réflexion tout de même: sarkozy a utilisé la menace le pen pour faire se coucher les gaullistes et les chiraquiens. Il se pourrait qu'au final le pen n'aie pas ses signatures. Le busho-berlusconiste donc, tendance minoritaire à droite, pourrait réussir le tour de force de soustraire ces 2 options, celles présentes au second tour en 2002, au choix des français dès le 1er tour! Le comble étant que l'auteur de ce double déni de démocratie plaide l'ouverture et l'esprit démocratique. Pour se convaincre de la frustration, on peut aller voir un blogger gaulliste écrire sur les ralliés vite disparus, sur un sarko "batteleur de foire", une direction ump "archaique", "monolithique" qui se résume à du "marketing", adepte du "parler faux" en disant le contraire de ce qu'ils font depuis des années. Si on ajoute le projet de réactivation du PDS en CDRS, que sarkozy suggère à santini, évidemment pour étouffer l'UDF, on peut mesurer à quel point le lider minimo a l'esprit démocratique. Dans ces conditions, la droite s'honorerait à se ressaisissir, en se tournant vers Bayrou.

On ne blâmera pas outre mesure les médias. D'abord parce qu'il en est qui font leur boulot, on y reviendra, mais surtout parce que le panurgisme manifeste des médias d'en haut prépare les conditions d'un nouveau 29 mai. On a noté dans le canard enchainé de cette semaine que sarkozy était extrêment chatouilleux sur la question: il a "explosé" quand Frank Tapiro et Dominique Ambiel sont apparus dans les dessous de l'émission "J'ai une question à vous poser", car il a perçu le danger. Il pourrait bien recevoir le sparadrap estampillé "candidat des médias" dont il aurait beaucoup de mal à se débarrasser vu l'intimité qu'il entretient avec ces derniers.

Le vote non, sur le fond comme sur la forme, c'est le vote non à sarkozy.

Partager cet article

Repost0
31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 20:54

Vu la dégenerescence médiatique actuelle, il était temps que les rares rédactions en situation de poser ce problème le fassent. C'est le cas depuis longtemps de celle de Marianne, et le nouvel obs l'a rejoint en publiant un dossier rassemblant les données très détaillées de l'actionnariat des médias, nationaux et régionaux, éléments pas si accessibles que ça auparavant. Il est symptomatique de voir que le citoyen en est réduit à attendre le mercredi et le canard enchainé pour obtenir les infos dont la publication justifie qu'on appelle encore la France une démocratie. Il avait déjà fallu attendre le volatile pour que soit posée la question de l'ISF d'il y a 2 ans de sarko, toujours sans réponse, malgré des interrogations cette fois dans Le Monde.

Quand on voit la divulgation par Le Parisien de l'info sur le scooter, on se dit que sarkozy doit regretter d'avoir demandé à lagardère de ne pas virer Jacques Espérandieu, son directeur (du parisien), contrairement à ce qui était prévu. En fait sarkozy craignait que cette éviction ne soit interprétée comme une nouvelle allégeance! (Marianne n°508). Comme quoi il vaut mieux trop en faire finalement, comme dit son maître Chirac: "plus c'est gros, plus ça passe".

On ne s'attardera pas plus sur France2, dont le ménage en cours ne vas pas rassurer. Sarko s'était d'ailleurs vanté d'y être chez lui, comme l'avait rapporté Laurent Bazin sur son blog: "Trois heures, six millions de télespectateurs, vous avez vu ca ? Je suis le seul à faire ça." Ce post, relatant un des nombreux déjeuners du candidat avec les rédactions, au frais du ministère, fut d'ailleurs retiré. Laurent Bazin a de toutes façons récemment renoncé à bloguer.

Quant à TF1, dont le propriétaire n'est autre que le parrain du fils sarkozy, Martin Bouygues, elle nous a montré son esprit démocratique à l'occasion, par exemple, de la visite du turkmenbachi niazov. Il faut écouter cette émission non-diffusée (excepté au turkmenistan) avec martin bouygues, patrick lelay, pierre gadonneix, jean-claude narcy et... niazov, sur le plateau. Dixit narcy au cours de cette "interview": "quoi de mieux que la télévision pour s'exprimer librement". Surtout entre amis liés par des contrats de plusieurs centaines de millions d'euros (de la poche des turkmenes évidemment).

A quand un Canard Enchainé quotidien?

Partager cet article

Repost0
28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 11:52

Si les débatteurs et en particulier Hollande, furent à la hauteur jeudi soir, ce ne fut pas le cas, encore une fois, d'Arlette Chabot. Elle a entre autres réussi le tour de force de se faire donner des leçons de politique européenne par marine le pen!

Interpellant -légitimement il faut le reconnaitre- François Hollande sur l'élection une semaine auparavant du libéral Hans-Gert Pöttering à la présidence du parlement européen avec les voix socialistes, marine le pen a reçu cette répartie de Chabot: "personne jusqu'a ce soir ne connaissait M. Pottering, on peut le dire ce soir sur france 2. Est-ce qu'on peut revenir au sujet?" (placer le curseur de cette video à 2h14'00). La morgue autosatisfaite de Chabot se double dans ce cas d'une ignorance crasse qui devrait la disqualifier: le clivage droite gauche est peut-être ce qui manque le plus au niveau européen pour l'émergence d'une vraie politique européenne, et cette question nous revient par l'extreme droite avec de surcroit le mépris de la caste médiatique.

Cela rappelle les prestations du même tonneau pendant la campagne referendaire. Parmi de nombreuses performances, il y eut un cas récurrent, la citation tronquée -de bonne guerre-, par des nonistes, d'une phrase célèbre du TCE: "Les entreprises chargées de la gestion de services d'intérêt économique général ou présentant le caractère d'un monopole fiscal sont soumises aux dispositions de la Constitution, notamment aux règles de concurrence, dans la mesure où l'application de ces dispositions ne fait pas échec à l'accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie." Jamais nos arrogantes éminences ne furent capables de finir la phrase (en rouge), car ils ignoraient cette fin, alors qu'elle en change le sens et illustre particulièrement la complexité du traité. L'impéritie de christine ockrent par exemple, qui se fit avoir plusieurs fois, y compris par Laguiller, fut emblématique.

Ce sont des détails. Ils sont tristement révélateurs. Le 22 avril, il faudra faire les comptes, et en demander aux intéressés.

Partager cet article

Repost0