politique
La fulgurance de sarkozy, la seule vraie qu'on lui reconnaitra, est, au lendemain du 21 avril, de s'être installé dans une position qui, vu la situation, était une inestimable rente politique. Pendant 20 ans, le pen avait mithridatisé la république de son poison et imprimait une pression de démagogie raciste sur le débat public. Après l'ultime dose infligée en 2002, il fallait savoir repérer l'état de perméabilité de la chose publique, et saisir l'opportunité. Ce que nico 1er a fait en choisissant l'intérieur au lieu de Bercy, et en martelant que les problèmes étaient simples, quoi qu'en aient dit les socialos, et donc qu'il fallait y apporter des réponses simples.
La question du lepénisme de sarkozy n'a pas de réponse tranchée ni dans un sens ni dans l'autre, contrairement à ce qu'on lit ici où là. Du fait de la perte de repères et d'un certain degré d'intoxication de la république évoqué plus haut, il n'est pas évident de caractériser le mal, et pour taper fort il faut taper juste. Les mots sont galvaudés. Démagogie, populisme, fascisme... Ah si, s'agissant de la dernière sortie de sarko, il y a un mot pas encore trop usé: amalgame Xénophobe.
On y reviendra demain, ça prend du temps un blog...
En attendant, on peut voir l'interview d'Edwy Plenel et quelques autres sur le site antisarko.net .
Aller voir aussi l'excellent Betapolitique, où est accessible le bouquin de Serge Portelli. Voir aussi la question majeure de la laïcité.
Dernier détail, quand même, dans l'indispensable Canard Enchainé, un excellent éditorial: "une belle loi (que le député sarkozy a votée) interdit à un élu d'être en affaires privées avec une société commerciale qui traite par ailleurs avec sa collectivité. Cela s'appele un prise illégale d'intérêt. [...] Si, en plus, il en a tiré un bénéfice qui sort de l'ordinaire, [...] la loi emploie [...] l'expression de corruption passive". voir à ce propos Sébastien Fontenelle.