politique
Le 31 octobre on écrivait ici ceci: "Leurs (les responsables socialistes) prises de position sont souvent dictées par des considérations tactiques, pour se construire une originalité, ou par la conjoncture politique. La cacophonie a de surcroit une dimension dans la durée: l'inconstance de maints responsables participe de l'impression quelque peu dissonnante de la partition."
S'il fallait un exemple d'imprécision, d'inconstance, et de confusion, on l'a. S'il fallait une prise de position dictée par la tactique et la conjoncture, on l'a aussi. Et une cacophonie artificiellement construite (comme je le disais à Julien Dray), itou.
Imprécision et confusion parce que passés les mots fracassants ("périmé"), l'explication qui suit sur l'Etat préventif est beaucoup moins nette. En effet, s'il faut situer la social-démocratie par rapport au socialisme, c'est dans le rôle dévolu à l'Etat que se trouveront les différences. L'action publique y est conçue comme organisatrice plutôt qu'interventionniste, elle y ordonne l'économie plus qu'elle ne l'administre, cherche à réglementer plutôt qu'à s'ingérer. Le fait qu'historiquement la social-démocratie ait aussi construit l'Etat providence pour répondre aux besoins premiers que sont la santé, l'éducation, ou les retraites, ne permet pas de réduire cette vision à un simple secourisme.