politique
Il y a quelque temps, en marge d'un sommet européen, sarkozy était venu auprès des journalistes pour mettre les rieurs de son côté, Jean Quatremer inclus. C'est ce dernier, encore tout esbaudi, qui l'a relaté sur son blog: sarko venait à nouveau de bousculer-les-usages-poussiéreux en s'octroyant une chaise de plus au tour de table européen, et il tenait à faire savoir combien son iconoclasme contrastait avec les manières si empesées de ses collègues chefs d'Etat, ces gens ridicules au dépens de qui il proposait de rire.
Pourquoi rappeler cela aujourd'hui? parce qu'on apprend que sarko a exigé un droit de préséance au sommet de l'OTAN, ce qui lui a été accordé mais seulement pendant la présence des caméras, histoire d'apaiser, selon le journal anglais The Telegraph, la "vanité du président français". La RTBF préfère retenir que l'OTAN a remis sarko à sa place, ce qui correspond assez à la réalité. Une place finalement subalterne et sans vraie capacité d'influence dans laquelle sarko s'est mis lui-même: on comprend mieux aujourd'hui le sens de son recueillement sur la tombe de mongénéral...
