politique
On voit beaucoup de compatriotes s'encombrer excessivement avec des concepts flous comme la "carrure", l'"étoffe", la "dimension". Même si ce dernier critère peut faire sourire en pensant à certain, il faut remarquer que ces objections ont été faites à Clinton, Blair et Zapatero entre autres. Quoi qu'on en dise, ils n'ont pas été minables.
Ce qui est vrai c'est que la posture présidentielle peut changer et qu'il faut l'espérer, en particulier sur la politique étrangère, domaine qui n'a aucune raison d'être "réservé".
Si on regarde deux sujets chauds à l'international, on peut voir comment une candidate a pu récemment se donner des moyens qu'une posture "à la Chirac" ne permet pas. Sur l'Europe et le moyen-orient, il est possible de décongeler les situations si on descend de son piédestal. Il faut savoir se placer où l'on peut peser:
* sur l'Europe, cette candidate s'appuie sur ce qui est commun, à savoir le diagnostic: l'Europe ne marche pas, en tous cas pas selon la gauche, et donc des gages de remise en cause des tabous néolibéraux doivent être donnés avant de rouvrir le dossier institutionnel. Elle devient, mine de rien, la seule parmi tous les candidats à être compatible à la fois avec le "non" et avec le "oui".
* sur le moyen-orient elle a passé outre, à propos de l'iran, une construction diplomatique certes souscrite par la communauté internationale, mais décrédibilisée par les refus d'ahmadinnejad. Se délester de ce quant-à-soi invalidant et de cette posture diplomatique devenue scabreuse, cela ne coutait pas cher puisque sans conséquence sur la réalité. En contrepartie, Cette redescente sur terre à propos des programmes nucléaires iraniens a permis d'obtenir en contrepartie d'être audible en israel. Et c'est uniquement une audience nouvelle dans ce pays qui l'aidera à peser en faveur des palestiniens.