Je le vois arriver gros comme une maison: le (ne)fast thinking risque de revenir au PS. Ségolène Royal s'apprêterait à proposer des primaires ouvertes. TRES BIEN. Mais par pitié, qu'on débatte du sujet, pas de qui "lance" le débat. Qu'on instrumentalise pas une vraie question pour s'en servir d'une arme dans les querelles internes. Qu'on ne fasse pas l'erreur de penser trop vite, de se laisser entrainer dans des échanges de mauvais arguments. Qu'on efface les personnes au bénéfice de la qualité du débat. D'autant que l'idée de la primaire ouverte a été défendue, bien avant le congrès et au stade des contributions, par le courant Socialisme et Démocratie (Cambadélis inclus donc). Que Delanoë, même s'il s'y est dit opposé, s'était engagé à une consultation des militants sur le sujet. On s'en voudrait de penser que le but est de faire jouer les divisions au sein de la direction socialiste au moment de sa rentrée politique.
On a plusieurs fois défendu ici les primaires ouvertes, notamment dans le texte de soutien à la motion A: "il faudra discuter de l'organisation d'une primaire ouverte pour la désignation du candidat aux présidentielles. Cette méthode a de nombreuses vertus, mais présente le défaut aux yeux des militants de leur retirer cette prérogative. Mais être un militant ce n'est pas seulement désigner un candidat. En outre, une primaire ouverte contraindrait les "présidentiables" à se placer dès le départ dans une logique de campagne nationale, a priori mieux susceptible de préparer politiquement les candidats. Elle les contraindrait aussi à parler non pas aux seuls adhérents du PS mais à l'ensemble des français, ce qui devrait débarrasser cette parole de ses insupportables précautions oratoires, de son langage codé, de ses évolutions infinitésimales."
Mais pour que ce principe soit adopté, il faut laisser une possibilité d'amendement, il faut que le débat soit ouvert et non pas "pour ou contre la proposition de untel". Si l'intelligence l'emporte, le PS peut se doter d'un dispositif efficace pour traiter la question des candidatures aux présidentielles et par contre-coup débarrasser les autres débats de cette question. Si l'intelligence l'emporte... et donc ça ne se fera pas: la question de la désignation des candidats sera à coup sûr polluée par... les candidats.
AMHA, un moyen existe, simple et efficace: un scrutin à 3 tours: voter pour le plus grand nombre de candidats possible au premier tour. C'est à dire (ne hurlez pas, je n'ai pas encore mis mes boules quiés!) autant de candidats qu'il s'en présente....Puis, un second tour entre les 3 meilleurs scores, puis, un troisème tour entre les deux meilleurs scores.Nous pourrions avoir de très bonnes surprises, et en tout cas, moins de frustrations.Le principal mérite des primaires à l'américaine, c'est qu'elles permettent de faire émerger un candidat par état, c'est à dire, beaucoup de candidats..Là, c'est vraiment le meilleur qui gagne!
@fpn: il semble que la social-démocratie est moins précaire portée par Delanoe ou Moscovici que Royal. il semble que tu aie raté certaines déclarations d'avant congrès venant de ta championne. et j'ai déjà assez longuement expliqué qu'il ne suffisait pas de se situer quelque part sur l'éventail ou de donner des gages, encore faut-il ne pas dénaturer et utiliser des arguments un tant soit peu robustes. on peut prétendre porter une idée, une idée juste, et pourtant la faire tomber