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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 20:12

Lundi dernier, une dépêche AFP était intitulée ainsi: "Juncker salue la volonté de réforme de Sarkozy".

La plupart des médias ne l'ont pas reprise autrement qu'en chantant de nouveau les louanges de sarkozy, et, il faut bien le dire, de nombreux blogueurs ont fait de même.

Venant de Juncker ce satisfecit m'a étonné quand je l'ai entendu, car toutes ses interventions précédentes tendaient vers le contraire. Je reproduis donc ci-dessous le
verbatim intégral  de la déclaration de Juncker suite à la réunion de l'eurogroup. Je ne prends pas le temps développer, mais ceux qui ont l'habitude de traduire ce genre de prose peuvent juger le décalage avec l'impression laissée par la dépêche. Et encore, sarkozy était venu en personne. On peut penser que si seule Christine Lagarde avait été présente, et donc si la pression politique avait été moindre, les choses auraient été dites plus lestement.

Quand l'opposition critique le "choc fiscal", on dit qu'elle n'est pas assez constructive. Quand c'est les argentiers européens, on passe à la trappe.Voir ici quelques éléments sur le PDG de l'AFP Pierre Louette pour avoir un explication possible du microclimat informationnel qui sévit en France et qui impose un anticyclone sur les tribulations sarkozyennes.

**********************************************************

 

"Nous avons retenu l'engagement du Président français et de son gouvernement de tout faire pour arriver à l'objectif de moyen terme en 2010.

Pour nous permettre de nous faire une idée exacte sur cette intention, le président et son gouvernement introduiront au niveau européen un programme de stabilité actualisé au mois de septembre alors qu'il avait été prévu de le faire au mois de décembre. Nous sommes donc reconnaissants au président français de vouloir se rendre redevable, "contrôlable" sur un plan européen de ce qu'il a l'intention de faire, après l'avoir annoncé en détail au cours de la campagne présidentielle en France.

C'est la première fois qu'un gouvernement et qu'un chef de l'État soit d'accord pour anticiper les procédures en actualisant le programme de stabilité qui a toujours cours. L'attente de l'Eurogroupe étant bien sûr que suite aux réformes structurelles qui seront engagées par le président et son gouvernement; nous puissions d'une façon vérifiable constater que ce programme de réformes conduira à l'augmentation du potentiel de croissance de la France et conséquemment au bon résultat du côté des recettes fiscales.

Le président s'est engagé, sans que nous ayons à le pousser pour le faire - j'insiste sur ce point - que toutes les recettes conjoncturelles supplémentaires qui seraient réalisées au-delà des prévisions budgétaires seront affectées à la réduction du déficit. Par conséquent; sur base de la liste et de l'évaluation des réformes et compte tenu de la disposition du pacte de stabilité réformé qui dit que les réformes structurelles doivent être canalisées du point de vue de leur coût, bénéfice et efficacité, nous pensons que d'ici quelques semaines nous serons à même de réaliser une bonne intersection entre la volonté de réformes du président de la République et du gouvernement français, qui a été saluée, et les attentes de consolidation budgétaire qui sont les nôtres.

[...]

Il y a trois éléments importants:

D'abord, nous disons Oui à ce programme ambitieux de réformes structurelles en France.

Deux: nous tenons beaucoup à ce qu'aucune espèce de contradiction ne soit établie entre la volonté de réformes et la volonté de consolider. Le président nous a dit que le déficit en 2008 serait inférieur au déficit prévisionnel de 2007. Nous avons dit à Berlin, le 20 avril, que de grands efforts devaient être faits pour que tous les pays devraient être à leur objectif à moyen terme en 2010. Le président nous a dit qu'il allait dépenser tous les efforts généralement quelconques pour y être.

Trois: nous voulons penser que le programme de réformes qu'il engagera se traduira par un plus de croissance - si je peux me permettre de citer le Premier ministre français "d'avoir ce point de croissance qui manque à la France" - le Premier ministre qui avait dit à l'Assemblée nationale "qu'au plus tard" en 2012 la France serait au rendez-vous.

Le président nous a beaucoup rassurés sur sa volonté d'y être en 2010. L'important est le soulagement qui est le nôtre de voir la France engagée sur une piste de réformes qui sera au plus grand bénéfice non pas seulement des Françaises et des Français, mais également de l'Europe toute entière.

Donc le message de ce soir est : oui aux réformes, oui à l'intention du président - puisque cela correspond à notre attente - d'être à l'objectif à moyen terme en 2010, ne pas donner le signal que réformes et consolidation seraient des concepts contradictoires, parce que si on donnait cette impression - que le président n'a pas donnée ce soir - il se pourrait très bien que les efforts de consolidation dans d'autres pays seraient ralentis. Le président a explicitement encouragé les autres pays de rester sur la piste qu'ils ont prise et de maintenir leur volonté à laquelle il se sont engagés."

 

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Published by Martin P. - dans sarkozy
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