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Présentation

Jeudi 13 octobre 4 13 /10 /Oct 19:44

Défendre un candidat à l'approche de ce second tour n'est pas une sinécure, c'est pourtant ce que j'ai fait à l'attention de mes camarades socialistes...

 

 

Lorsque j'ai choisi François Hollande au début de cette primaire, je n'ai pas caché un certain scepticisme concernant tous les candidats. Celui-ci est toujours présent et je préfère le dire maintenant car si je ne le disais qu'après, il y aurait eu tromperie: ni Aubry ni Hollande, chacun de leur manière, ne sont de ces bêtes politiques capables d'emporter votre conviction par la force du verbe, la fulgurance de leurs démonstrations, par leurs analyses lumineuses, par la portée de leurs perspectives. La tendance est à s'enliser dans les calculs d'apothicaire, à énumérer le souffle court, à justifier son pedigree plutôt qu'à l'illustrer. J'ai évidemment l'impression que l'un s'en sort mieux, mais autant que pour mes amis aubrystes cela me parait plutôt relever de l'autosuggestion.

Par le passé, avec d'autres candidats, je me suis beaucoup "autosuggéré" que tout allait bien, mais je n'ai plus d'appétit pour ça. C'est un vrai problème pour 2012 mais c'est ainsi.

La raison de mon choix est donc d'abord politique, de stratégie électorale et d'assise populaire d'une politique gouvernementale. Mon diagnostic sur le PS, depuis longtemps, est qu'il peine énormément à s'adresser au-delà de son public traditionnel. Voire, il ignore parfois qu'il existe un autre public que son public traditionnel. Ce terrain laissé en friche, ce terrain qui est pourtant un terrain de conquête potentielle est, pour faire vite, cette moitié des français qui travaille dans le secteur privé, marchand, industriel.
Cette ignorance, ou pour nuancer cette vision un peu lointaine, pose un vrai problème. Electoral d'abord: difficile d'être majoritaire sans trouver un écho chez cette moitié là. Gouvernemental ensuite: On ne saurait prétendre redynamiser l'économie sans avoir des relais en son sein, à tout le moins une certaine confiance.

Or, le sentiment est fort qu'au pouvoir, Martine Aubry, bien qu'"ex n°3 d'un groupe" (pendant 2 ans), ferait avec l'économie ce que la droite a fait avec le social: décréter, ne rien négocier. Certains à gauche se diront: "tant mieux". Ils auront tort. Au vu de sa campagne et des débats, ce sentiment parait justifié: La netteté de ses positions, censée asseoir sa candidature, parait devoir être jugée à l'aune de la fermeté ostensible avec laquelle ces positions sont énoncées. Bref, on confond précision et crispation. A fortiori après le sarkozysme, les français ne veulent probablement plus de cette attitude.

A31.gif Cette "autre moitié" dont je parle, le monde de l'entreprise, demande mieux que des mesures décidées unilatéralement avant même d'être en situation, elle demande mieux que des "solutions concrètes", elle demande un vrai interlocuteur, loyal, soucieux de comprendre, de mettre les mains dans le cambouis sans tomber dans l'ingérence. Il ne s'agit évidemment pas ici de défendre ces PDGs, du CAC40 notamment, qui usent et abusent de l'oreille trop complaisamment prêtée par le pouvoir, à un point de caricature sous sarkozy. Je parle de tous les autres. La droite a organisé son intimité avec les PDGs du CAC40, la gauche doit organiser son intimité avec tous sauf eux. Avec les ouvriers, les employés, les cadres moyens, les entrepreneurs, l'économie réelle.
Ma conviction, et je crois celle de beaucoup de ceux que je croise parmi cette population, est que François Hollande est plus susceptible d'être cet interlocuteur, pour des raisons qui tiennent à sa méthode mais aussi à ses prises de position. Donc plus susceptible de rassembler une majorité de français et plus susceptible de relancer l'activité économique.

On me rétorquera peut-être que je donne trop de poids à l'économie et là encore je crois que c'est une erreur. C'est celui qui convaincra sur ce point qui l'emportera.

"The economy, stupid!" disait Clinton. 

Par Martin P.
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Lundi 27 décembre 1 27 /12 /Déc 17:00

309394.jpg En général en politique, et en particulier avec des dirigeants solfériniens, l'important est certes ce qui est dit, mais aussi, et au moins autant, pourquoi ils l'ont dit. S'agissant de Christophe Borgel, qui n'est pas le moins significatif dans cette volonté de contrôler sa propre parole, l'analyse du pourquoi est indispensable, d'autant qu'on peut suspecter que le non-dit fait souvent partie du message. Cette habitude valable en général l'est d'autant plus sur le sujet particulier de cet article: CB, en tant que notoirement proche de DSK, est probablement tenu à la même réserve que lui dans la mesure où toute indication trop nette de sa part sur les intentions du directeur du FMI serait interprétée comme ayant son aval.


On voit que cet aspect de la communication strausskahnienne fait écho au sujet de l'article précédent: rencontrer des blogueurs peut permettre de -un peu- communiquer quand on est réduit au silence officiellement. Comme ces derniers ne sont pas journalistes, leur compte rendu n'aura que la valeur qu'on lui prête. D'autant que les parties "interprétées", c'est autant l'avantage que l'inconvénient, ne sont que des productions de l'interprète...
 

 

Ce compte-rendu est donc une sorte d'exercice...

Ségolène et la séquence de l'investiture


Un passage chez intox2007 est assez significatif de ces différences de perception: il s'agit des propos de CB désignant l'investiture officielle du candidat comme "un des deux ou trois moments clé d'une campagne". A cette occasion CB explique que Ségolène Royal a été plombée par le parti lors de cette investiture. Et faire du parti le principal responsable de la défaite est une thématique chérie des ségolénistes. Ce qui donne ceci:
Image-1.png Or je me suis dis, précisément à ce moment de l'entretien avec CB, qu'il avait été informé que Dagrouik était ségoléniste et que ce propos était fait pour l'amadouer (mais j'ai l'esprit mal tourné). L'avantage de concéder ce point précis à SR est qu'en découle ceci: "quand le candidat est désigné, c'est lui qui décide". "Quand on est candidat, on ne se laisse plus imposer une décision par le dir cab du premier secrétaire si elle ne convient pas". Bref quand CB dit "DSK ne ferait pas comme ça", il pense aussi "DSK n'aurait pas fait comme ça, en 2006"...

Le chaud et le froid


Il semble qu'une grille de lecture des augures venant de Washington ait échappé à beaucoup. On sait que le board du FMI est pointilleux, d'ailleurs à juste titre, sur la réserve à laquelle le directeur doit s'astreindre. Il semble même qu'un certain nombre d'administrateurs seraient prêts, le cas échéant, à exiger une démission. Ce qui fait que chaque fois qu'une déclaration en France donne DSK candidat, ce dernier est obligé de la rééquilibrer par un signe contraire. Ce qui expliquerait la relative inconstance de ces signes...

 

S'en donner la possibilité, à bas bruit


Comme dit dans l'article précédent, CB ne sait probablement pas si DSK sera candidat, et mon avis est que DSK ne le sait pas lui même, pour une raison évidente: la volonté ou l'envie ne sont pas les seuls paramètres, et ce sont les données de juin qui détermineront une éventuelle candidature. En revanche il semble qu'il s'agit de s'en donner la possibilité et là réside une clé de compréhension de la sphère strausskahnienne: pourquoi bouger plutôt que d'attendre tranquillement d'en avoir le coeur net? Probablement parce que, et là-dessus on aurait bien raison, il est considéré que les sondages ne sont pas la seule condition d'un retour réussi. Une campagne victorieuse nécessite entre autres de pouvoir s'appuyer sur une équipe fiable, et d'avoir du solide sur le terrain des alliances et des accords politiques (leçon de 2002), deux choses difficiles à préparer dans les conditions actuelles. D'ailleurs sur le 2e point, et quel que soit le candidat, CB estime que l'union de la gauche (cad la bonne conduite pendant la présidentielle) devrait être garantie par un accord aux législatives (leçon de 2002 là encore).
On voit la difficulté où une candidature nécessite une construction politique, mais où cette construction politique est malaisée sans possibilité de confirmer trop clairement une candidature. C'est semble-t-il un des messages non clairement dits, et aussi peut-être un appel à bonnes volontés.

Des signes que ça y travaille


Le fait même que CB ait souhaité rencontrer des "blogueurs" montre s'il était besoin que préparation il y a. Autre exemple, à ma connaissance il n'y a pas eu de sondage public sur les reports de voix éventuels de Mélenchon vers Strauss-Kahn (dans le cas d'un second tour contre sarko), et j'ai cru entendre dans cet entretien que ceux-ci étaient très élevés, supérieurs à 90%, ce qui est une indication importante sur le plan électoral, mais aussi sur le fait que ces sondages existent... et sont bien commandés par quelqu'un.
Un autre baromètre, public celui-là, indiquerait que la question de la candidature de DSK n'apparaitrait même pas dans les sujets de conversation "des français" relevés dans les enquêtes, ce qui semble vouloir prouver qu'il n'y a urgence que pour le microcosme.

Pourquoi pas maintenant?


La question est évidemment posée, par Vogelsong. A laquelle on pourrait répondre "pourquoi maintenant?". Plus précisément, DSK démissionnerait sitôt une candidature déclarée. Il sera alors "habile" de dire, "c'est dommage quand même, un si bon directeur, qui fait défection alors qu'on en a tant besoin, alors que rien ne pressait, est-ce bien responsable?". Par ailleurs, on a vu par le passé qu'il n'était pas si mal de "protéger le candidat". Par exemple, le PS a même fait une "campagne sans candidat", en 88, avant que François Mitterrand ne se lance officiellement pour un second mandat.

FMI, le socialisme et la France


L'essentiel des interrogations de mes amis Dagrouik, Seb Musset et surtout Vogelsong auront été pour mettre en cause la capacité de DSK à être le candidat de la gauche, eu égard à son image et celle du FMI. Bon, je ferai un article plus tard sur ce point puisque sur le plan politique et économique, je partage les arguments de CB. En revanche, il y a un point qui n'est guère évoqué, y compris par les adversaires de DSK, mais je gage que ça ne saurait durer donc j'ai mis les pieds dans le plat: Ayant passé la législature sarkozy à Washington et ailleurs, ne pourra-t-on pas reprocher à DSK de s'être épargné la peine de le combattre dans cette période, et surtout, de ne plus très bien connaitre le terrain en France, d'être relativement déconnecté des difficultés que connait la France de sarkozy? Là-dessus, CB a écarté le problème avec un sourire. Soit, comme c'est apparent, cela révèle une minimisation du problème, soit, et c'est plus probable, c'est une manière de masquer un point faible difficile à contrer. Dans les deux cas c'est inquiétant, et la séquence du retour devrait être scénarisée en tenant compte de ce point, avec si possible un certain temps pour "aller à la rencontre des français" avant la campagne effective.


D'ailleurs, il parait que contrairement à ce qu'on dit volontiers en France, le boulot de directeur du FMI n'est pas tant que ça une sinécure, et qu'il est même assez exténuant. De là à écarter l'idée d'un deuxième mandat et vouloir reprendre racine dans ce pays où la qualité de vie n'est quand même pas si mauvaise?

 


PS: rappelons quand même que DSK fut, il y a très, très longtemps, un des premiers (si ce n'est le premier?) politiques blogueurs en France. Mais il s'est fait voler son blog, comme c'est expliqué ici.

Par Martin P.
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Jeudi 23 décembre 4 23 /12 /Déc 12:35

Pouvoir discuter, de manière informelle et en petit comité, avec un « très proche » de DSK placé au cœur de la direction du PS, à 18 mois des présidentielles, est une opportunité qu'un fin gourmet ne saurait refuser. Ce petit privilège a été finalement plus facile à obtenir en tant que « blogueur » que simple militant (mais on en redemande), cela dit c'est bien le web et les blogs qui étaient entre autres entre à l'ordre du jour. D'ailleurs Jean-Renaud Roy, grâce à qui la rencontre a pu se faire, a bien raison de penser qu’il est temps de rapprocher le parti et les dits « blogueurs » (de gauche), même et surtout s’ils sont francs-tireurs, ne serait-ce que pour mieux se faire comprendre à défaut de se mettre d’accord. Ce sera toujours utile d’avoir quelques habitudes quand la campagne se mettra en route...

christophe-borgel-ps_0.jpg Christophe Borgel, puisque c'est lui, était surtout là pour comprendre comment s'y prendre avec la toile dans la mesure où (et c'est son principal sujet, tant mieux) il faut gagner en 2012.

Dagrouik, Vogelsong, Seb Musset, puisque que c'est eux (DV&S associates par la suite), étaient surtout là pour parler de DSK.

Ce seront donc les deux principaux sujets abordés, avec quelques éléments sur les primaires. Comme on y était pas pour garder ça pour nous, tentons un compte-rendu. La conversation a été plus riche en enseignements utiles sur DSK que sur le rapport du PS au web, donc on va commencer... par le web

En gros, à propos de la toile, CB est demandeur d'avis sur des problématiques assez classiques:

- Trouver des relais favorables parmi les acteurs d'internet, surtout certains qu'il semble avoir identifié comme plus crédibles et écoutés que les autres. D'aucuns auraient dit "influents", mot qu'il n'a pas prononcé, je crois volontairement, ce qui révèle qu'il est probablement plus familier du milieu qu'il n'a voulu le dire.

- Dépasser les petites bulles de militants fonctionnant en circuit fermé et n'influençant personne. Je crains qu'il pointe ici les limites d'un rapport malheureusement assez fréquent des milieux militants au web. A aussi été évoquée dans le même registre la méthode que j'appellerais "à la chinoise" consistant à employer une foule de petites mains pour "gérer" les forums et autres réseaux sociaux, couteux et peu productif...

- Traiter le dénigrement dont peut faire l'objet DSK dans certains blogs ou forums. Le point avait été préalablement soulevé par Dagrouik, mais c'est probablement un des principaux points sur lesquels il voulait nous entretenir, avec néanmoins une petite différence: DV&S croient que les attaques "politiques" (DSK de droite, FMI etc) sont les plus dangereuses, alors que CB (et moi-même à vrai dire) pensent qu'elles seront assez faciles à contrer. Le sujet de CB est manifestement plutôt les attaques "sous la ceinture".

- Tenter d'influencer le microcosme parisien, lequel ne représente rien mais dont les sujets de conversation déterminent en partie l'ordre du jour des médias de masse. Sur ce point DV&S considèrent (à mon avis en partie par coquetterie) que le web et surtout les blogueurs ont une influence quasi nulle. Vogelsong dira 0,1% max, ce à quoi Borgel rétorquera que c'est ce qui peut faire la différence (cf 21 avril). La preuve que cette influence n'est pas nulle était leur présence dans le bureau de Christophe Borgel.

Puisque nous étions sollicités, voilà les deux principaux points (pas forcément très originaux) que j'ai formulés en guise de réponse:

- Le net donne certes l'impression d'un espace assez sauvage où il y a surtout des coups à prendre. Mais l'erreur est de s'arrêter là, de se retrancher en assurant la présence minimum consistant en une sorte de fil d'actu personnalisé. L'outil ne révèle son potentiel que si on prend le risque d'y publier du contenu original, si possible même des infos privilégiées, d'y donner l'exclusivité de certaines prises de position (le blog de Juppé a fait ça assez bien même s'il a ensuite effacé du contenu), ou d'y faire le SAV des prises de position faites à la TV (Mélenchon fait ça très bien).
Sur le point de savoir si la direction du PS était prête à prendre ce risque, CB n'a pas tellement répondu. Peut-être a-t-il un peu plus confiance en EuroRSCG, et peut-être n'a-t-il pas tort. Toujours est-il que quand un des directeur de campagne d'Obama, juste après les réunions du comité de campagne, postait sur le web les décisions prises, ça avait quelques vertus: ça avait de la gueule de prendre ce risque, ça pointait les projecteurs de l'actu sur la campagne Obama, ça mettait immédiatement les militants au diapason de la direction...

- Un des phénomènes les plus remarquables de la campagne 2007 a été le blog "François Mitterrand", ne serait-ce que par son ascension fulgurante (en termes de nombre de liens mais aussi de visiteurs: c'était très net quand on postait un commentaire, au nombre de visites en retour sur le blog du commentateur). Une des raisons du succès du blog, outre le concept et la qualité d'écriture, était le fait qu'étaient rapportées ici et là des infos assez privilégiées sur les dessous de la campagne de Ségolène Royal, ce qui permettait de mieux comprendre une campagne par ailleurs assez incompréhensible. Un autre intérêt du blog était qu'Arnaud Montebourg (qui d'après ce que j'ai entendu alimentait Bruno Roger-Petit en infos) y faisait aussi passer quelques messages...
Sur ce point, CB a enregistré.

 

Enfin, il y a aussi le valeureux Valerio et son équipe qui doivent pouvoir lui fournir pas mal d'éléments, par exemple l'identification des acteurs de la toile les plus visibles et repris. Mais Valerio est proche de Benoit Hamon, d'où peut-être la volonté de construire d'autres canaux de communication...

Bon j'ai déjà fait long, je vais reporter à demain la partie sur DSK, mais je casse le suspens: manifestement CB ne sait pas lui-même si DSK sera candidat. Il donne néanmoins de quoi mieux lire dans le marc de café.

Par Martin P.
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Mercredi 6 octobre 3 06 /10 /Oct 00:01

J'en ai déjà parlé, mais j'insiste, car je n'ai toujours pas trouvé de réponse à la question. Il y a une curiosité remarquable dans la version qui nous est racontée par la société générale, et d'ailleurs aussi par son ex-directeur de la communication Hugues Lebret. Les 50 milliards "mal exposés" de Kerviel auraient été "découverts", incidemment, le vendredi 18 janvier 2008 au soir. La direction aurait été avertie dans le week end, le dimanche selon Lebret.

Mais c'est vraiment pas de chance, car à ce moment précis nous étions pile dans un "minicrach", déjà entamé les deux jours précédents avec 7 points de baisse du caca-rente et dont on prévoyait dès le vendredi qu'il s'agraverait à l'ouverture du lundi suivant, ce qui fut le cas avec de nouveau 7 points perdus. Les dirigeants de la Société générale pourraient-ils nous dire quelle était la probabilité d'une telle conjonction de tuiles?

soge_kerviel_minicrach-copie-1.jpg

Cette "coincidence" montre que, comme le dit Kerviel lui-même pour sa défense, si la société générale n'avait pas "débouclé" ses positions à ce moment là mais plutôt 3 jours avant, elle l'aurait fait avant le minicrach, et n'aurait donc pas perdu autant. Kerviel peut être désigné responsable d'avoir caché des milliards, mais pas de la manière ni de la date à laquelle ils ont été "débouclés", qui pèse autant sinon plus dans les pertes subies.

 

Mais il y a aussi ceux qui ne croient pas aux coincidences, qui se diront que tout s'est passé comme si la société générale avait fait sa "découverte" pile pendant le minicrach... à cause du minicrach. En d'autres termes, quand on cherche, on trouve. C'est-à-dire que la conjoncture boursière a intensifié le souci de sécuriser les "expositions". Ce qui signifierait que contrairement à ce qu'elle dit, la Sogé avait les moyens de trouver ces expositions frauduleuses si elle le voulait vraiment, si elle n'en avait pas déjà connaissance...

Car autre possibilité, le soudain souci de sécurisation peut avoir poussé à faire part plus explicitement de ce qu'on avait jusque là plutôt tendance à mettre sous le tapis. Quand ça sent mauvais, on partage plus aisément ses responsabilités, et ses patates chaudes. En tous cas, tous les cadres dans l'environnement de Kerviel qui ont été licenciés par la suite ne se sont pas pressés pour expliquer le quand et le comment de leur "découverte" des fameux milliards.

 

Bref, comme je fais plutôt partie de ceux qui ne croient pas aux coïncidences, je pencherai plutôt pour ce scénario:

 

La sogé a cédé le volant à Kerviel, en lui disant "faut respecter le code de la route, mais je suis très pressé".

Et le conducteur de rouler à 300 pendant des heures.

La sogé, qui a intérêt à rouler vite, ne daigne évidemment pas regarder le compteur.

Soudain la sogé voit un virage arriver, et reprend le volant...

 

Mais bien sûr, tout ceci n'est que spéculation, et on me fournira bientôt le détail de la manière dont la Sogé a fait sa "découverte", qui expliquera de façon crédible la date à laquelle celle-ci a été faite. J'ai sûrement mal cherché.

Par Martin P.
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Jeudi 11 mars 4 11 /03 /Mars 22:38
On l'a raconté sur ce blog, au Kremlin comme ailleurs la valse des étiquettes politiques n'est pas toujours facile à suivre. Lors des municipales un certain Gilles Chopard avait débarqué estampillé d'une collection de logos dont on se demandait comment il avait bien pu les récupérer (Modem, UMP, Parti Radical, Génération Écologie, Cap21, Gauche Moderne, Nouveau Centre, voire même forum des républicains sociaux) tandis que le militant UMP du cru, Raphaet Dali, se retrouvait sans drapeau à brandir. Le problème de Chopard est que, tout à sa stratégie de confusion, il avait préféré ne pas indiquer la mention UMP sur le bulletin de vote, laissant ainsi dans l'embarras l'électorat de droite lequel a du coup voté pour celui qui avait fait une campagne de droite, Raphaet Dali.

Je rappelle tout ça car j'ai vu passer un tract cette semaine sur lequel on voit la trombine de l'édile local, Jean-Luc Laurent, et de son adjoint Jean-Marc Nicolle. Sur ce tract de soutien à Jean-Paul Huchon, nulle trace d'une quelconque appartenance politique. Passons sur le fait que les accords electoraux au sein de la liste Huchon stipulent que la propagande doit comporter les noms et logos de chaque parti qui s'y inscrit.

L'intéressant est que le MRC local parait préférer que les administrés kremlinois continuent de penser MM. Laurent et Nicolle sont bien les socialistes du cru.


Mais alors qui sont ces socialistes qui ont distribué le tract ci-dessous et sur lequel ils n'apparaissent pas?


La réponse peut-être ici, ou .
Par Martin P.
Voir les 10 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : PS

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