Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : sauce politique
  • sauce politique
  • : politique
  • Contact

Bande son

musique insérée dans les articles, de circonstance si possible

-


Add to Technorati Favorites


Recherche

8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 15:33
Il parait que le story telling est à la mode, mais il faudrait plutôt arrêter de se raconter des histoires, ou alors des tragiques. La leçon américaine conduit à cesser les commentaires sur les diverses reconfigurations du PS pour considérer ce qui est malheureusement une évidence: la désespérante médiocrité du personnel politique français, gauche comprise. L'Amérique prouve, avec Obama, que l'élégance, physique mais surtout intellectuelle, la hauteur de vue en même temps que la fibre populaire, la sérénité et la force de persuasion, la séduction et la dignité, le refus de la facilité, des petitesses, des falsifications, des impostures, tout cela, ça peut exister en politique, et ça peut payer. Et en plus, ces qualités, on les trouvait déjà chez John Kerry et Al Gore, bien qu'eux aient été battus, mais on les trouvait aussi chez Clinton, Carter, sans parler de Kennedy...
Bref, par contraste, l'offre française est bien décourageante.




Nous avons donc Ségolène, en égérie de la rénovation démocratique et de la base contre le système, qui crie victoire pour elle-même après s'être cachée derrière les "barons" du même système. Si on ajoute que le scrutin est marqué par l'abstention et les féodalités, donc par l'apparatchisme, on se dit qu'il y a peut-être bien madone, mais aussi maldonne.
Mais le vrai problème, c'est qu'il y a aussi tous les autres: Titine, l'éternelle dame des 35 heures faute d'avoir rien changé dans son discours depuis 97. Hollande alias Flamby, qui ferait mieux d'aller se reposer, mais qui ne sait plus où il habite. Bébère le prosaique, qui ne lève pas le nez du guidon de son velib, à croire qu'il a peur de la perspective. Lolo, qui joue les crocodiles, à attendre son heure qui ne vient jamais. Méluche l'étatiste colbertiste jacobin et j'en passe, néanmoins un des rares qui a la tête un peu à l'endroit, mais qui se barre. Camba et Barto, nostalgiques du congrès de Rennes -leur véritabe baptême socialiste-, qui moulinent leur cuisine dans le vide. Ayrault le très plat chef des députés, qui n'en finit plus dans sa complainte gnangnan. Valls, qui trouve très malin de donner raison de temps en temps à sarkozy, parce qu'il croit que ça fait constructif. Mosco, avec ses fines subtilités, tout en fausses contradictions jospiniennes, mais surtout handicapé du contact humain. Nono la baudruche au verbe haut, franc-tireur mais peu fiable, dont l'horizon principal est de frétiller devant les caméras, en cela continuateur de son ainé Djack.
Juju Dray, tellement politicard qu'il trouve le moyen de dire du bien de Frederic Lefebvre et du mal de tous ses camarades. Hamon, fondateur de l'"école du vice", vieux jeune à la trajectoire hésitante. DSK le jouisseur apatride, qui se dit qu'il a bien raison de s'être barré de ce marigot, mais aura toujours eu la flemme de s'en préoccuper.
Bref, la gauche est sinistrée, sans préjudice d'un possible sinistrisme.
Alors il y a aussi Peillon. Peillon l'intellectuel, qui n'a pas encore trop pris le pli de la tambouille d'appareil, qui a été battu aux dernières législatives mais qui a encore une place au chaud au parlement européen. Peillon serait une solution, s'il n'y avait quelques doutes sur son savoir-faire en mécanique politique, et sur sa capacité à faire preuve d'autorité, non seulement sur ses adversaires mais aussi, et même surtout, sur Ségolène. En effet, cette dernière ne se considère tenue par rien, ni par le parti, ni même par ses propres déclarations antérieures. Vincent Peillon sera donc attendu au moment, inévitable, où les approximations voire les incohérences de Ségolène Royal mettront le parti en porte-à-faux, et où il lui faudra donc la contredire.
Mais bon, va pour Peillon, l'espoir fait vivre

-
Retrouvez cet article sur:


Partager cet article

Repost 0
Published by Martin P. - dans PS
commenter cet article

commentaires

Olivier P 09/11/2008 20:18

Désolé, je t'ai tagué

arno 09/11/2008 18:10








Bonjour, j'ai visité votre blog et j'ai trouvé que vous publier de bon article en général, cela vous diriez-il de mettre un lien entre nos 2 blogs?
MON BLOG: http://segoleneroyal2012.over-blog.fr/
J'attends votre réponse !!! et bonne continuation !!!

Martin P. 09/11/2008 16:41

sinon, valls je peux pas trop le sentir pour la raison que j'indique dans cette note

Martin P. 09/11/2008 16:40

Hamon je l'aime bien malgré tout, mais j'ai en principe quelques désaccords de fondje dis en principe, parce que passé les dénonciations fracassantes du système et les roulements de tambour, la partie propositionelle est souvent assez simplement réformiste. le seul truc c'est l'illusion que le recours excessif à l'Etat soit encore une poitique viable

Olivier P 09/11/2008 16:34

Valery,Valls a commencé la compagne référendaire sur le non, mais il l'a terminée sur le oui. Il y a un peu plus constant!