politique
[illustration: Bertrand qui peut enfin tirer sur la clope après la longue journée du 24 mai, à la sortie de la mutualité, pendant que Harlem débriefe]
Ségolène, elle, construit sa communication sur la frustration des "militants de base" et des nouveaux adhérents vis-à-vis de cette méthode. Mais elle ne parvient jamais à répondre à ceux qui la soupçonnent de fonctionner de la même façon sans le dire avec son propre cercle rapproché.
L'erreur de Michel Rocard n'est pas tant sur le principe que sur le fait que l'ascension au PS se fait de moins en moins au "mérite", et que nombre de ceux qu'il croit à même de travailler efficacement et pertinemment sur le fond en sont en réalité bien incapables, ayant surtout fait la preuve durant leur parcours de leur disponibilité à manoeuvrer, jouer des coudes et verrouiller, avec un tropisme immobiliste sur le fond.
Le jugement est certes un peu sévère, mais le problème est surtout que personne n'écrira ça dans une motion en raison de l'influence que l'on prête aux premiers fédéraux sur les votes dans leurs fédérations. Or ce qui est en question au PS ce n'est pas seulement le travail au niveau national, mais aussi dans les fédérations.
Bref, ce qui est en cause n'est pas l'élitisme mais le carriérisme: le fait de se constituer des réseaux, des appuis, des "troupes", est prioritairement reconnu par le PS. Mais le peu de transparence dans lequel ces processus opèrent fait que la capacité à convaincre au delà de ses fidèles sur la base d'un discours structuré n'est pas toujours garanti chez ceux qui auront connu l'ascension dans ce système.
Comme on me reproche des articles trop longs, je poursuis dans l'article suivant.
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PS: cet article me permet de dépiler un peu les sujets que j'avais en tête avant de faire un petit compte rendu d'une rencontre entre Benoit Hamon et des blogueurs, dont vous aurez déjà quelques aperçus chez Lancelot.