Brèves

23 juin

un album d'Uderzo:


22 JUN 09

Contre l'égoprésident Sarkozy, le second Serment du Jeu de paume
Sans rapport de force préconstruit, sans capacité à le tenir à distance, sans lucidité vigilante sur ses intentions cachées, tout interlocuteur d'un pouvoir de ce type reste à sa merci, tant la règle ici est l'absence de règles. ...
le 20 juin 1789, les députés de l'Assemblée nationale trouvent porte close, sur ordre du roi, à l'Hôtel des Menus-Plaisirs. C'est alors que, sous la pluie, ils se rendent dans une salle toute proche, celle du Jeu de paume

20 JUN 09

Le Déci-Maître - la chronique du Fourbe
Incontestablement, la protection des artistes était la sauce qui devait faire passer le hareng de l’inquisition sarkosienne, ainsi que l’avait brillamment exposé le citoyen GuyDeflaux, dans sa chronique
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Karachi: dès 2002, la DGSE a mené une opération de «représailles» contre des militaires pakistanais
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Budget de l'Elysée : le rapporteur PS emmerde Dosière
Jean Launay saluait, comme l'exécutif, la "transparence" des comptes de la présidence. L'un de ses collègues PS l'avait alors accusé d'être "en mission pour l'Elysée".

19 JUN 09

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quand les journalistes peuvent faire et font leur travail, il y a comme qui dirait une couille dans le potage. ça se passe à Bruxelles, car en France, évidemment, on voit mal où et quand sarkozy serait en stuation de devoir répondre à de telles questions.
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Retour à Versailles, par François Hollande:"Cette résurgence du discours du trône n'est pas seulement symbolique. Elle n'est pas une foucade, un caprice ou une convenance personnelle. Elle est une rupture institutionnelle."
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Le blog de SuperNo : Sarko est grand !
“Everyone from serious biographers like Catherine Nay to the man in the local bistrot will tell you that it’s important to understanding his psychology. He has spent his life compensating”.
Sarkobox
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Attentat de Karachi: les révélations d'un ancien des services secrets
L'annulation du versement des commissions voulu par M.Chirac visait, selon l'ancien espion, «à assécher les réseaux de financement occultes de l'Association pour la Réforme d'Edouard Balladur». l'un des intermédiaires... était chargé «d'assurer le financement de la campagne d'Edouard Balladur». A l'époque, le directeur de campagne du rival de Jacques Chirac au RPR dans la course à l'Elysée n'était autre que Nicolas Sarkozy...

18 JUN 09

Quand Rachida Dati fait sa pub
Moscovici: "Ça n’aura pas été une grande Garde des Sceaux. Mais laissons-là faire ce que les sarkozystes aiment bien: l’autopromotion. C’est une femme politique qui est un peu à l’image du sarkozysme avec beaucoup de brutalité mais assez peu de résultats au final"
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Sébastien Le Prestre de Vauban: “Je ne sais si on doit appeler ostentation, vanité ou paresse, la facilité que nous avons de nous montrer mal à propos, et de nous mettre à découvert sans nécessité hors de la tranchée, ... ceci est un péché originel dont les Français ne se corrigeront jamais si Dieu qui est tout puissant n’en réforme toute l’espèce ”
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Sébastien Le Prestre de Vauban met en garde contre de forts impôts qui détournent des activités productives. Vauban propose dans cet essai de remplacer les impôts existants par un impôt unique de dix pour cent sur tous les revenus, sans exemption pour les ordres privilégiés (le roi inclus). Plus exactement, Vauban propose une segmentation en classes fiscales en fonction des revenus, soumises à un impôt progressif de 5 % à 10 %
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Congrès de Versailles: un cérémonial pour notre président-soleil
Nicolas Sarkozy avait initialement demandé, à l'été 2007, une réécriture de l'article 20 de la Constitution, qui précise: «Le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation.»

17 JUN 09

Les souvenirs osés de Chirac chez Berlusconi
Jacques Chirac remarque la présence de nombreux magazines avec des photos de femmes dénudées. "Je feuillette un peu, ce n'était pas très convenable, a raconté Jacques Chirac. Et je lui demande pourquoi il a laissé traîner toutes ces revues." Réponse de Silvio Berlusconi, qui joint le geste à la parole: "Celle-ci, je l'ai eue, celle-là aussi..."
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Sarkozy: la tentation de la mort à Venise
"Tiens Carlitta, appelle Barbier à l'Express et dis lui pour ma nouvelle culture que j'ai."
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Un espoir pour le PS : le Sénat
La direction du Parti socialiste a fait et refait ses comptes : si la gauche ne recule pas trop lors des élections régionales de mars prochain, elle devrait parvenir à conquérir la majorité des sièges au Sénat lors du prochain renouvellement de la Haute Assemblée, en septembre 2011.
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Marché d’Évry : Valls suspecte Hollande
"plus de Blancos": Manuel Valls soupçonne François Hollande et ses amis d’être à l’origine de la divulgation de ces images gênantes.
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L’amour à mort
"Tout le monde l’aime depuis qu’elle n’est plus rien. Elle ne s’échappe plus, elle n’est plus un danger pour la présidentielle. Chez nous, tout le monde aime les morts et les cadavres."
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reconduction à la tête de la Commission d'un José Manuel Barroso mis sous tutelle. Est ainsi consacré l'effacement de la Commission européenne, au profit d'un pilotage intergouvernemental de l'Union assuré par un « directoire » de grands Etats, au service d'une idéologie à la fois réactionnaire et mouvementiste

16 JUN 09

Les socialistes cèdent aux sirènes de Versailles: La bérézina électorale des européennes n’a pas ramené les socialistes français à une attitude plus combative.

15 JUN 09

Pierre Moscovici: Pourquoi une pétition sur les primaires ouvertes?
Bâtir cette « Maison commune » de la gauche, ou des progressistes, est en soi un grand chantier, qui n'aboutira qu'en 2011, au mieux. Le PS ne peut pas attendre cela pour définir ses propres modes de désignation.
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La video "Chirac gaulé par Bernadette": une manipulation anti-sarkozyste primaire de Yann Barthes!
ne jamais oublier de rajouter "primaire" derrière anti-sarkozysme, sinon, ça n'est pas correct... Un homme qui s'adonne à tous les menus plaisirs que la vie peut offrir ne peut être mauvais. On peut tous se dire qu'un tel homme n'a pas de revanche (ou de vengeance) à prendre sur les autres, qu'il ne jouira pas de son pouvoir en libérant une perversité née de pulsions de plaisir trop longtemps inassouvies, et qu'il ne fera pas étalage intempestif de sa vie privée pour compenser, jusqu'a s'en abaisser, les souffrances d'autrefois.
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Le blog d'Aiglon: Primaires ou pas primaires ?
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Blog et journalistes, la grande incompréhension

C'Est Pas Chez Nous Qu'On Verrait Ça !
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Jean-Jacques Urvoas» Aller à Versailles ?
On retrouve la marque de ce quinquennat : la précipitation. Mais surtout, il n’est pas prévu que le chef de l’Etat reste dans l’hémicycle ... Est-ce vraiment utile d’y aller du coup ?

14 JUN 09

"C’est le président de la République qui va faire une déclaration de politique générale, sans pour autant engager sa responsabilité.” “Il est toujours à l’affût d’une solennité qu’il n’arrive pas à acquérir par ailleurs; c’est une tentative pour habiter le costume.”
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«Nous n'avons pas été élus pour être les faire-valoir du président», explique le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas, qui plaide pour que le PS boycotte la séance. «Nous sommes convoqués pour être spectateurs. Il a des spectacles plus agréables.» Pour lui, les prises de parole prévues à l'issue du discours présidentiel ne serviront à rien : il n'y aura ni débat avec le président, ni réponse de sa part, ni vote. À quoi bon alors.


12 JUN 09

Shocking! La Maison-Blanche censure Sarkozy
juste une main serrée par Obama. Comme si le photographe avait tout fait pour ne pas saisir un cliché des deux hommes dans le même cadre.

11 JUN 09

Lettre à ces socialistes qui nous désespèrent | Edwy Plenel
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Lettre d'un socialiste qui espère, par Arnaud Montebourg
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"Quand Carla est fâchée contre Nicolas, elle met des chaussures à talons aiguilles"

10 JUN 09

Nicolas Sarkozy a reçu Martine Aubry à l'Elysée
La première secrétaire du parti socialiste ... a affirmé qu'elle était "d'accord pour rencontrer le président" Nicolas Sarkozy "plus souvent", soulignant qu'en "période de crise", il était "important pour le chef de l'Etat d'écouter l'opposition".
->ce n'est pas en frayant avec sarko à l'écart des micros que Martine gagnera du mordant
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Les journalistes contre le Parti socialiste?
ce que mon confrère osait asséner là, sur le PS, sur Aubry, sur Royal, il ne l'aurait jamais osé sur Sarkozy, Bruni, Fillon, Dati-Barnier et l'UMP.
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Parti socialiste: minuit moins le quart
paresse idéologique..., modes d'intervention et formulations archaïques, ... émancipation de quelques 3 à 4 grandes fédérations qui, entre elles, ont décidé de faire roi, reine en l'occurrence, qui perturberait le moins leur ordre mortifère. Des quadras divisés, spécialistes en diagnostic mais impuissants à l'action. Eux croient sincèrement à la nécessité de refonder un véritable parti mais surjouent entre eux des rivalités de Ligue 2.
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Changer ou disparaître : les positionnements et les postures, l'opposition automatique et parfois peu réfléchie, le langage stéréotypé, produits de la culture d'appareil, ne peuvent convaincre face à un Nicolas Sarkozy certes pas toujours cohérent et structuré, mais habile et agile, prompt à faire des emprunts à la gauche, toujours en mouvement.
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Les invités choisis d'Obama et Sarkozy
A l'arrivée du chef de l'Etat, le public scande "Nicolas, Nicolas!" et conspue le maire socialiste de Caen, Philippe Duron, présent dans la délégation. Normal, les invités sont triés sur le volet: il s'agit en fait de militants de l'UMP, comme le montre ce tract.

08 JUN 09

Parlons Net reçoit Paul Jorion
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Sarkozy, vampire des médias - tsr.ch

04 JUN 09

Lefebvrotron - Le générateur de communiqués de Frédéric Lefebvre ::
"Le Parti Socialiste s'enlise dans le soutien à l'assistanat. C'est tout simplement intolérable alors que nos Jeunes Populaires ont organisé une convention sur le pouvoir d’achat des jeunes, thème sur lequel les Français les plus fragiles, affirment leur rupture avec les politiques socialistes antérieures. C'est oublier tout le mal que Mitterrand a fait à la France ! "
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Transparency international passe au crible deux ans de Sarkozy
une ONG, ça ne marche pas du tout comme cela devrait pour un système sarkozyen. ... En clair : le bénéfice politique n'arrive que si vous respectez vos promesses. Encombrant comme concept politique…

03 JUN 09

L'étonnant empressement des banquiers à rembourser les aides publiques | Mediapart
Derrière ce désir d'en finir avec la tutelle des Etats, se joue une bataille idéologique feutrée. ... Un moment, les banquiers ont cru que la crise risquait de tout emporter. Huit mois après, la tourmente a perdu de sa force. Sans attendre, ils parlent de reprise, même si elle est loin d'être acquise. Tous veulent y voir une preuve du bon fonctionnement du marché tel qu'il est organisé.
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Jospin et d'autres ex-ténors européens appellent à contrer Barroso
Huit ex-dirigeants européens, dont le Français Lionel Jospin, souhaitent une candidature socialiste à la présidence de la Commission de Bruxelles, pour contrer le renouvellement annoncé de José Manuel Barroso.
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Européennes : les meetings UMP fermés aux citoyens !
La presse relaie abondamment les meetings de l'UMP sur les Européennes. Sauf bien sûr quand ils font un bide, comme à Lille. Certains se demandaient pourquoi, nous tenons enfin une explication : en dehors des adhérents de l'UMP, personne n'a le droit d'assister à ces meetings !
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Quand l'UMP fait un bide, personne n'en parle ?
Alors que l'UMP connaît des grosses difficultés dans les élections européennes (bide total du meeting de Lille, dissensions dans l'équipe de campagne, désacords entre Michel Barnier et Xavier Bertrand, peaux de bananes de Copé et chute de 5 points en un mois), toute la presse se focalise sur le PS.
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Européennes : les médias en campagne pour l'UMP ?
Hier, à Lille, il n'y avait qu'un petit milier de personnes pour assister au meeting de l'UMP. C'est donc devant une salle vide à plus de 80% malgré une affiche prestigieuse comptant cinq membres du gouvernement, que Xavier Bertrand s'est efforcé de promouvoir l'ensemble du programme de l'UMP pour les Européennes : le non à l'entrée de la Turquie.
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Julien Coupat :
"cela signifie que l'on ne suspecte aucun de ceux qui signent de leur nom tant de farouches critiques du système en place de mettre en pratique la moindre de leurs fermes résolutions; l'injure est de taille. "
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Qui mérite son salaire, par Jacques Attali
Et on n'ose pas affronter le fait que nos sociétés paient mieux les grands patrons que les grands professeurs; les footballeurs que les cancérologues, les banquiers que les ingénieurs. Autrement dit, seuls augmentent les revenus de ceux qui dirigent, qui financent, ou qui distraient. Piètre société. Folle aussi, parce que, à ce rythme, son déclin est assuré.
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Julien Dray: Ça suffit
Je ne crois pas, je ne crois plus à la possibilité d'un dialogue responsable et raisonnable avec le pouvoir en place à ce sujet. Il a fait la démonstration, tout au long des années qui viennent de s'écouler, que pour lui ce n'était pas l'intérêt général qui primait, ou le devoir républicain de recherche de sécurité, mais au contraire une volonté permanente de manipulation de l'opinion.

Présentation

présentation bis

A propos de l'auteur:

ressortissant de la société civile immigré irrégulier en politique, ex jospiniste.

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"Naturellement, tout gouvernement, tout parti au pouvoir prétend agir au nom de l’intérêt général. (...) Reste que l’intérêt général n’est pas une notion abstraite et neutre. (...) Se dissimuler dans les plis de l’intérêt général, c’est finalement dépolitiser la société, postuler une unité factice, vider a priori de tout sens l’intérêt du débat démocratique." Lionel Jospin

"on n’est pas plus ou moins à gauche en fonction de l’intensité de ses revendications mais en fonction de la réalité de ses réalisations." Dominique Strauss Kahn
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Mercredi 16 avril 2008
Ségolène Royal est désarmante. C’est d'ailleurs son arme principale.

Son ingénuité (feinte?) a le don d’exaspérer. Ainsi du fameux site "congrès utile et serein" lancé dans la suite des non moins fameuses 10 questions. Pourquoi cela soulève-t-il tant d'objections, alors qu'évidemment on ne voit pas où est le problème?
C’est qu’ici l'ambigüité (l’habileté?) est de prétendre interpeller sur le contenu, quand la démarche interpelle en réalité sur le processus censé le déterminer, c’est ce que signale très justement Eric Dupin. Disons tout de suite qu'interpeller le PS sur son fonctionnement est au moins aussi légitime que sur ses idées, comme on va le voir, mais les ségosceptiques ont surtout dégoupillé (1) en constatant les manières inchangées de la dame: se dérober sur le fond, imposer sa personne et, parce que son dispositif rassemble tout le monde à première vue, nier implicitement la contradiction.


Malgré cet agacement (recherché?), retenons l’essentiel: Ségo souligne que la question du fonctionnement du parti est clairement à l’ordre du jour (voir l’agenda acté en conseil national), et elle mérite d’être débattue. Même si je ne retirerais rien de ce que j’en disais en 2006, voyons quelles sont les problématiques:


Sérier les sujets pour permettre un choix à la carte et non uniquement de grands menus.

C’est l’idée la plus intéressante, formulée à l’origine par Cambadélis au conseil national le 25 mars (2). Au congrès du Mans par exemple, plusieurs idées intéressantes émanant de motions minoritaires n’ont pas été retenues, et c’est gâcher la richesse du parti (voir la motion Utopia par exemple). Mais la méthode de Ségolène diffère nettement de celle de Cambadélis, et pour tout dire la fourvoie : Là où il voulait que le congrès comporte un vote de type référendaire avec plusieurs réponses pour chaque question, Ségolène liste ses questions pour établir son programme de travail et ne dit pas par quel processus les choix seront opérés. L'idée de voter au congrès pour les différentes réponses, question par question, est-elle maintenue? ou sera-ce un ensemble indissociable?


Lever l'opacité relative de la remontée des contributions venant de la base.

Le PS organise en principe cette remontée "bottom-up", chaque section envoyant une "contribution" au niveau fédéral et ainsi de suite (pour ce congrès, dépôt fin juin). Dans la pratique c’est une tartuferie, et les militants de base ne savent jamais vraiment ce que deviennent ces bouteilles à la mer. Pour autant, la démocratie participative façon Ségo offre-t-elle plus de garanties en la matière?
En réalité, lors d’un congrès, tout se passe au moment des "motions" (pour ce congrès, dépôt fin septembre). Elles sont construites par les équipes de leurs principaux signataires et sous leur autorité, à charge pour elles de piocher ce qui leur convient dans les contributions précédemment remontées, d’y mettre de l’ordre en y intégrant les éléments émanant des conseillers et autres experts de leur réseau.
Il est douteux que Ségolène procède différemment.
Ce qui la distingue est que l’appel à contribution est public, plus large, et cet "appel au public" est intéressant. Le PS, qui doit œuvrer à son ouverture, pourrait endosser la démarche au stade des contributions. Dommage que Ségo ne l’ait pas proposé avant le conseil national censé statuer sur ces sujets.

 

Structure contre surface politique: cohérence d’une motion et construction sur un périmètre non-délimité.

L’appel au public a pour contrepartie le caractère non-délimité du périmètre des contributions. Si c’est adapté au stade des contributions, où doit s’exprimer la créativité, cela l’est moins au stade des motions, qui doivent être débattues dans les sections par les militants. Or, quoi qu’en disent certains commentateurs, tout le monde n’est pas d’accord au PS, ni sur le contenu, ni sur la stratégie :

* Si les idées défendues par la social-démocratie sont aujourd’hui dominantes, il serait injuste d’écarter les conceptions défendues par Mélenchon, Fabius ou Hamon sans débat.

* Ségolène semble vouloir reconduire ses méthodes possiblement jusqu’à 2012. C’est l’objet de ce billet que de montrer que cela fait débat.

Comme dit précédemment : "L'émergence de propositions saillantes ne se fait pas dans la tambouille mais dans la friction". Ou comme dit Moscovici : "il n’est pas obligatoire d’être rébarbatifs ou illisibles pour gagner un congrès".

Du fait de la méthode et de cette relative évanescence, la question de l’existence d’une "motion Ségo" reste donc posée: le produit de son opération de démocratie participative aura-t-il vocation à être débattu dans les sections, dès lors qu’il sera probablement présenté comme la "motion des français"?


Désignation pour 2012 : quand et comment ?

Contrairement à beaucoup de militants, les ségolénistes ont un candidat (une candidate) pour 2012. Leur volonté de la voir investie au plus tôt est compréhensible, mais la ferveur de ses supporters, très attachés à sa personne et assez organisés, inquiète les contradicteurs. Un de ses principaux soutiens propose même une désignation plébiscitaire avant le congrès. Bref, il semble que la stratégie de 2007 ne soit pas remise en cause, si ce n’est les faiblesses désignées par les ségolénistes, qui conduisent selon eux à ceci: désignation précoce puis discipline sans faille. Ceci assorti d’une théorie type "There Is No Alternative": pas d’autre candidat possible…

En gros l’idée c’est: les éléphants aboient et la Ségolène passe, impavide. Pourtant, Ségolène devrait plutôt songer que la confrontation lui est nécessaire pour acquérir de la stature. Dans cette optique, Dray et Montebourg se seraient bien vus jouer les Pygmalion. Ces derniers, les seuls dans l’entourage de Ségolène qui aient constitué des réseaux dignes de ce nom, se sont éloignés d'elle et ne se sont pas vraiment cachés du pourquoi : ils s’estimaient peu écoutés et ne sentaient pas de volonté chez leur championne pour une conquête en bonne et due forme.

Ceci alors que la confrontation est aussi la seule manière, paradoxalement, d’obtenir ensuite non seulement la discipline mais une vraie implication, dès lors que chacun aura pu valablement défendre ses vues:

Les convictions défendues par le PS au niveau national doivent l’être principalement par celui ou celle qui les aura principalement défendues -victorieusement- au sein du PS.

 

Pour finir sur une note plus poétique, terminons ce long billet par la voix de Boileau:

    Aimez donc la raison: que toujours vos écrits
    Empruntent d'elle seule et leur lustre et leur prix:
    Si le sens de vos vers tarde à se faire entendre,
    Mon esprit aussitôt commence à se détendre.

    Il est certains esprits dont les sombres pensées
    Sont d'un nuage épais toujours embarrassées;
    Le jour de la raison ne le sauroit percer.
    Avant donc que d'écrire apprenez à penser.
    Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
    L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
    Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
    Et les mots pour le dire arrivent aisément.


Et si ces mots vous ont heurté, sachez que:

    Un sage ami, toujours rigoureux, inflexible,
    Sur vos fautes jamais ne vous laisse paisible :
    Il ne pardonne point les endroits négligés,
    Il renvoie en leur lieu les vers mal arrangés,
    Il réprime des mots l'ambitieuse emphase;
    Ici le sens le choque, et plus loin c'est la phrase.
    Votre construction semble un peu s'obscurcir;
    Ce terme est équivoque, il le faut éclaircir.
    L'ouvrage le plus plat a, chez les courtisans,
    De tout temps rencontré de zélés partisans;
    Et, pour finir enfin par un trait de satire,
    Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.


(1): Au rugby, certains joueurs aiment à "titiller" leurs adversaires. Quand ceux-ci réagissent violemment, on dit qu'ils "dégoupillent". Cela les pousse souvent à la faute, ce qui était recherché. 

(2): intervention au Conseil National du 25 mars - «Si notre prochain congrès, c’est à nouveau des motions totalisantes, qui sont, en fin de compte, l’expression de petits partis qui, du début jusqu’à la fin, traitent tous les problèmes de la société, eh bien mes chers camarades, les Français ne s’y retrouveront pas. Le problème qui nous est posé, c’est de faire un congrès utile et pour cela, il serait bon, au lendemain de notre convention qui nous réunira, j’espère, sur la question de la déclaration de principe, de fixer nous-mêmes les questions, la dizaine de questions ou les cinq questions, ou les douze questions, peu importe, mais les questions en rapport avec ce que à quoi sont confrontés les Français, auxquelles nous aurons à répondre. Ce sont des questions pratiques, ce sont des questions stratégiques, des questions politiques, mais c’est à partir d’un certain nombre de questions que nous devons débattre et trancher l’orientation politique, sinon, nous resterons chacun dans nos boutiques.»


Par Martin P.
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