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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 20:03

La tradition féodale, à droite, est florissante. L'homme de droite ne saurait exister sans prêter allégeance. En politique l'adoubement s'appelle investiture, que ce soit aux législatives, aux municipales, ou à quelque maroquin. Le fait du prince président de l'ump, quoi. Ce n'est pas l'audience d'une ligne politique qui permet à celui qui en est porteur de rassembler derrière lui, mais bien la contrainte exercée avec abus de pouvoir qui fait "s'aligner les sardines dans leur boite" (Villepin). Chirac illustre parfaitement cet usage en réservant 2 circonscriptions aux derniers fidèles de la citadelle, plus un trône de substitution pour l'inénarable Debré.

L'homme de droite en rabat sur ses convictions, donc, à un Dupont-Aignan près.

Malgré cela, l'homme de droite pressent, tout en la refoulant, comme une sourde mais persistante menace. Une sournoise impression qui le rend fébrile, et le conduit à aller aboyer en meute autour de villepin. Lequel n'en vaudrait pas la peine s'il n'y avait autre chose.

L'origine de cette humeur massacrante vient en réalité du fait que son réflexe féodal a trahi l'homme de droite. Pendant 5 ans il a laissé un mauvais western tenir lieu de combat politique, sans s'aviser de la médiocrité du casting et de la prévisibilité du scénario. L'homme de droite finit par s'habituer à l'idée que l'intensité de la haine entre le "petit enculé" et "Louis XVI" était le signe d'une controverse décisive qui devait engager l'avenir de la droite, laquelle mérite tout de même mieux que ça. Il a donc frémi complaisament devant la quête perpétuelle de Sarkozy pour trouver les moyens d'esquinter Raffarin puis Villepin, censés être assis sur un siège qui lui revenait de droit. Il a frissonné de la folle témérité qui consistait à moquer lourdement un ersatz de gaulliste en bout de course.

Mais l'homme de droite ne s'est jamais avisé de la réelle légitimité d'un ambitieux fiévreux et teigneux, d'un petit chef au dodelinement clownesque de lascar des cités, d'un esprit clanique dont la rusticité des thèses ne se justifie que parce qu'elle garantit leur robustesse dans un contexte de dégenerescence politico-médiatique. C'est ainsi que un par un, de Fillon à Accoyer, le personnel de droite s'en est allé porter les flingues, sombrant dans la polémique de bas étage, dans une sorte de bizutage les ramenant à de vulgaires sous-devedjian.

Cet instinct grégaire et cette manoeuvre rudimentaire les conduit à tout miser sur Nicolas 1er, dont l'espace politique réel ne correspond qu'à ses 12% aux européennes de 99. Ils commencent à s'appercevoir du problème, car la campagne, qui se faisait depuis longtemps sans adversaire, s'officialise. L'émergence médiatique d'une contradiction jusque la tenue en marge les contrarie, car le bel édifice s'avère passablement friable.

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Published by Martin P. - dans droite
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Marianne 14/01/2007 07:23

Autrement dit, Sarkozy n'est pas le meilleur candidat pour la droite, malgre toutes les déclarations, les gesticulations, les ralliements et le fameux "rassemblement".  J'ai l'impression que Sarkozy ne sera meme pas au 2ème tour.