SAUCE, blog politique
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Taper un coup à droite, un coup à gauche, n'est une preuve d'objectivité que pour les ânes
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Etre le "candidat de la France silencieuse", c'est être candidat à bâillonner la
France


A propos de l'auteur:
ressortissant de la société civile immigré irrégulier en politique, ex jospiniste.
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"Naturellement, tout gouvernement, tout parti au pouvoir prétend agir au nom de l’intérêt général. (...) Reste que l’intérêt général n’est pas une notion abstraite et neutre. (...) Se dissimuler dans les plis de l’intérêt général, c’est finalement dépolitiser la société, postuler une unité factice, vider a priori de tout sens l’intérêt du débat démocratique." Lionel Jospin
"on n’est pas plus ou moins à gauche en fonction de l’intensité de ses revendications mais en fonction de la réalité de ses réalisations." Dominique Strauss
Kahn
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C'est l'aveu: il a changé, il y avait donc un souci "avant".
Peut-être est-ce surtout qu'il a compris que Chirac n'irait pas. Or sans Chirac, pas de sarko paradoxalement! Chirac est le seul et unique socle de la "rupture", le punching-ball rêvé, la cible facile qui justifiait tous les excès, le point de comparaison en regard de qui tout pouvait passer.
Chirac hors-jeu, cela pose aussi la question de ce que l'on gagne au change. Or l'exercice d'inventaire-héritage risquait de faire apparaitre un quiproquo total:
* Au titre de l'héritage on trouvait cette manière d'oser toutes les impostures, toutes les grosses ficelles, toutes les contradictions, tous les opportunismes, et surtout une certaine tendance à asservir ses petits camarades, beaucoup plus qu'à les rassembler. Bref, tout le cynisme politicien était conservé, tout le monde l'avait bien compris.
* Le souci, c'est qu'au titre de la rupture étaient écartées les vertus: le fameux caractère "sympa", la réconciliation, le gaullisme social, la laïcité, le rempart contre lepen, le multilatéralisme. Au profit de la nervosité, de stigmatisations incendiaires, de provocations antisociales, d'une rhétorique anxiogène, d'une idéologie identitaire, néolibérale, génératrice de division et de renoncement au génie français.
Voilà pourquoi il fallait "changer", devenir de toute urgence sympa, social et gaulliste. Maintenant la question est: quel crédit lui donner? est-ce qu'il suffit de tomber la cravate?
photos fournies par l'ump
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