Contre l'égoprésident Sarkozy, le second Serment du Jeu de paume
Sans rapport de force préconstruit, sans capacité à le tenir à distance, sans lucidité vigilante sur ses intentions cachées, tout interlocuteur d'un pouvoir de ce type reste à sa merci, tant la
règle ici est l'absence de règles. ... le 20 juin 1789, les députés de l'Assemblée nationale trouvent porte close, sur ordre du roi, à l'Hôtel des Menus-Plaisirs. C'est alors que, sous la pluie, ils se rendent dans une salle toute
proche, celle du Jeu de paume
quand les journalistes peuvent faire et font leur travail, il y a comme qui dirait une couille dans le potage. ça se passe à Bruxelles, car en France, évidemment, on
voit mal où et quand sarkozy serait en stuation de devoir répondre à de telles questions.
-
Retour à Versailles, par François Hollande:"Cette résurgence du discours du trône n'est pas
seulement symbolique. Elle n'est pas une foucade, un caprice ou une convenance personnelle. Elle est une rupture institutionnelle."
- Le blog de SuperNo : Sarko est grand ! “Everyone from serious biographers like Catherine Nay to the man in the local bistrot will tell you that it’s important to understanding his psychology. He has spent his life
compensating”.
- Attentat de Karachi: les révélations d'un ancien des services
secrets
L'annulation du versement des commissions voulu par M.Chirac visait, selon l'ancien espion, «à assécher les réseaux de financement occultes de l'Association pour la Réforme d'Edouard
Balladur». l'un des intermédiaires... était chargé «d'assurer le financement de la campagne d'Edouard Balladur». A l'époque, le directeur de campagne du rival de Jacques Chirac au RPR dans la
course à l'Elysée n'était autre que Nicolas Sarkozy...
18 JUN 09
Quand Rachida Dati fait sa pub
Moscovici: "Ça n’aura pas été une grande Garde des Sceaux. Mais laissons-là faire ce que les sarkozystes aiment bien: l’autopromotion. C’est une femme politique qui est un peu à l’image du
sarkozysme avec beaucoup de brutalité mais assez peu de résultats au final"
- Sébastien Le Prestre de Vauban:“Je ne sais si on doit appeler ostentation, vanité ou paresse, la
facilité que nous avons de nous montrer mal à propos, et de nous mettre à découvert sans nécessité hors de la tranchée, ... ceci est un péché originel dont les Français ne se corrigeront jamais si
Dieu qui est tout puissant n’en réforme toute l’espèce ”
- Sébastien Le Prestre de Vauban met en garde contre de forts impôts qui détournent des activités productives. Vauban
propose dans cet essai de remplacer les impôts existants par un impôt unique de dix pour cent sur tous les revenus, sans exemption pour les ordres privilégiés (le roi inclus). Plus exactement,
Vauban propose une segmentation en classes fiscales en fonction des revenus, soumises à un impôt progressif de 5 % à 10 %
- Congrès de Versailles: un cérémonial pour notre président-soleil Nicolas Sarkozy avait initialement demandé, à l'été 2007, une réécriture de l'article 20 de la Constitution, qui précise: «Le gouvernement détermine et conduit la politique de la
Nation.»
"C’est le président de la République qui va faire une déclaration de politique générale, sans pour autant engager sa responsabilité.” “Il est toujours à l’affût d’une solennité qu’il n’arrive pas à acquérir par ailleurs; c’est une tentative
pour habiter le costume.”
-
«Nous n'avons pas été élus pour être les faire-valoir du président», explique le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas, qui plaide pour
que le PS boycotte la séance. «Nous sommes convoqués pour être spectateurs. Il a des spectacles plus agréables.» Pour lui, les prises de parole prévues à l'issue du discours présidentiel
ne serviront à rien : il n'y aura ni débat avec le président, ni réponse de sa part, ni vote. À quoi bon alors.
12 JUN 09
Shocking! La Maison-Blanche censure Sarkozy
juste une main serrée par Obama. Comme si le photographe avait tout fait pour ne pas saisir un cliché des deux hommes dans le même cadre.
Nicolas Sarkozy a reçu Martine Aubry à l'Elysée
La première secrétaire du parti socialiste ... a affirmé qu'elle était "d'accord pour rencontrer le président" Nicolas Sarkozy "plus souvent", soulignant qu'en "période de crise", il était
"important pour le chef de l'Etat d'écouter l'opposition". ->ce n'est pas en frayant avec sarko à l'écart des micros que Martine gagnera du mordant
- Les journalistes contre le Parti socialiste?
ce que mon confrère osait asséner là, sur le PS, sur Aubry, sur Royal, il ne l'aurait jamais osé sur Sarkozy, Bruni, Fillon, Dati-Barnier et l'UMP.
- Parti socialiste: minuit moins le quart
paresse idéologique..., modes d'intervention et formulations archaïques, ... émancipation de quelques 3 à 4 grandes fédérations qui, entre elles, ont décidé de faire roi, reine en
l'occurrence, qui perturberait le moins leur ordre mortifère. Des quadras divisés, spécialistes en diagnostic mais impuissants à l'action. Eux croient sincèrement à la nécessité de refonder un
véritable parti mais surjouent entre eux des rivalités de Ligue 2.
- Changer ou disparaître : les positionnements et les postures, l'opposition automatique et parfois peu
réfléchie, le langage stéréotypé, produits de la culture d'appareil, ne peuvent convaincre face à un Nicolas Sarkozy certes pas toujours cohérent et structuré, mais habile et agile, prompt à faire
des emprunts à la gauche, toujours en mouvement.
- Les invités choisis d'Obama et Sarkozy
A l'arrivée du chef de l'Etat, le public scande "Nicolas, Nicolas!" et conspue le maire socialiste de Caen, Philippe Duron, présent dans la délégation. Normal, les invités sont triés sur le
volet: il s'agit en fait de militants de l'UMP, comme le montre ce tract.
Lefebvrotron - Le générateur de communiqués de Frédéric Lefebvre ::
"Le Parti Socialiste s'enlise dans le soutien à l'assistanat. C'est tout simplement intolérable alors que nos Jeunes Populaires ont organisé une convention sur le pouvoir d’achat des jeunes, thème
sur lequel les Français les plus fragiles, affirment leur rupture avec les politiques socialistes antérieures. C'est oublier tout le mal que Mitterrand a fait à la France ! "
- Transparency international passe au crible deux ans de Sarkozy
une ONG, ça ne marche pas du tout comme cela devrait pour un système sarkozyen. ... En clair : le bénéfice politique n'arrive que si vous respectez vos promesses. Encombrant comme concept
politique…
03 JUN 09
L'étonnant empressement des banquiers à rembourser les aides publiques
| Mediapart
Derrière ce désir d'en finir avec la tutelle des Etats, se joue une bataille idéologique feutrée. ... Un moment, les banquiers ont cru que la crise risquait de tout emporter. Huit mois
après, la tourmente a perdu de sa force. Sans attendre, ils parlent de reprise, même si elle est loin d'être acquise. Tous veulent y voir une preuve du bon fonctionnement du marché tel qu'il est
organisé.
- Jospin et d'autres ex-ténors européens appellent à contrer
Barroso
Huit ex-dirigeants européens, dont le Français Lionel Jospin, souhaitent une candidature socialiste à la présidence de la Commission de Bruxelles, pour contrer le renouvellement annoncé de José
Manuel Barroso.
- Européennes : les meetings UMP fermés aux citoyens !
La presse relaie abondamment les meetings de l'UMP sur les Européennes. Sauf bien sûr quand ils font un bide, comme à Lille. Certains se demandaient pourquoi, nous tenons enfin une explication : en
dehors des adhérents de l'UMP, personne n'a le droit d'assister à ces meetings !
- Quand l'UMP fait un bide, personne n'en parle ?
Alors que l'UMP connaît des grosses difficultés dans les élections européennes (bide total du meeting de Lille, dissensions dans l'équipe de campagne, désacords entre Michel Barnier et Xavier
Bertrand, peaux de bananes de Copé et chute de 5 points en un mois), toute la presse se focalise sur le PS.
- Européennes : les médias en campagne pour l'UMP ?
Hier, à Lille, il n'y avait qu'un petit milier de personnes pour assister au meeting de l'UMP. C'est donc devant une salle vide à plus de 80% malgré une affiche prestigieuse comptant cinq membres
du gouvernement, que Xavier Bertrand s'est efforcé de promouvoir l'ensemble du programme de l'UMP pour les Européennes : le non à l'entrée de la Turquie.
- Julien Coupat :
"cela signifie que l'on ne suspecte aucun de ceux qui signent de leur nom tant de farouches critiques du système en place de mettre en pratique la moindre de leurs fermes résolutions; l'injure est
de taille. "
- Qui mérite son salaire, par Jacques Attali
Et on n'ose pas affronter le fait que nos sociétés paient mieux les grands patrons que les grands professeurs; les footballeurs que les cancérologues, les banquiers que les ingénieurs. Autrement
dit, seuls augmentent les revenus de ceux qui dirigent, qui financent, ou qui distraient. Piètre société. Folle aussi, parce que, à ce rythme, son déclin est assuré.
- Julien Dray: Ça suffit
Je ne crois pas, je ne crois plus à la possibilité d'un dialogue responsable et raisonnable avec le pouvoir en place à ce sujet. Il a fait la démonstration, tout au long des années qui viennent de
s'écouler, que pour lui ce n'était pas l'intérêt général qui primait, ou le devoir républicain de recherche de sécurité, mais au contraire une volonté permanente de manipulation de
l'opinion.
:
blog politique. commentaires, éditoriaux, contributions, (re)formulations. actualiser la gauche. Désarkoïser la politique. motion DSK. parti socialiste. antisarko antisarkozy anti sarkozy.
ressortissant de la société civile immigré irrégulier en politique, ex jospiniste.
-
"Naturellement, tout gouvernement, tout parti au pouvoir prétend agir au nom de l’intérêt général. (...) Reste que l’intérêt général n’est pas une notion abstraite et neutre. (...)
Se dissimuler dans les plis de l’intérêt général, c’est finalement dépolitiser la société, postuler une unité factice, vider a priori de tout sens l’intérêt du débat démocratique." Lionel
Jospin
"on n’est pas plus ou moins à gauche en fonction de l’intensité de ses revendications mais en fonction de la réalité de ses réalisations." Dominique Strauss
Kahn -
-
-
-
-
-
Cette rencontre, vendredi dernier, avec Benoit Hamon fut goupillée via la confrérie MJS (les frères de l’ordre du Hemme-Jiesse ont beaucoup de
ressource, comme chacun sait). Frère Benoit, figure tutélaire, s’est donc exposé au feu roulant de nos tirs croisés très obligeamment prêté au jeu de nos questions.
La parole a circulé parmi les blogueurs présents, comme nous en étions convenus entre gens polis, et les réponses ont pu être développées avec
le temps nécessaire. L’assemblée (de blogueurs) était assez belle, donc soulignons la bonne tenue des interventions de Jérôme Chargé, du PRS (Mélenchonistes), Abadinte le soc-dem qui pourrait choisir Martine, Jonathan D.le malouin, Fabien-Pierre Nicolasle responsable régional DA, Frère Nathaniel (de la confrérie du Hemme-Jiesse donc), Frère Valerio (…), le mouvementiste démocrate Luc, le pirate Vogelsong, tous pris sous le mitraillage de l’indispensableRichard Ying (ses prises sont
exposées ici). Peut-être aurions-nous pu tenter plus
souvent de lui faire creuser certains points, ou encore chercher à mieux comprendre comment se passe, concrètement et au quotidien, l'écriture d'un texte de congrèspar exemple.
Mais l’approche de ce congrès me sembla surtout le bon moment pour faire réagir les éminences socialistes -et BH en est une- sur un thème sur
lequel ils font généralement l’impasse: l’entreprise. Le PS n’en parle pas, ou quand il le fait, ça ne parle pas.Cela appelle
deux séries questions:
* L’approche des socialistes n’est-elle pas trop exclusivement "externe" à l’entreprise? Les responsables politiques n’ont-ils pas tendance à ne réfléchir que du point de vue un peu "énarquisé"
de la puissance publique, par anticipation de leurs prises de fonction éventuelles dans l’appareil d’Etat? N’y a-t-il pas des voies de progrès par la réforme des mécanismes internes et des modes
de gouvernance, dans la continuité de ce qui se fait par la Responsabilité Sociale de l’Entreprise et le Développement Durable?
* Si on ne sait pas parler de l’entreprise, n’est-ce pas à cause de la sociologie du PS, dont les responsables sont généralement professionnalisés dans la politique depuis longtemps? Si cette
forme d’endogamie est un diagnostic juste, si elle nous rend effectivement inaudibles dans un certain nombre de domaines, comment diversifier nos sources d’influence pour y remédier? N’est-ce pas
un moyen d’intéresser de nouveau les électeurs? Quelles conséquences sur notre fonctionnement interne ?
La première remarque du camarade Benoit, et elle est bien sûr tout-à-fait juste, est qu’il existe différents types d’entreprises. Il faut distinguer les
gros groupes des PME et TPE, identifier les rapports de sous-traitance et les positions respectives dans la chaîne qui en découle. Bref, et c’est une position qu’il veut générale : "il
faut se méfier des discours systémiques". J’en suis d’accord, la politique française produit trop souvent de grandes mesures touchant indistinctement l’ensemble, sans tenir compte de la
variété des situations. Dans le cas de l’entreprise, on constate, suivant la taille, des inégalités d’accès aux politiques d’aides du gouvernement, des inégalités dans les accords RTT…
Concernant le dialogue social, il évoque au détour d’une phrase le principe de passer de l’obligation de négocier à l’obligation de résultat. On comprend la philosophie mais l’application
concrète semble délicate : cela semble pouvoir contraindre le chef d’entreprise à s’aligner sur les revendications, ce ne serait plus de la négo… à affiner donc.
Détail intéressant, il a travaillé 3 ans "au sein de la direction d’une entreprise cotée" (chez IPSOS), ce qui lui a permis de distinguer le type de pression que peut exercer un actionnariat "patrimonial" (avec un actionnaire-fondateur majoritaire),
distinct de celui exercé dans le cas de détention par des fonds de pension par exemple. L’action souvent néfaste des fonds de pension lui permet de faire le lien avec la lutte contre les paradis
fiscaux, qui souvent les hébergent. L’occasion de nous inviter à lire lerapport de Poul Nyrup Rasmussen, dont il a assisté à
laprésentation à Parisle 27 mars.
Revenant, enfin, sur la question du temps de travail, instrument de la réforme socialiste du travail, il prend position pour la 6ème semaine de congés payés.
S’agissant du fonctionnement du PS, j’ai eu l’impression qu’il a retenu son premier mouvement, avant de choisir de développer sur les
dysfonctionnements les plus évidents du parti: Les interventions médiatiques qui frisent le ridicule à force de vide. Le fait d’accourir quand le sujet est consensuel (ex : gay pride), mais
de se dérober quand il l’est moins (ex : manif du 17 juin). Le fait que le NPS ait fait 40% à Lyon au congrès du Mans, mais qu’il y ait zéro élu au conseil municipal… (ah, on y vient,
à la cuisine).
C’est l’occasion d’un couplet classique: BH a eu le courage de "s’être compté", lui, et d’avoir été minoritaire en congrès. Traduction: il vaut mieux être dans la majorité, cela permet d’obtenir
des postes, ce qui a un effet indirect sur la taille des troupes derrière soi. Ça a sa petite importance.
Ce passage, en creux, est très intéressant pour comprendre les mécanismes internes: il forme plus une illustration du problème qu’une ébauche de solution. Commeditprécédemment, exister
au PS nécessite beaucoup de temps en "relations publiques" - d’ailleurs, questionné sur le sujet, Benoit reconnaît qu’actuellement il consacre énormément de temps à parler aux "amis" des
uns et des autres (Fabius, Aubry, Cambadélis, Delanoe) - . Mais passer son temps à faire de l’animation politique ne peut être bénévole qu’un temps, et il faut bien que ça finisse par un poste
rémunéré (souvent faiblement). C’est en partie là que la machine commence à se gripper: un camarade, s’il n’a pas de poste et s’il commence à être influent, peut vite devenir un concurrent. Cela
n’incite pas à encourager les vocations et les impétrants, d’où certaines réticences à l’ouverture. Voilà le type de petits dysfonctionnements qui fait que la saine émulation politique peut
tourner à la crispation entre factions plus ou moins verrouillées et hermétiques. Ajoutons qu’il y a souvent une relation de dépendance envers le "grand chef à plumes", entretenue par ce dernier
parfois d’ailleurs, qui n’est pas toujours saine. D’où parfois des effets de "mercato" au début des carrières des "jeunes pousses" (Hamon fut rocardien par exemple).
Evidemment cette description est un peu exagérée, et la situation varie beaucoup suivant les hommes et les femmes, mais il s’agit ici d’analyser ce qui fonctionne mal pour éventuellement trouver
des voies d’amélioration, en tenant compte des réalités triviales...
-
PS: Durant les deux heures de l'entretien, il s'est dit évidemment bien d'autres choses, rapportées dans les comptes rendus de mes confrères. Je
complèterai peut-être moi-même dans un aticle ultérieur.
Commentaires