politique
La démocratie crève de la dégénerescence du secteur de l'information. Entre autres maux, l'imprécision, les demi-vérités, les omissions, la confusion, dont relève l'exemple ci-dessus signent l'incurie des professionnels des médias. En effet, à la question "y a-t-il des bons cotés à...", le gars un peu objectif et pas trop calculateur répond immanquablement par l'affirmative. Mais ce n'est pas la réponse qui est mauvaise, c'est la question. La bonne question, ce serait "les autoroutes construites par le IIIe reich sauvent-elles le nazisme de l'infâmie?". Sauf que faute de cette exigence intellectuelle minimale, on parvient à renazifier un peuple qui ne le mérite pas.
En 2004, lors des élections présidentielles américaines, John Kerry a été mis sur la défensive, c'est un comble, sur la question de la guerre en Irak. Il avait pourtant une position cohérente -et à vrai dire la plus juste-, et il l'avait défendue dès le vote du congrès qui avait ouvert la voie à la guerre en 2003.