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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 09:28
Les commentateurs sont, pour une fois, assez aimables quand ils accréditent l'idée que les socialistes subissent leur propre cacophonie. En réalité ils l'entretiennent. Leurs prises de position sont souvent dictées par des considérations tactiques, pour se construire une originalité, ou par la conjoncture politique. La cacophonie a de surcroit une dimension dans la durée: l'inconstance de maints responsables participe de l'impression quelque peu dissonnante de la partition.

Pour Julien Dray, le PS a toujours connu une certaine diversité d'idée, et cette liberté de débat est quand même plus intéressante que quand il était chez les trotskistes. Le problème, c'est que la présidentialisation induit qu'un parti se dote d'un leader qui "corresponde au profil que représente cette présidentialisation". "Il y a donc une phase de transition, qui est longue, trop longue", parce que "tout le calendrier a été conçu pour éliminer Ségolène Royal". "D'où une difficulté pou le PS à être entendu dans le pays parce que cette compétition est permanente".
"Ce n'est pas obligatoire que cela dure", et pour y remédier Julien a beaucoup d'idées sur ce que doit être le travail d'équipe et la discipline, construite non pas sur l'autoritarisme mais sur une légitimité qui pour chacun doit s'adosser à l'activité militante dont il fait preuve. Il se fait fort, par son expérience en la matière, à créer les conditions de ce travail collectif, à tirer le meilleur de chacun. Ce point est repris un peu plus tard pour creuser le sujet du travail sur la doctrine.

Interrogé sur la question des alliances, notamment au travers de l'idée, développée en fin de ce billet précédent, que l'on pourrait défendre une stratégie d'alliance qui dissocie le plan local et le plan national, en particulier avec le modem, Julien Dray balaie l'argument: un parti se doit d'avoir une stratégie, et on doit faire avec Bayrou, "Bayrou il est là". (JD a quand même fait un détour historique par la SFIO, puis l'union de la gauche, et les difficultés de Mitterrand avec Deferre sur ce point, pour en arriver là). On objecte que Bayrou pourrait être au PS ce que Mitterrand a été au PC: une personnalité qui s'est construite par sa candidature au présidentielles, qui fonde un parti dont il est le candidat naturel, et qui parvient à progressivement marginaliser ce qui a longtemps été le premier parti de gauche.
"La seule chose qui pourrait être envisageable un jour c'est une OPA de François Bayrou sur le partis socialiste. Imagnons, dans la spéculation intellectuelle, que Bayrou, finalement, au terme d'une marche longue, en arrive à dire, il n'y a pas de dirigeant au ps, bon... C'est un peu ce que Mitterrand a fait à Epinay. Imaginons que François Bayrou devienne une sorte de 1er secretaire du PS -allons jusqu'au bout de la spéculation-, il arriverait à Bayrou ce qui est arrivé à Mitterrand, c'est à dire qu'à un moment donné la force de l'appareil politique vous oblige à bouger."
On a là exposé assez explicitement des choses qui bousculent un peu, mais aussi qui détonnent avec le "pas de leçon de gauchisme à recevoir" qui suit.


Le coupable dont on parlait dans la note précédente était Benoit Hamon, et l'objet de l'ire l'interview dans lequel il a notamment commis ceci: "Ségolène Royal vient de reprendre notre proposition d’un pôle financier public (etc)". Quand Vogelsong, qui s'est préalablement présenté comme pro-Hamon, a commencé à parler de pôle financier, Dray a bondi. Un des beaux moments de l'entretien. "Moi j'adore ces jeunes de 40 ans qui viennent nous donner des leçons à moi ou à d'autres, mais le problème c'est que moi j'ai pas été membre de cabinet ministériel de 97 à 2002. Donc je n'ai à aucun moment soutenu l'action de Lionel Jospin". "J'ai voté contre le pacte d'Amsterdam". "J'ai été discipliné comme député, mais j'ai voté contre l'orientation défendue par François Hollande dans tous les congrès". "Je suis remonté parce que j'ai pas aimé l'interview de ce matin (de Hamon)".
Si Ségolène a autant marqué sa distance à la législature Jospin, on trouve peut être ici un élément d'explication...
Dans la série, c'est Mélenchon (dirigeant de la "Gauche Socialiste" avec Dray), qui en a le plus pris dans les dents: "Moi je regarde ça avec amitié et sympathie, bon, voilà, on entre nous. Mélenchon! mais c’est une caricature Mélenchon! Mélenchon en 2000, quand les jeunes de la Gauche Socialiste disent "ça va pas", commencent à dire "il faut qu’on bouge", Mélenchon me dit la chose suivante, en me prenant en tête  à tête: "si il y a le moindre mouvement social, je quitte la Gauche Socialiste et je m‘en vais".
"Mélenchon au congrès de Grenoble du PS, je propose que toute la gauche soit unie, et si on avait tous été unis on aurait fait plus de 30% au congrès. Il vient me voir il me dit "Jospin m’a dit qu’il ne fallait pas qu’on fasse alliance avec Emmanuelli, et donc on ne peut pas être ensemble"."
"Mélenchon quand il est ministre, c’est le plus grand des fayots au conseil des ministres. Il a jamais ouvert la g.. la voix, sur toutes les questions que j’ai évoquées, la fiscalité sur les stock options, la question de la réforme de l’université, la question de la précarité, la question des salaires, la question de l’insécurité, trouvez-les les compte-rendus du conseil des ministres où on voit Mélenchon prendre ses responsabilités, aller à la bataille dire "je suis pas d’accord. Jamais. Et puis quand on a perdu alors Mélenchon c’est devenu le plus grand des gauchistes. Mais quelle est la credibilité? Moi j’ai subi la tutelle de Mélenchon, je les ai pris sur moi ces compromis".
"Non, il faut pas me la faire. J’aime bien Benoit mais quand je vois derrière les vieux crabes…"

Il y aurait beaucoup à commenter sur le fond de ces propos, mais le but de cette note est d'en retranscrire des passages significatifs.
De cet ensemble surgit une évidence que je n'avais pas saisi avec autant de netteté auparavant: Julien Dray, mitterrandiste voire mitterrandolâtre (c'est très net à certains autres passages de l'entretien), a été "barré" pendant la période Jospin. Il rappelle à un moment qu'il a été jugé "par les commentateurs" comme un des meilleurs députés de la législature 93-97 (la vantardise fait partie du personnage), et que malgré ça Jospin l'a écarté "parce qu'il ne l'aimait pas". Une rancoeur s'est accumulée, envers la "jospinie" et aussi envers ceux qui avaient su être jospino-compatibles. Il a cru trouver une issue avec l'irruption de Ségolène, et s'est lancé dans la bataille à ses cotés peut-être aussi pour prendre une revanche. C'est pour ça que j'ai, un peu fallacieusement, utilisé en titre cet extrait: il me semble être très explicatif de la trajectoire de Julien Dray et des clivages actuels au PS.

Quelques autres articles sur cet entrevue:


Julien Dray sur la répartition des richesses

Julien Dray et le monde médiatique

J'ai rencontré Julien Dray

Retour sur une interview...

Rencontre avec Julien Dray...

A la rencontre de Julien Dray
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 23:58
Première note sur l'interview de Julien Dray. impressions.

Julien Dray est entré dans la salle avec l'air de quelqu'un qui sortait d'une engueulade, ou quelque chose de ce genre. Quelque chose ou quelqu'un nous l'avait un peu énervé aurait-on dit. On aura une idée du coupable par la suite.
Romain Pigenel, son assistant parlementaire, nous avait ramené de l'apéro (non alcoolisé) et en ouvrant les canettes on était en train de dire quelques conneries de socialistes pour se détendre, mais dès les premiers mots Julien Dray entra rapidement dans le sujet, en commençant par c'est quoi, en fait, le sujet?
Cette manière de brusquer un peu n'a pas donné le sentiment d'être systématique chez lui mais plutôt une façon parmi d'autres de tâter le terrain, de humer l'ambiance, de sentir les personnes.

Pour tout dire, j'avais vu le bonhomme dans d'autres contextes, de plus loin, mais dans cette salle de taille modeste sa présence se sent, et à l'occasion s'entend. La chose aurait pu être intimidante, mais on est entré dans la discussion comme si nous l'avions déjà entamée peu avant: on était bien là pour causer politique.
Ce qui marque, voire surprend un peu, au fil de cette rencontre en petit comité, c'est de voir que, au moins sur les sujets abordés, Julien Dray ne fait absolument pas semblant d'être convaincu. Cette remarque ne remet pas en cause la capacité de jeu et de calcul dont il ne fait pas de doute qu'il sait faire preuve par ailleurs. Mais dans ce contexte de congrès, même face à des petits blogueurs, il veut avoir raison et ne mégote pas sur les moyens vocaux et gestuels. En cela, disons-le, il y a beaucoup de ce qui fait sa force: contredire un militant, voire l'engueuler, c'est d'une certaine manière le respecter.
La contrepartie, ou ce qui semble être le défaut de cette qualité, est que si Julien Dray croit aux hommes, au contact humain, il peine à persuader ses interlocuteurs qu'il a autant d'appétit, autant de savoir-faire, dans le maniement des idées. Cette image de mécanicien de la politique, il en a conscience et elle le froisse un peu. On en a un peu causé, entre autres sujets, en partant du constat que le récent texte qu'il a signé sur la crise financière n'avait pas eu l'écho qu'il mérite, ce qui est injuste puisqu'il présente l'intéret assez rare de remettre les questions politiques au premier plan de l'analyse sur la crise financière: la politique américaine du logement et du travail par exemple.
Il y a encore beaucoup à écrire ici sur ces échanges, mais retenons que Julien Dray est un militant qui plaide pour un militantisme à hauteur d'homme.
A la fin de cette "interview", après que les blogueurs aient quitté la salle, Juju a ramassé les canettes qui étaient restées sur la table.

edit 30/10.08: j'ai écrit l'article hier après la rdb, j'ai oublié de préciser que l'interview a eu lieu hier soir de 18h à 20h dans les locaux de l'assemblée nationale. Les blogueurs présents étaient Ronald, Vogelsong, Abadinte, Eric, Hervé, Nicolas et Tonnegrande.
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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 23:06
Selon certains journalistes qui ont des sources à l'Elysée, il y aurait un vent favorable à Ségolène Royal en ce moment. Ce genre de "rumeur" d'avant scrutin est un classique du genre, et à lire le couplet sur une motion E qui serait "privée de l'appareil", on comprend où peut se situer son inspiration. C'est que cette motion, celle de perdreaux de l'année tels que François Rebsamen, Gérard Collomb, Jean-Noel Guérini ou Julien Dray, aime à se définir comme "sans appui dans l'appareil"...

Ce qu'il y a d'intéressant est qu'on comprend que cette poussée de la motion E relayée par les ségolénistes est aussi annoncée comme une victoire de leur championne. On se rappelle alors que quand les mêmes pointeurs approximatifs la voyaient plutôt "en baisse", ses partisans parlaient du "collectif", de l'"équipe" qu'était la motion E.

Conclusion:

* Quand Ségolène s'avance les pronostics faiblissent, quand elle s'efface ils remontent.

* Mais que la motion E fasse un score faible et ce sera celui d'un collectif, qu'elle fasse un bon score et ce sera celui de Ségolène.


On lit vers la fin de l'article qu'elle "a confié à une équipe de quadragénaires, animée par Vincent Peillon, le soin d'occuper le terrain lors des assemblées générales". Alors évidemment, quand certain
Collombophile ségosceptique nous rappelle que son Gérard préféré n'occupe pas moins ce terrain (et c'est normal), on se dit que la vie militante, c'est aussi beaucoup d'abnégation...


PS: Le jeu de mots est pas très constructif mais c'est pour rigoler un peu après une note précédente un peu aride. Et puis je voulais faire un lien vers Romain et j'ai pensé "collombophile", et j'ai craqué. Pour filer la métaphore ornithologique je fais un lien vers le coucou, mais je ne développe pas sinon on me traitera de mauvais camarade. Attendons l'issue du congrès pour savoir qui de la farce sera le dindon et qui le pigeon...
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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 19:10
Reprenons ici les points développés comme mandataire de la motion A, en section.

Le moins que l'on puisse dire est que ce congrès ne se présente pas de la meilleure des façons. Les tenants de ce qu'on appellera "social-démocratie" par facilité de langage se sont un peu éparpillés, Huchon et Cambadélis chez Aubry, Collomb chez Royal, Larrouturou chez Hamon, ce qui rend en certaines occasions le débat un peu factice, "pour le sport", étant entendu le peu de différences avec les signataires de la motion A, Delanoe et Moscovici en tête.
Dans un mouvement semblable on aura remarqué que la fringante "nouvelle génération", les Dray, Peillon, Montebourg, Valls, et quelques autres moins connus n'ont toujours pas eu le courage de s'imposer ni de tenter de prendre la place de leurs ainés en tête des motions. Seul Pierre Moscovici aura tout tenté pour faire exister une alternative. On notera d'ailleurs que les "éléphants", hommes d'appareil et autres "barons" sont assez bien répartis parmi les motions, bien que certains essaient d'en faire un argument repoussoir.
Comme d'habitude, les textes ont souffert du jeu des alliances, et beaucoup de contributions ont perdu de leur force dans l'exercice, qui se traduit souvent par des coups de gomme et du lissage. Nous nous retrouvons donc avec ces fastidieux préambules sur le monde qui va mal, la confiance des citoyens à retrouver, l'urgence de ceci et de cela, avec toujours le même style empesé dont il faudrait nous débarrasser.

Malgré ces réserves, il est possible de se déterminer, au regard de la clarté, de la cohérence de l'orientation politique d'une part, et des aspects de méthode d'autre part.

La crise financière est l'occasion de vérifier qu'un des signes de la cohérence, c'est la constance. Il ne s'agit pas d'appeler à "changer de système" sous la pression des circonstances quand on a auparavant toujours parlé de le réformer. La subtilité langagière pourra paraître spécieuse, mais il est important de comprendre que chaque ambiguité, pensée comme une habileté tactique, prépare l'échec stratégique, par illisibilité et manque de crédibilité. Il faut donc voir qui reste clair sur le réformisme, lequel peut être radical mais part de la situation réelle pour formuler ses propositions.
Réformisme qui suppose aussi une certaine rigueur: s'il s'agit de dénoncer les dérives du marché par exemple, il faut encore distinguer le marché des biens de celui des capitaux, comme celui du travail. S'agissant du marché des biens, on peut considérer de nouvelles formes de protectionnisme européen, mais en se rappelant qu'un protectionnisme a déjà existé et existe toujours, celui de la PAC, avec les effets pervers que l'on connait dans les pays en développement. Il faut donc ici plutôt parler de protections dans le domaine du marché mondial du travail, pour éviter le dumping social. Concernant le marché des biens, et au regard du défi écologique, il faut songer au développement de l'économie des biens immatériels,  de l'économie de la connaissance chère à Pierre Cohen, et donc au traitement de la question de la rémunération des oeuvres de l'esprit, de la culture.
D'un autre côté, le marché financier, qui est une sorte d'ultra-marché, aurait besoin de réforme radicales, touchant à son fonctionnement, à ses métiers, à sa réindexation sur le réel, pour en assurer la stabilité nécessaire à l'économie réelle. Mais tout cela n'est pas une remise en cause de la propriété des moyens de production par le capital privé, qui définit le capitalisme.
C'est entre autre sur ce point que la motion A diffère par exemple de la motion C, qui est plus ambigue sur le marché et le capitalisme dans l'énoncé de sa doctrine, même si elle est moins "anticapitaliste" dans sa partie propositionnelle. La motion A, elle, propose de s'appuyer pleinement sur la déclaration de principes du parti.


La cohérence, la constance, la rigueur intellectuelle et la clarté de l'orientation politique précédemment évoquées ne suffisent pas pour garantir que la bataille idéologique soit efficacement menée. Il faut donner de la force, de la structure, de la puissance à notre discours. Pour cela il existe une méthode: stimuler l'affutage des arguments, contraindre à ordonner sa pensée, à trouver des formules percutantes, par la confrontation des points de vue. Le PS doit retrouver les vertus dialectiques du débat authentique. Car l'étincelle ne vient pas de la tambouille mais de la friction. Or, si la motion C pourrait se constituer en opposition exigeante dans une relation dialectique féconde avec une majorité construite autour de la motion A, d'autres motions proposent des démarches qui permettent peu cette méthode.
La motion D se présente elle même comme celle de l'alliance des "carpes et des lapins". Si l'idée est d'apparence sympathique, elle prépare néanmoins un "rassemblement" qui ne serait pacifié qu'en apparence, et qui maintiendrait le PS dans un état dans lequel le débat de fond se perdrait dans les contours mouvants de courants internes déterminés par les stratégies personnelles.
La motion E comporte une personnalité incontournable qui se présente comme l'incarnation de la rénovation, comme l'allégorie du changement. Une allégorie ne se discute pas. La posture, si il est admis par beaucoup de français qu'elle convient en période de campagne présidentelle, n'est aujourd'hui pas celle dont on a besoin dans le parti. Elle est anti-dialectique. Elle parasite les questions de fond par les questions de personne, assimile la critique à l'attaque. Il est entendu que les idées se doivent d'être à un moment donné incarnées, mais une préparation, une mise en ordre, une reformulation préalable sont nécessaires.
Le texte des motions, comme évoqué plus haut, illustre bien que ce ne sont pas les propositions qui font défaut, mais le souffle, la vigueur du combat pour les idées. Si on résume le débat à la récitation d'un listing de propositions, on se perd et on se leurre, d'autant qu'on retrouve un peu partout les mêmes. La méthode de travail implicitement portée par chaque motion doit donc être un critère de choix majeur.

Sur la question de l'ouverture du parti,
la motion A prévoit de mettre en débat une proposition concrète. Outre la sollicitation de la "société civile" pour intégrer ses travaux, outre l'intégration des forces sociales, que chaque motion ou presque appelle de ses voeux, il faudra discuter de l'organisation d'une primaire ouverte pour la désignation du candidat aux présidentielles. Cette méthode a de nombreuses vertus, mais présente le défaut aux yeux des militants de leur retirer cette prérogative. Mais être un militant ce n'est pas seulement désigner un candidat. En outre, une primaire ouverte contraindrait les "présidentiables" à se placer dès le départ dans une logique de campagne nationale, a priori mieux susceptible de préparer politiquement les candidats. Elle les contraindrait aussi à parler non pas aux seuls adhérents du PS mais à l'ensemble des français, ce qui devrait débarrasser cette parole de ses insupportables précautions oratoires, de son langage codé, de ses évolutions infinitésimales.

Enfin, la question des alliances montre combien une doctrine peut être mal articulée et irréfléchie. Il est entendu que la stratégie de François Bayrou est quasi-exclusivement présidentielle. Jamais il ne renoncera à sa candidature, pour la bonne raison qu'il compte bien battre le candidat PS au 1er tour. Dès lors, toute stratégie tendant à le faire exister au plan national est contre-productive, même s'il ne s'agit pas de refuser a priori l'apport de ses voix dans un second tour. Cela ne veut pas dire qu'il faut nier les alliances qui peuvent se nouer au plan local. La distinction entre le plan local et le plan national dans notre rapport avec le modem est parfaitement défendable. Les convergences au plan local ne sont pas illogiques, et c'est bien plutôt Bayrou que le PS qui se trouve gêné par cette réalité: laissons-le avec cette contradiction, et ne construisons pas une stratégie nationale là-dessus.
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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 12:12
Rendons justice à Jean Quatremer, les ray-bans sarkozyennes qu'il arbore parfois pour sa lecture des évènements ne l'empêchent pas de fournir régulièrement sur son blog des informations et détails souvent pertinents. En l'occurence il en est un dont l'apparence frivole ne devait pas masquer le caractère potentiellement dévastateur. Je reproduis ici le petit passage dont nous a gratifié notre envoyé spécial à Bruxelles à l'occasion de la nomination de DSK au FMI:
  • "Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant (et non pressent, j'ai vérifié), il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. Après Jacques Attali et ses goûts somptuaires qui lui ont coûté la présidence de la BERD, la France ne peut pas se permettre un nouveau scandale."



Qui aura vu le manège des jeunes loups strausskahniens à la sortie des réunions, piaffant à quelques pas de leur patron, se désespérant de le voir leur préférer la conversation des jeunes demoiselles -clope au bec s'il vous plait pour faire plus jeune-, sera plutôt amusé de l'info qui vient de sortir: la prescience de notre ami Jean vient d'être validée. A noter que la plainte a été émise "sous les conseils" de gens pas du tout mal-intentionnés évidemment.

Il serait néanmoins assez triste que l'action de Dominique Strauss Kahn au FMI soit escamotée par cette "petite affaire", ou d'ailleurs par une lecture malveillante de la crise financière. DSK a à son actif la mise en route de plusieurs réformes, dont celles de la représentativité des Etats, déjà entamée et programmée pour se poursuivre. Il a énoncé une nouvelle doctrine par le biais, il y a déjà un an, d'un appel à une "relance mondiale" par le pays qui en ont les moyens. Une idée qui lui aurait valu le bûcher il y a quelques années.
Quant à son action dans la crise, les commentateurs les plus honnêtes auront noté la publication il y a 6 mois d'un rapport déjà assez brutal et qui aurait du réveiller les responsables, ils reconnaitront que la semaine passée a vu le directeur du FMI multiplier les interviews pour regretter la dispersion de l'action des pays européens, marteler la nécessité d'une action coordonnée, insister sur la nécessaire lisibilité des mesures pour que celles-ci convainquent de l'existence d'un plan gouvernemental étayé. Suivi en cela par le nouveau prix Nobel d'économie. Eléments qui auraient d'ailleurs du inciter la brigade de l'émerveillement sarkolâtre à modérer son emphase.
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 15:26
Le terme "grève" semblera inapproprié, étant donné que la seule dimension collective de l'"action" -ou plutôt l'inaction- des banques est son caractère grégaire. L'inconséquence de chacun se noyant dans l'inconséquence de tous, aucun ne s'estime pleinement comptable de ses minables turpitudes. Et bien sûr, aucun ne se démarquera pour tenter de sortir par lui-même du piège dans lequel leur attitude les a collectivement mis au moment où la faillite du système qu'ils ont construit se révèle.
Il n'empêche, on utilise suffisament souvent le mot pour accréditer l'idée que la grève est un privilège de la fonction publique, pour y accoler de surcroit la notion de "prise d'otage" de manière injustifiée, pour qu'on ne souligne pas aujourd'hui la nature de l'opération réussie par la corporation bancaire: Si le plan de l'eurogroup était nécessaire et trouvait son utilité, c'était non pas directement pour remédier aux soubressauts du CAC40, mais pour suppléer à la tétanie bancaire. Les banques ont coupé les crédits à l'économie, et ainsi obtenu de l'Etat qu'il prenne sur lui leur peu glorieux fardeau.

La question qui reste en suspense, celle du traitement des causes de la crise, n'est pas forcément toujours bien posée.


On sait qu'en matière de "régulation", il en est quelques uns qui se déclarent pour, et trouvent maints prétextes pour la refuser quand elle se présente. On sait qu'il en est encore pour qui la régulation serait de s'en remettre encore plus aux vertus qu'ils prêtent au "marché", et donc qu'il faudrait contraindre la réalité au modèle idéal et presque divin d'un marché omniscient, qui anticipe tout, et à qui il est donc vain d'imposer quelque réforme que ce soit. On sait aussi que les principaux concernés, les acteurs du marché, n'auront de cesse que de reprendre leur course à l'échalotte bien avant que les conclusions aient été finies de tirer.



Mais jamais n'est questionné le point de savoir si les pays occidentaux ont réellement intérêt à interdire les pratiques en cause, qui forment finalement le vrai ressort de la finance. Le secteur bancaire a toujours été outrageusement bénéficiaire, même dans les pires moments, même après un Kerviel par exemple. Et ce sont les pays occidentaux qui dominent aujourd'hui le secteur financier. En obtenant que leurs résultats intègrent des actifs calculés non pas sur la valeur d'achat mais la valeur de marché, les banques ont pu aligner plusieurs années d'exrcices mirobolants, quand le "marché" grimpait. Et les bonus correspondants distribués aux dirigeants ne sont pas partis en fumée, eux, ni les bénéfices, ni les dividendes. Est-on prêt à faire une croix sur tout cela maintenant que tout peut repartir de zéro?
Bref, à la fin des fins, il y a un conflit d'intérêt. Il y a un "arbitrage", un vrai celui-là, à effectuer: virer des traders ou virer des ouvriers?
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 23:55

Le suspense était insoutenable, on se demandait s'il oserait, eh bien il a rechuté: le journaliste de compagnie l'a dit, "sarkozy a sauvé le monde". La preuve? voyez ce record de hausse du CAC40 lundi. Et puis aussi le record de hausse du DOW, le record de hausse du Nikkei, le monde de la finance dans son ensemble applaudit à coups de milliards...

Bien sûr, les grincheux se demandent si on nous prend pour des veaux. C'est vrai que les cours avaient, fortuitement, connu un record de baisse la semaine dernière, réinventant la courbe verticale pour se faire. En sorte qu'en guise de hausse ce serait plutôt une sorte de "rebond" qu'ils appellent ça, ou une "correction". C'est vrai que le plan de l'eurogroup ne porte pas sur les sociétés du DOW ni du NIKKEI. C'est vrai qu'après 17% de baisse en 2 jours pour une société comme EDF, ça commençait à faire réfléchir: +16% lundi du coup. Ah non, c'est grâce à sarko... (mais il serait toutefois étonnant que ce rebond du cac soit pérenne)



C'est vrai, aussi, qu'après quelques semaines de confusion, de déclarations contradictoires, de plans de garantie désordonnés, il fallait se ressaisir. C'est vrai que le nouveau prix Nobel d'économie, conjoitement avec le directeur du FMI, ne cessait de déplorer les tergiversations européennes, d'appeler à une action synchronisée, si possible en suivant les avis de Gordon Brown. C'est vrai que ce sont d'ailleurs les propositions de ce dernier qui ont été retenues par l'eurogroup.

C'est vrai, tout aussi bien, que la mésentente, dans un premier temps, entre Angela Merkel et sarkozy, est loin d'avoir été surprenante. Et il est entendu que l'habitude de sarkozy de préempter toutes les victoires politiques possibles sur le dos de ses partenaires n'était pas de nature à mettre ceux-ci dans les meilleures dispositions. On conviendra également que sa propension à jouer les Pyrrhus, à payer très cher pour de petites gloires, à construire son crédit avec des subprimes, n'était pas très engageante.

Bref, c'est vrai, cette histoire de sauveur du monde, ce serait pas du foutage de gueule?

D'ailleurs, le plan de l'eurogroup prévoit que "les gouvernements pourront imposer des conditions aux bénéficiaires de ces dispositifs, y compris des engagements de financement de l'économie réelle", mais on n'a pas entendu parler de ça en France. On a même cru voir que la société de refinancement sera détenue majoritairement par les banques. On commence à douter, au vu du caractère assez indolore de l'ensemble de la séquence pour les banques, que celles-ci se corrigent en quoi que ce soit, aussi bien dans leur prise de risque que dans le peu d'investissement dans l'économie réelle. En réalité, il n'y a guère que les traders (qui ont fait la preuve de leur grande lucidité), qui croient que rien ne sera plus comme avant. Voilà peut être la preuve ultime qu'il faille s'inquiéter du contraire.


PS1: Dans cette aventure d'Asterix dont la couverture est en illustration, le "devin" arrive dans le village pendant un orage. Les gaulois ont peur que le ciel leur tombe sur la tête, mais, grâce au remède du devin, il n'en sera rien et le village fêtera ce nouvel hôte comme un héros...

PS2: Le "pire" est peut-être ajourné avec ce plan, mais le "à peine moins pire", qu'on considèrera probablement néanmoins supportable, est lui assez certain. C'est ce que résume assez bien ce dessin.

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 16:24
La crise souligne, par l'amplitude et la soudaineté de la baisse des cours de bourse, le rapport distendu qu'entretient le milieu financier avec une réalité économique affectée, elle, par nature, d'une certaine masse d'inertie. En somme la bourse est à l'économie réelle ce que Hollywood est à la vie quotidienne. Et ses acteurs, dont certains croient pourtant que le monde est menacé à chaque épisode, n'ont jamais vraiment "eu mal". Quand ils vont faire les courses, les millions "perdus" dans la journée ne leur interdit pas de s'offrir de bonnes bouteilles.
Dans ce milieu, on se dit qu'au final la crise se traduira pour les banques par une recomposition du paysage, après quoi tout pourra recommencer. Ainsi, telle grande banque française (selon le canard enchainé) aura pu matraquer les cours de telle autre (Natixis), en alimentant des rumeurs et en contribuant ainsi à entretenir la panique (peut être dans le but de l'acquérir à bon compte), et pourra poursuivre ses tribulations jusqu'à cette fameuse consolidation du secteur bancaire annoncée, ceci en toute inconscience des dégâts réels causés dans la vraie vie.

Plus grave, à aucun moment ne viendra à l'idée des banquiers que c'est ce type de comportement qui, quand tous font pareil, produit des mouvements de foule meurtriers au moindre bruit suspect, suivis évidemment d'une longue période d'attente retranchée et craintive. Passé la crise, ils plaideront donc pour pouvoir continuer à jouer, et c'est ce qui devrait leur être refusé. C'est un peu cette sorte de maladie d'insensibilité à la douleur qu'a justement soulignée DSK en répondant à la question "Est-ce que la peur est le pire ennemi de l'économie, comme le dit Nicolas Sarkozy?", ceci: "Le plus grand danger, c'est qu'on oublie la peur".
Donc, si on s'accorde à dire que les règles doivent évoluer, encore faut-il s'accorder sur l'objectif, c'est à dire réintroduire un peu de rapport à la réalité dans le système, pour lui donner un peu de stabilité, ce qui in fine est ce qui est demandé par l'"économie réelle". Devraient donc être visés toutes les techniques d'enfumage et de pur "jeu avec le marché".


  • Devrait être interdite par exemple la possibilité de "titriser" tout avec n'importe quoi, méthode d'enfumage qui ôte à la valeur d'un titre son identité comme actif économique. C'est-à-dire vider du "marché" ses composantes illisibles, ne reposant au mieux que sur des notes d'agences, elles-mêmes faciles à enfumer voire intéressées à la partie. Composantes du coup destinées à servir de support aux "produits dérivés" qui utilisent ledit marché comme une réalité autonome.
  • Devrait être questionnée l'intérêt, pour l'économie réelle, de la fréquence et des volumes d'échanges sur les places boursières. Si on peut admettre que la bourse peut servir de source de financement à une société au moment de son introduction, difficile de comprendre qu'on fournisse aux "traders" (dont on admet par ailleurs qu'ils fonctionnent comme des funambules extralucides sous cocaïne, réduits à se fier à des rumeurs) les outils pour donner libre cours à leur hystérie collective. Pourquoi ne pas limiter les opérations par exemple à une par semaine, par titre et par opérateur? personne n'en serait gêné au sein de l'économie réelle.
De manière générale, peut-être faudrait-il cesser de considérer le marché financier comme un "idéal" perverti par des vilains qui cachent des choses, et qu'il conviendrait d'"aider" en le fluidifiant et en permettant tout type d'opération pourvu que cela "reflète" l'état d'esprit du moment. De le considérer comme une sorte de divinité capable d'anticiper les effets de toute réforme et donc rétif a priori à toute régulation dans son mode de fonctionnement.
Peut-être faudrait-il, au contraire, réduire la part de jeu, limiter la possibilité d'agir sur les cours analysés en soi, ingénierie mathématique à l'appui (qui attire d'ailleurs tant de polytechniciens, dit-on). L'instabilité, voire la panique, se fonde sur un système qui rend les choses intangibles, furtives, et éphémères. Ces trois caractères sont un luxe à l'usage de certains que les autres paient cher.
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 14:57
Il est fait tellement d'efforts pour se river à une lecture technique de la crise qu'on pourrait se demander si nous n'avons pas encore une fois affaire à cette sorte de militantisme de l'absence de jugement qui caractérise le journaliste de compagnie. Une sorte de grève du zèle consistant à surabonder dans l'information bêtement descriptive, à passer les plats, à réemployer le jargon sans distance, pour mieux pouvoir dire ensuite toute sa perplexité. Et bien sûr passer le micro aux missi dominici type Alain Minc, ou encore aux idiots utiles que sont les singes savants de la finance, incapables de sortir de schémas mentaux dont la complexité mathématique suffit à rassasier l'intellect.



L'énormité des chiffres et de leur variation achève de focaliser l'attention sur "les marchés" (boursiers), et de détourner les regards de la vraie vie, alors que c'est là que se produisent les vrais dégâts. Cette réalité n'est pas moins "de marché" (avec des chiffres certes moins spectaculaires), mais, qu'il s'agisse d'expropriations de familles sous hypothèque dévaluée ou d'asphyxie des petites industries pour cause de tétanie bancaire, c'est là que se paiera l'inconséquence des pseudo-banquiers.

On glose sur les "pertes" des opérateurs du stock exchange, mais la valeur de leurs titres n'était de toutes façons pas indexée sur une réalité opposable, concrétisable, sauf à patienter sérieusement (2% des échanges interbancaires participent de l'économie réelle). Ce dont certains se rendent comptent un peu tardivement d'ailleurs, qui veulent tous sortir de ces valeurs virtuelles où ils s'amusaient tant. Le pire est que ceux qui ont le moins perdu aujourd'hui, ou auront eu la lucidité élémentaire de reprendre ce que les petits cons (majoritaires) auront inconsidérément laissé, seront ultra-gagnants une fois la crise passée. Et d'ailleurs, il restera en général quelque chose même à ceux qui ont "perdu" (mais qui auront le culot de pleurnicher).



Est ainsi escamoté, derrière la technique et les volumes factices, ce qui intéresse pourtant la majorité et qui forme la vraie problématique politique:

* en amont, une politique américaine du logement fondée sur le "tous propriétaires", associée à une politique économique de pression sur les salaires, qui contraint ceux qui n'ont que ces salaires pour revenu à accepter des conditions de "prêt" fondées sur l'hypothèque et surtout sur l'idée d'une hausse perpétuelle du marché immobilier. Cette politique amène concrètement ces gens à la rue, avant d'amener les banquiers à chier dans leur froc, ce qui est spectaculaire chez un banquier mais spectaculaire ne veut pas dire digne de considération.

* en aval, le crédit, déjà très peu accessible du fait que la banque faisait mumuse plutôt que faire son métier, est en train de s'arrêter du fait de la paralysie des mêmes banquiers qui outre leur absence de bon sens ont un sang-froid de midinette. Or une société non financière a besoin de fonds pour faire tourner la boutique, même quand les affaires vont bien: avant de vendre ses produits en faisant du profit, il faut acheter ses composantes. Une société qui ne peut plus tourner est une société qui ferme, et c'est donc bien plutôt dans l'économie réelle qu'il faut attendre des séries noires.

Les fonds débloqués pour s'occuper de l'économie réelle restent pourtant assez faibles, et aucune ingérence n'est encore envisagée dans la finance. Peut-être considère-t-on que le secteur financier tel qu'il est, avec sa forte ingénierie financière et ses milliards qui se balladent, est finalement plus stratégique que les autres pour les pays occidentaux?
En tous cas la réaction des responsables politiques concerne surtout les banquiers et vise à les sortir de cet état un peu ridicule -mais pas sans conséquence- de tétanie. Elle consiste pour le moment à essayer de les relaxer, de promettre qu'ils ne manqueront pas de PQ, que tout sera nettoyé et qu'ils peuvent donc se reprendre. Le problème est que la méthode douce dans ce cas ne marche pas. Il faudrait que quelqu'un se décide à sortir la boite à claque, voire à matraque, débarquer dans les "salles d'opération", cogner bien fort sur la tronche, retirer les joujous et foutre tout le monde en cellule de dégrisement. On le fait bien avec les ouvriers en grève.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 20:32
Les blogueurs de gauche ont décidé de prendre leurs responsabilités et de déclencher un maxi-sommet dans le but de produire des propositions communes pour sortir de la crise financière mondiale.
Les blogueurs de droite sont invités à nous éviter, mais peuvent s'ils le souhaitent applaudir à notre initiative dans un esprit d'union nationale qui s'il faisait défaut signerait un sectarisme crasse.
Les journalistes que le salut du Monde intéresse pourront suivre nos échanges avec profit, les autres iront plancher sur ce thème: "est-il possible de faire du journalisme avec une autre source que sarkozy, si oui étude de cas: Clearstream".

A vendredi soir à la Comète, au Kremlin-Bicêtre.





Aussi bien, journalistes et blogueurs de droite pourront utilement se demander si les contribuables au "revenu fiscal de référence inférieur à 3.753 euros annuels", qui émeut tant les belles âmes promptes à les abriter de leur bouclier fiscal, n'est pas, par hasard, à ce niveau suite à évasion fiscale ou autre montage dont nos plus éminents avocats fiscalistes se sont fait une spécialité. En effet, ceux qui en ont les moyens parviennent dit-on à réduire leur revenu fiscal à tel point qu'ils en seraient presque à toucher le RMI.
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